Je comprends enfin ce que j'ai voulu dire.... 💃💃💃
Je vous rassure : l'océan était bien au rendez-vous. Je m'y suis trempée une première fois, et baignée la deuxième. Comme c'était bon. Comme je me sentais vivante.
Avec une de mes amies nous étions seules dans l'eau, seules au monde. La troisième nous regardait au sec avec les serviettes toutes prêtes pour notre sortie de bain. Il faut dire que pour une Corse, c'était frisquet.
Comme vous le voyez sur la photo, j'ai lu aussi : amies, lectures, océan, crustacés : le bonheur !
Puis une semaine chez mes parents, un autre rythme, d'autres bonheurs.
En rentrant il me restait 10 jours pour mon solo... j'ai redécouvert mon texte et j'ai eu une belle surprise qui m'a troublée : je comprenais enfin ce que je voulais dire.
Sans les extraits de King Kong théorie, j'entendais enfin mes mots.
Sans le paravent de Virginie Despentes, qui m'a permis de comprendre, d'assumer (c'est aussi un paratonnerre cet essai pour moi) mes mots devenaient limpides, une rivière qui m'embarque.
Sans risque.
Et je peux jouer.
Libre.
***********
RENDONS À CLÉOPÂTRE CE QUI EST À …CLÉOPÂTRE !
En 1976, une jeune chercheuse indépendante, Shere Hite, publiait un rapport révolutionnaire sur la sexualité des femmes. Portrait d’une flamboyante pionnière injustement oubliée. Je me souviens que ce rapport était caché au fond de l'armoire et que ma mère en parlait avec des étoiles dans les yeux...
https://www.arte.tv/fr/videos/120069-000-A/la-sexualite-devoilee-le-rapport-hite/
RENDONS À CLÉOPÂTRE CE QUI EST À …CLÉOPÂTRE ! (bis)
Huguette Bouchardeau : avec une carrière politique ancrée à gauche et marquée par le féminisme, il y avait dans la vie de la candidate à l’élection présidentielle de 1981 quelque chose de profondément estimable. Un texte de François Sureau.
INSPIRATIONS
Marguerite Duras revient sur ses voix qui lui parlent et l'aident à trouver l'inspiration quand elle écrit. Elle marche sur la plage au bord de la mer. En voix off, elle parle de l'écriture, du vécu qui hante...
Et puis lui, bien sûr, source d'énergie et d'inspiration. Lui qui disait pour se remonter le moral "La vie est dure, manquerait plus qu'elle soit molle". Un best of Jacques Higelin, avec l'INA. Il me manque tout de même une "Marche du siècle" mémorable....
LECTURE
Il reste toujours quelque chose en soi, en vous, que la société n'a pas atteint, d'inviolable, d'impénétrable et de décisif. Marguerite Duras (bis)
Toutes les vies Rebecca Warrior (Stock roman) +++++
Auto-fiction / Cancer / Couple / Vivre avec la maladie, la mort / DJ
Soeurs Bernard Minnier (Pocket) +++
Policier : Affaire non résolue /Meurtre de 2 soeurs / Auteur passionné / Serpent
Désorientale Négar Djavadi (Lilianne Levi piccolo) ++++
Iran / France / Belgique / Choc des cultures / Rock / Déracinée / oncle n° 1-2-3-4 ... !
FÉMINISME
En 1936, Léon Blum nomme, pour la première fois, trois femmes à des postes de secrétaires d’État : Suzanne Lacore à la protection de l’enfance, Cécile Brunschvicg auprès du ministre de l’Éducation et Irène Joliot-Curie à la recherche scientifique.
Une décision symbolique destinée à enclencher une véritable révolution des esprits, à une époque où les femmes n’ont toujours pas le droit de vote.
Documentaire « 1936, le Front populaire : entre joie et colères »
« Le mot masculinisme se pose, à tort, en miroir du féminisme. Ce dernier naît au XIXe siècle et est, encore aujourd’hui, inséparable du principe démocratique, au sens où il est structuré par les principes d’égalité et de liberté. Le masculinisme, lui, n’a rien à voir avec ça : en choisissant d’en revenir à un pur rapport d’opposition entre le masculin et le féminin, à une guerre des sexes binaire, il ne représente pas seulement une attaque contre les femmes, mais une négation du principe démocratique lui-même. On ne peut pas mettre le masculinisme et le féminisme en parallèle puisqu’ils n’existent pas sur le même plan idéologique et politique. Rendre ce rapprochement légitime et faire se croiser ces mots revient à les immobiliser l’un et l’autre, et même à dépolitiser le féminisme. Le mot masculinisme est profondément impropre, parce qu’il s’inscrit dans un vis-à-vis asymétrique, qui n’a pas lieu d’être.
Il serait plus juste de parler de virilisme (…) L’idée est de retrouver le muscle, et à travers lui de célébrer un certain idéal de puissance virile, par lequel ces hommes choisissent de s’opposer aux femmes, par le physique plutôt que par l’esprit. Le virilisme façonne ses propres règles, en parallèle, ou en opposition de celles de la démocratie. »
Geneviève Fraisse, philosophe et directrice de recherches au CNRS, interviewée par Anne-Toscane Viudes, « Le Monde », 04/05/26.
Et voici la fameuse, ou fumeuse question "Peut-on séparer l'œuvre de l'auteur ?" visitée par Les idées larges d'ARTE
L’écrivaine écoféministe et antispéciste, Simonetta Greggio, a compilé les arguments entendus autour d’elle pour se mettre dans la tête d’un homme hier adulé, aujourd’hui rattrapé par son passé et par plusieurs plaintes pour viols et agressions sexuelles :
"Je ne comprends pas de quoi on m’accuse. Tout ça est grotesque. Le plus dur, ce n’est pas de tomber – c’est que moi, je croyais sincèrement être aimé. Pas seulement admiré – aimé. Je suis sidéré par cette manière qu’ont certaines femmes de revenir vingt ans plus tard expliquer qu’elles étaient terrorisées alors qu’elles riaient, voyageaient avec moi, revenaient dîner le lendemain, m’envoyaient des lettres d’amour. A quel moment suis-je censé avoir compris que derrière leurs sourires se cachait une tragédie intérieure ? Je ne lis pas les pensées. Je ne suis pas prêtre. Encore moins psychiatre. Je suis un chanteur, un homme de spectacle. C’est ça mon métier.
Et puis il faut regarder les choses honnêtement : depuis toujours, les jeunes femmes intelligentes aiment les hommes puissants. Pas seulement pour l’argent – ça, c’est l’excuse morale – mais parce qu’elles veulent la lumière. Le monde fonctionne de cette manière depuis des siècles. Picasso, Dali, et même Jung – cette virilité-là a occupé l’espace public, autrefois. Ils n’ont pas été obligés de demander pardon, eux.
Aujourd’hui, on voudrait rejuger le passé avec le puritanisme d’aujourd’hui. Dans ce cas, qu’on brûle aussi les livres, les films, les tableaux, les chansons. Qu’on ferme les rédactions, les tournages, les maisons d’édition. Parce que la vérité c’est que tout le monde couchait avec tout le monde, le désir circulait, la vie coulait dans nos veines. Aujourd’hui vous êtes morts, tous morts, et vous m’accusez d’être encore vivant, c’est ça qui vous fait chier. Que je ne baisse pas la tête, que je sois toujours debout, que je continue de chanter – de désirer et d’être désiré –, ça, ça vous emmerde vraiment.
Ce qui me fascine depuis que je suis l’objet de la curée, c’est l’hypocrisie collective. Mais jusque-là, tout le monde trouvait ça normal. Les dîners qui finissent à 4 heures du matin. Les actrices sur les genoux des producteurs. Les écrivains ivres qui disparaissent avec des étudiantes. Les photographes qui demandent aux mannequins d’enlever leur chemise. Tout le monde savait. Les femmes aussi. Surtout les femmes. Certaines en jouaient même très bien. Mais maintenant que l’époque a tourné, chacun se lave les mains. Des vrais procureurs staliniens.
Je refuse cette nouvelle religion où l’homme puissant doit s’agenouiller publiquement pour satisfaire une foule ivre de purification morale.
Oui, j’ai séduit énormément de femmes.
Oui, j’ai insisté.
Oui, il m’est arrivé de considérer qu’un non était une hésitation, un jeu, une peur. On ne bâtit pas une vie entière de domination sur des cadavres silencieux comme ils le racontent maintenant. La réalité était plus trouble, plus humaine, plus vivante. Ce que ces procès veulent détruire, ce n’est pas le crime. C’est l’ambiguïté du désir.
Et puis soyons sérieux : si j’avais réellement été ce monstre absolu qu’ils décrivent, pourquoi serais-je resté si longtemps célébré, invité partout, photographié avec des ministres, des journalistes, des militantes parfois ? Les sociétés savent parfaitement identifier les vrais monstres. Ce qu’elles supportent mal, en revanche, ce sont les hommes qui leur rappellent leur propre complaisance.
Je vois bien ce qu’on attend désormais de moi : la confession. Le visage grave. La voix blanche. Le communiqué écrit par des avocats et des consultants en réputation. «J’ai entamé un travail sur moi-même.» J’ai vécu comme beaucoup d’hommes de pouvoir ont vécu. Peut-être avec davantage d’appétit. Davantage de talent aussi. Voilà tout.
Je les regarde maintenant, tous ces gens qui m’expliquent ce que je suis. Ceux qui riaient à mes tables. Ceux qui me suppliaient de venir à leurs festivals, à leurs émissions, à leurs jurys. Ils me regardaient comme un roi. Et maintenant ils prétendent découvrir qui j’étais ? Mais enfin, ils m’ont fabriqué. Tous. Ensemble.
Le monstre, ce n’est pas moi, je vous le dis.
Le monstre, c’est votre silence passé.
Le monstre, c’est vous."
ET SINON, LE BOULOT ?
Quand vous lirez cette lettre, j'aurai déjà joué 2 fois COMMENT JE ME SUIS SAUVÉE LA VIE... et vous avez encore le temps de nous rejoindre dimanche 31 entre 11h et 19h pour déguster des vins et mon solo.
Je vous rappelle l'adresse :
Les Pianos
26, rue Robespierre / 93100 Montreuil
M° Robespierre Ligne 9. La salle est au 2ème étage et je jouerai à 12h&17h.
Sinon, ce sera une prochaine fois, dans un autre lieu improbable, j'espère...
À bientôt.
Portez-vous bien.
Corinne
Je reste émerveillée
La lettre du dernier jour du mois # 88
Avril 2026
Je sors doucement de ma "fatigue de printemps", une pathologie de langue allemande...
C'est joli "fatigue de printemps".
C'est rassurant aussi de me dire que je ne suis pas seule à ressentir cette fatigue. Et puis ça me fait au moins un point commun avec l'Allemagne parce que hormis Arte et la choucroute, je ne vois pas...
Contente d'avoir terminé deux livres que je trainais depuis trop longtemps à mon goût.
Contente d'avoir imprimé le texte de mon prochain solo (je vous en cause dans la dernière rubrique).
Contente de transformer tout bientôt mon salon en salle de répétition pour travailler dans l'espace.
Et contente de partir quelques jours à l'océan avec deux amies. Respirer à fond. Voir jusqu'où mon corps supportera l'eau, j'espère jusqu'au ventre.
La splendeur des marronniers en fleurs rouges ou blanches me remplit de joie.
Comme le rouge-gorge qui grimpe le long de la branche et la lumière qui réveille les feuilles. Comme cette odeur fugace de miel et le cri vif des martinets.
Oui joie !
Bon, je vous laisse : il y a un chien qui s'impatiente et m'empêche d'écrire.
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RENDONS À CLÉOPÂTRE CE QUI EST À …CLÉOPÂTRE !
"De cet amour ardent je reste émerveillée", Andrée Chedid
"Je reste émerveillée
Du clapotis de l’eau
Des oiseaux gazouilleurs
Ces bonheurs de la terre
Je reste émerveillée
D’un amour
Invincible
Toujours présent
Je reste émerveillée
De cet amour
Ardent
Qui ne craint
Ni le torrent du temps
Ni l’hécatombe
Des jours accumulés
Dans mon miroir
Défraîchi
Je me souris encore
Je reste émerveillée
Rien n’y fait
L’amour s’est implanté
Une fois
Pour toutes.
De cet amour ardent je reste émerveillée."
BRAVO À TOI CHER CAMARADE, pour ton long combat et ta détermination
Pourquoi l’évêque Jean-Michel Di Falco a été condamné à dédommager un homme l’accusant de violences sexuelles dans les années 1970.
Au terme d’une procédure sinueuse, qui s’est longtemps heurtée à la prescription, et cinquante-quatre ans après des faits dénoncés par le comédien Pierre-Jean Pagès, le prélat a été condamné par la cour d’appel de Paris à indemniser son ex-élève au titre du préjudice corporel.
FÉMINISME
Le corps qui n'oublie pas...la douleur de tout ce sordide.
Pour la première fois, Inès Chatin prend la parole publiquement. Victime de pédocriminalité dans son enfance, elle a accepté de témoigner. Son récit, glaçant, est au cœur d'un livre signé par le journaliste de Libération Willy Le Devin, "Les Hommes de la rue du Bac", publié chez JC Lattès.
Pas tous les hommes, mais tous des hommes quand-même....
"L’affaire rappelle sordidement celle de Gisèle Pélicot. Une enquête du réseau américain CNN a révélé que des hommes de partout dans le monde partagent entre eux des trucs pour droguer puis violer leur conjointe. Certains se filment même durant l’agression et vendent ces images."
"La misogynie est un crime" : L’Ecosse réforme sa loi pour mieux protéger les femmes.
Harcèlement, insultes...Toute atteinte à une femme pourrait bientôt être considérée comme un crime de haine en Ecosse. Le gouvernement a prévu courant septembre de réformer sa loi sur les crimes de haine en y ajoutant des infractions spécifiques pour punir des actes de misogynie.
LECTURE
Un homme amoureux Karl Ove Knausgaard (Denoël et d'ailleurs) +++++
Jeune couple/Auteur norvégien vit en Suède/777 pages/ Écriture de "quotidien"/Se battre pour écrire avec des enfants et une épouse.../Littérature
Les racines du ciel Romain Gary (folio) ++++
Éléphants/Afrique/Camp de concentration/Hannetons/ "Il faut bien quelqu'un qui vienne de Berlin"
La faille Blandine Rinkel (Stock) 2ème lecture +++
Traumatisme de la famille/Références littéraires et ciné/Autre façon de vivre/Non fiction "J'écris avant tout en tant que lectrice"
ET SINON, LE BOULOT ?
Je ne veux plus me cacher derrière les mots des autres, même celles que j'aime profondément. J'ai donc construit un solo comme un corps-à-corps avec l'écriture : COMMENT JE ME SUIS SAUVÉE LA VIE.
J'ai choisi d'être seule sur scène, pour affirmer une autonomie radicale. Ne dépendre de personne pour porter mon texte, et pour rechercher une puissance créatrice légère et mobile.
Conçu pour les "lieux non-dédiés", ce spectacle va à la rencontre du public hors des cadres institutionnels. C'est un théâtre de proximité, organique, qui transforme chaque salon ou chaque cour, chaque lieu en un espace de résistance joyeuse.
entrée : 10€
Ici la page du site
Générique
# Andrée Chedid
@InèsChatin
# Pas tous les hommes mais tous des hommes quand-même
# Karl Ove Knausgaard
# Romain Gary
@BlandineRinkel
@payetonpinard
Une plongée de printemps 📮📮📮
La lettre du dernier jour du mois # 87
Mars 2026
D'abord la faute aux élections municipales. J'ai lu la presse, enfin plus que d'habitude, et il y avait quoi faire. Je me suis laissée prendre par l'actualité, et j'étais consentante. Sauf qu'il n'est pas facile de me retirer de cette spirale.
Alors j'ai ouvert Les racines du ciel de Romain Gary. J'ai été complètement dépaysée, par les éléphants d'Afrique et encore plus par le style de Gary. Il y avait longtemps que je n'avais pas lu un texte du siècle dernier : c'est dense jusque dans la mise en page. Et comme c'est mon livre de métro je m'accroche et tente de lire chapitre par chapitre afin de ne pas perdre le fil de cette folle quête.
Il y a deux jours une femme m'a interpellée pour me dire : "Vous lisez romain Gary ! C'est mon auteur préféré " Et de venir s'asseoir en face de moi pour continuer la conservation : "Vous avez lu La promesse de l'aube ? C'est merveilleux. Quel auteur ! "Je lui glisse que je lis normalement des autrices. "Moi je ne lis jamais de femmes, mais si vous avez un conseil". Je m'apprêtais à lui en donner et à l'inscrire à cette lettre quand elle s'est rendue compte qu'elle s'était trompée de sens. Dommage !
Et puis j'ai commencé un gros livre, celui que je garde sur ma table de chevet : 777 pages "Un homme amoureux" de Karl Ove Knausgaard. Oui, je sais encore un homme ! J'arrive bientôt à la moitié, et là aussi j'ai eu du mal à rentrer dans l'univers de l'auteur. Lui
C'est le sentiment qu'il va falloir recommencer.
Après le confort de l'hibernation (si, si je vous assure que l'on peut le voir ainsi) : s'ébrouer, sortir, se mettre en jeu. Ce qui ne m'empêche pas de m'extasier devant les premières fleurs, d'observer la pousse des feuilles et de me réchauffer aux premiers rayons du soleil.
Les Japonais le disent bien mieux : "A la fois de la vie et de la mort, la beauté et la violence. Tout comme l’arrivée du printemps promet un renouveau, l’éclosion des fleurs de cerisier apporte un sentiment de vitalité et de dynamisme. Dans le même temps, leur courte existence nous rappelle la fragilité et la brièveté de la vie"...
RENDONS À CLÉOPÂTRE CE QUI EST À …CLÉOPÂTRE !
INSPIRATIONS
Beau, beau ce portrait du chorégraphe danseur qui s'interroge sur l'âge : Malandain, quand l'amour prend corps
Thierry Malandain, 65 ans, est chorégraphe. Il dirige depuis 1998 le Centre National Chorégraphique du Ballet Biarritz. Le 5 septembre 2026, Malandain présentera son tout dernier ballet, évènement majeur tant pour le monde de la culture que pour l'homme, mettant un point final à plus de quarante ans de carrière. Vient le moment des questions...
Qu'elle est bonne cette mousse au chocolat avec ces deux-là...en attendant le printemps !
FÉMINISME
ET SINON, LE BOULOT ?
Pourquoi traverser Paris et retourner à l'école ?
D'abord pour sensibiliser à la notion de consentement et permettre de voir s’il y a consentement ou non dans une situation.
Grâce aux jeux de rôles on peut définir les différents canaux de langage qui permettent de s’assurer du consentement : verbal, corporel et facial.
Et tenter d'accompagner leur formalisation du consentement.
Tout ça en 55 mn !
L'après-midi, les élèves pouvaient visiter le forum : les groupes de filles et de garçons (on ne se mélange pas au collège...) de la 6ème à la 3ème venaient nous visiter... ou pas.
C'était riche avec les élèves et les professeurs, bravo pour l'organisation !
Nous avons pu échanger, au milieu de cette belle énergie, avec les associations : Femmes Solidaires, Laboratoire de l'Égalité, Nous Toutes...
Encore une fois, ces moments, ces rencontres sont importantes, inspirantes...il en faudrait plus, souvent, et pas qu'en mars.
Générique
#Romain Gary
#Karl Ove Knausgaard
@Houria Aouimeur
#Thierry Malandain
@Jeanne Cherhal
@Jacques Higelin
@Anne Augereau
#Collège Gustave Courbet
Observer aussi les orchidées 💁♀️
La lettre du dernier jour du mois # 86
Février 2026
J'étais en train de lire. Si vous vous reportez à la liste de ce mois, peut-être devinerez-vous quel était le livre...
Donc, j'étais en train de lire quand je me suis sentie décrochée. Pas à cause du sommeil qui commence à tout embrouiller, quand ma conscience s'échappe, qu'elle ne suit plus bien l'histoire, presque qu’elle en invente une autre. J'adore cette sensation... Alors, j'éteins et glisse dans mon sommeil, et qui sais, peut-être est-ce que je poursuis en rêve.
Non j'ai décroché de ma lecture en entendant une voix dans ma tête qui me posait une question simple : "pourquoi est-ce que tu n'aimes pas ? "
Je lui ai demandé de se taire. Mais deux pages plus loin elle revenait à l'assaut, énervée cette fois : "mais c'est pénible, pourquoi est-ce que tu n'arrêtes pas ce livre alors ?"
Je lui ai répondu qu'une personne chère à mon coeur avait été éblouie et qu'à défaut de l'être, éblouie, je voulais comprendre ce qui lui plaisait tant... J'ai cherché, presque tout du long ! Et à mon tour je m'énervais car je ne voyais pas. Je serais une piètre critique littéraire... quelques pages avant la fin j'ai abandonné.
Autre moment de ce mois...
Je rentre dans la salle de yoga pour pratiquer, alors qu'une de mes bonnes copines et anciennes comme moi m'a expliqué ses problèmes de santé. Mais pas des petits bobos de rien du tout, le genre qui m'aurait poussée à aller passer une IRM en urgence. Je me suis placée pas loin, derrière elle. Je me dis qu'au moindre problème je sors de la salle et appelle le 15. S'il était besoin, car je connais la salle sur le bout de mon tapis, je me dis que la porte qui donne sur la cour facilitera les choses. Et puis nous commençons la respiration, et je décide en gardant un oeil sur elle, de profiter à fond de chacune des postures, sans m'économiser. Et j'ai tenu ainsi jusqu'au bout, car merci aux Déesses de l'univers, tout s'est passé au mieux pour elle : elle était sur son nuage en sortant. Merveilleux yoga ! Depuis, je me mets dans la même disponibilité : je vais là où c'est possible tout de suite, sans crainte.
Je ne sais plus où j'ai lu cela, c'est peut-être une personne qui me l'a dit : observe, car de l'attention naît l'intention. Voilà, ça pose.
Je me suis bien observée en train de me parler alors que je lisais. Déjà ça m'a fait sourire, en me disant que d'avoir ces conversations-là donnait à ma lecture un intérêt supplémentaire. J'ai bien reconnu mes deux voix la Sage et la Rebelle... je suis assez satisfaite que ce soit la rebelle qui ait finalement eu le dernier mot. Elle est tellement vivante, vive et libre.
Je me suis aussi observée en sortant du yoga, en ayant fait les postures sans tenter de me ménager : je me sentais très joyeuse et forte. Alors j'ai bien l'intention de poursuivre ainsi, sans me ménager, rebelle quoi !
Sinon je crois que je ne suis pas douée avec les orchidées. J'en ai reçu une, magnifique il y 15 jours... ses belles feuilles brillantes sont devenues jaunes, et elle s'est complètement déplumée de ses fleurs d'un merveilleux orange. Ma main, plutôt verte d'habitude me lâche. Donc j'observe que les orchidées ne sont pas bien chez moi....
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RENDONS À CLÉOPÂTRE CE QUI EST À …CLÉOPÂTRE !
Encore une que je ne connaissais pas... Et pourtant, Paula Modersohn-Becker, peintre et pionnière de la modernité
Un portrait habité de la peintre allemande Paula Modersohn-Becker (1876-1907), artiste avant-gardiste à la carrière fulgurante, morte à seulement 31 ans des suites de son premier accouchement.
INSPIRATIONS
C'est une des questions qui me passionnent en ce moment, je me demande bien pourquoi... Comment la représentation des femmes âgées dans l'art est-elle passée d’un corps discrédité, moqué par des artistes hommes ; à un corps non pas forcément loué, mais consciemment et socialement revendiqué ?
Portraits mélancoliques, sorcières inquiétantes, grands-mères tendres ou vieilles folles excentriques : les vieilles femmes hantent nos tableaux, nos récits, nos fictions. Mais comment leurs corps ont-ils été représentés au fil des siècles, alors que l’idéal de beauté repose entièrement sur la jeunesse ? Comment ont-elles été décrites : belles ou monstrueuses, sages ou ridicules, invisibles ou menaçantes ? « Vieillir, c’est périr, vieillir, c’est pourrir ! » Les vieilles femmes ont mauvaise presse depuis des siècles, alors que les vieux hommes peuvent être des sages. « Depuis le temps où l’on peint des corps humains et des visages humains, depuis la fin du Moyen Âge et la Renaissance… on présente le corps féminin, ce visage humain, comme un repoussoir : celui de la sorcière, celui de la femme lubrique, celui de la femme qui paiera un jeune amant pour assouvir des plaisirs qui ne sont plus de son âge. » Nadeije Laneyrie-Dagen
Je me souviens encore d'une de ses expositions que j'avais vue à la maison du Japon...et la surprise de rentrer dans son univers de couleurs et de points :
"Je vois le monde entier couvert de points... tout, même moi-même, fait partie d'un modèle plus grand " Yayoi Kusama
Pour elle, les points ne sont pas seulement de la décoration - ils sont un symbole de l'univers et de l'infini. En couvrant tout en points - surfaces, objets, et même son propre corps - elle cherche à dissoudre le soi et à fusionner avec le cosmos, transformant l'art en une forme de méditation et d'expression pour ses expériences personnelles profondes. Chaque point représente une petite partie du vaste monde, lui permettant de se connecter à quelque chose au-delà d'elle-même et de transformer la douleur et les expériences personnelles en art universel.
Aujourd'hui, nous célébrons les 97 ans de la naissance de Yayoi Kusama, et plus de 76 ans de créativité artistique continue qui a transformé le monde de l'art contemporain. Née à Nagano, au Japon, en 1929, elle commence à dessiner quand elle était enfant. Elle a vécu des hallucinations visuelles de points et de motifs, qui sont plus tard devenues le fondement de sa vision artistique unique. Dans les années 1950, elle déménage à New York, entrant dans une scène artistique dominée par les hommes et créant des œuvres emblématiques telles que Infinity Rooms et Obliteration Rooms, alliant répétition infinie, interaction avec le public et expériences immersives, faisant d'elle l'une des artistes contemporaines les plus influentes au monde.
J'ai adoré cette émission : Jacques Higelin en scène. Je suis fan, j'ai été émue de l'entendre en interview, en concert, comme si j'y étais encore. Et s'il était besoin, mesurer l'étendue de son talent, de ses influences. Quel artiste !
LECTURE
Aimer Sarah Chiche (Juliard)
2 enfants en Suisse / Beau-père maltraitant / Mère fragile / Séparation de 30 ans / Se retrouvent
Nuit d'Ambre Sylvie Germain (Folio) J'ai cherché en lisant pourquoi je n'accrochais pas...
Famille Peniel / Génération / Viol / Meurtre / Baroque / Sombre
Après les chiens Michèle Pedinielli (Mikkos Noir) +++++
Nice / Réfugiés / Enquête Boccanera / Humour
Àsta Jòn Kalman Stefánson (Grasset) ++++++++++
Islande et autres pays / Être à la hauteur / Filiation / Rendez-vous de la vie parfois ratés
Le coût de la vie Deborah Levy (Éditions du sous-sol) +++++
Autrice / Séparation / Faire bouillir la marmite / Vélo électrique (lourd) / Cabanon / Mort de la mère
Un grand merci à vous pour les prêts et conseils...
FÉMINISME
Pourquoi les représentations de violences sexuelles contre les femmes sont-elles si banales dans les musées, et comment les regarder comme telles ? Du Bernin à Degas en passant par Titien ou le Tintoret, une exploration de chefs-d'œuvre qui offre une stimulante réflexion sur notre regard de spectateur.
Suzanne et les vieillards, L'enlèvement des Sabines, le viol de Lucrèce, le rapt d'Europe ou de Proserpine... Elles sont partout dans les musées, et pourtant, nous peinons à les voir comme telles : au motif d'illustrer des épisodes historiques, mythologiques ou bibliques, l'art occidental donne à voir depuis des siècles des représentations esthétisées, voire érotisées, des violences, notamment sexuelles, faites aux femmes. Leurs corps nus sont offerts au regard du spectateur, dans des scènes si virtuoses que leur supplice se trouve relégué au second plan, quand il n'est pas maquillé en ravissement romantique. Mais quel est l'effet réel de ces tableaux et sculptures sur l'imaginaire ?
ET SINON, LE BOULOT ?
J'accompagne ma camarade Jessica Hénou dans sa belle aventure créative : Comment je suis devenue blanche.
Si le coeur vous en dit venez assister à sa première sortie publique, une version courte (30 min) du spectacle.
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C'est dimanche 1er mars à 18h, Impasse Chandon 75015 Paris au Studio Chandon, Paris
Le lieu : C'est un studio de danse, donc on laisse ses chaussures à l'entrée.
Le "Chapeau" : Une participation libre est prévue à l'entrée pour l'accueil du Studio et le thé qui nous sera offert.
Générique
#PaulaModersohn-Becker
# NadeijeLaneyrie-Dagen
#SarahChiche
#SylvieGermain
#MichèlePedinielli
# JònKalmanStefánson
#DeborahLevy
@JessicaHénou
Merci Rosa
C’est pour quand le renouveau ?
Au changement d’année ?
Au printemps ou à la date d’anniversaire ?
Et comment arriver à trouver du neuf dans cette spirale de violence, dans ces catastrophes qui s’enchainent et cette sidération qui nous saisit ?
Dans les petits gestes du quotidien ?
Ces actions dérisoires qui me font choisir la bonne poubelle, les légumes du « petit producteur » du marché, accepter les vêtements déjà portés même si cette couleur n’est pas ma préférée…
Bien sûr que je m’applique scrupuleusement à faire ces petits gestes de rien du tout parce que je suis dans le juste de cette conscience et que cela me relie aux autres personnes qui font de même.
Je fais aussi ma part de mon « développement personnel » : je prends soin de moi avec mon yoga, mon alimentation, mes livres, mon petit jardin secret, mon travail, et je me fais des petits plaisirs, et gnan gnan gnan, et gnan gnan gnan….
Mais ma petite personne a bien du mal.
Elle a besoin d’un souffle plus puissant, et surtout, nouveau.
Alors je guette.
J’espère.
J’espère un ensemble de toutes nos petites personnes de rien du tout.
Un ensemble tellement contagieux qu’il fera basculer dans son élan d’autres qui se sont éloigné.es, non pas du troupeau, mais au contraire de leur liberté et de cette certitude : nous n’avons plus d’autre possibilité que d’être ensemble pour ce dernier choix.
C’est celui de la vie.
De la protection des vivants.
A tout prix.
« Travailler, faire ce qu’on peut, et pour le reste, tout prendre avec légèreté et bonne humeur. On ne rend pas la vie meilleure en étant amer. » Rosa Luxemburg
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RENDONS AUX CLÉOPATRES CE QUI EST AUX… CLÉOPATRES !
72 femmes scientifiques bientôt inscrites sur la Tour Eiffel
Parmi elles il y a Angelique du Coudray, sage-femme du 18e siècle qui s’est démenée, parfois/souvent contre les chirurgiens hommes de son temps, pour faire baisser la mortalité maternelle et infantile en inventant un mannequin de tissus afin de faire des démonstrations aux femmes qu’elles formaient. Elle a également écrit un traité sur l’art des accouchements. Les historiens estiment qu’elle a formé 5000 sage-femmes et 500 chirurgiens pour leur enseigner la physiologie de l’accouchement mais aussi ses travers et les moyens d’y remédier.
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La BD La sage-femme du roi (Adeline Laffitte, Hervé Duphot) m’a bien inspirée, notamment en regardant son mannequin incroyable. Je le visualise quand je joue l’accouchement dans Œdipe Ta Mère !
Transcendant les frontières de la danse, Loïe Fuller a marqué la Belle Époque avec sa « Danse serpentine »
INSPIRATIONS
L’ascension de Lizzie Le Blond, documentaire réalisé par Sophie Chaffaut, retrace l’histoire de la pionnière Elizabeth Hawkins-Whitshed, figure emblématique de l'histoire de l’alpinisme, de la photographie et du cinéma. À l’aube du XXe siècle, l’alpiniste Lizzie Le Blond fut l’une des premières à avoir photographié la montagne et filmé les sports d’hiver dans les Alpes. Figure oubliée de l’Histoire, Lizzie a pourtant fondé le premier club alpin féminin et documenté ses exploits dans sept livres et des milliers de photographies. Son œuvre hors du commun, renaît à travers ce film et porte avec elle toutes les femmes dont la mémoire a été effacée. Réalisation : Sophie Chaffaut
Comment s’occupe-t-on de nos vieux parents ?
Si un jour nos parents ne sont plus en mesure de vivre chez eux, on les place dans une maison de retraite. Mais qui s'en occupe à notre place ? Des femmes payées pour les laver et les nourrir, mais pas seulement... car il y a aussi l'attention, la présence, le sourire. Pascale Molinier, professeure de psychologie sociale, pose des questions dérangeantes : peut-on sous-traiter la tendresse dispensée à nos proches ? Pourquoi paye-t-on si mal celles qui s'en occupent ?
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Nos petits gestes de rien du tout…
Nos petites personnes de rien du tout…
Mais le vrai roi : Le petit ramoneur de rien du tout
LECTURE
Une librairie qui ferme me fend le cœur. Ces attaques-là me révoltent : j’ai le sentiment de vire dans un autre siècle….
"Face à la multiplication de ces agressions, les libraires se sont entourés d’avocats, et ont confectionné un « guide d’autodéfense contre l’extrême droite » à usage de leurs confrères. Il consiste en une série de conseils qui permet d’activer une réponse pénale. Les librairies vandalisées ou attaquées ont porté plainte. Cependant, la librairie Violette and Co, perquisitionnée le 7 janvier pour saisir un livre polémique sur la Palestine, dit avoir appris à cette occasion que leur plainte a été « perdue ». Pour réagir à cette offensive, le collectif propose aux travailleurs des métiers du livre de s’organiser collectivement et de construire une stratégie juridique commune."
Avant ma liste vous dire que les histoires (même bien écrites) qui ne racontent que les hommes, où ils sont les personnages principaux, où les femmes ne sont que dans leur rôle de mères, d’amoureuses, me tombent des mains. Je ne vous en parle pas. Bon, si l’autrice en est la créatrice, je m’accroche (parfois)… par sororité !
Pietra viva Léonor De Recondo (Points) +
Michelangelo / Carrare / visions / Rêves / Hommes / Tailleurs de pierre
L’art de la joie Golliarda Sapienza (Le Tripode) ++++++++++++++++++++++++++++++
2ème lecture / Modesta / Sa vie / Ses Œuvres / Sa liberté / Ses Combats / et puis l’amour, la joie, les enfants, la liberté, le communisme
Plutôt couler en liberté que flotter sans grâce Corinne Morel Darleux (Libertalia) ++++++++++++++
Réflexions sur l’effondrement / Bernard Moitessier (marin) / Les Racines du Ciel (Romain Gary)
FÉMINISME
FEMME VIE LIBERTÉ
Parce que je le sens, l’exprime et l’écris : nous avons en nous un monstre. Peut-être que le fait d’être comédienne (parfois) me permet de l’approcher, d’avoir cette conscience-là. Cependant toute personne ayant fait une recherche psy de tout poil devrait aussi le sentir.
Alors, oui parfois certain.es deviennent des monstres.
Même notre père, notre grand-père, notre cousin, le meilleur ami de la famille… notre fils, ont basculé, peuvent basculer.
Dans le blog de Mona Chollet La méridienne, j’ai croisé les mots de Julie Quéré :
« La part de monstruosité que nous portons chacun·e m’interroge encore. Ni meilleur·e ni pire qu’un·e autre, s’en rendre compte oblige à essayer de faire autrement, un peu mieux... Quelle volonté faut-il pour ne pas succomber au monstre de soi-même ? Quelle lucidité permet d’y faire face et de ne pas le laisser faire en nous, avant que d’entraîner l’autre dans ses gouffres ? (….)
Ici, dans mon histoire, c’est encore la victime qui se place dans la position de compréhension de l’agresseur. C’est elle qui fait le travail nécessaire à l’acceptation du mal et qui agit pour la reconstruction. N’y a-t-il pas là encore injustice et double peine ? Je m’interroge sur la capacité des prédateurs à assumer leurs fautes et à les reconnaître, sur la complicité, le laisser-faire. Sur la facilité du déni, où la noirceur de l’âme flirte avec le profit. Comprendre, défaire les mécanismes, les mettre au jour, pouvoir ainsi prévenir et protéger. Se protéger. La reconstruction ne peut avoir lieu qu’après la reconnaissance.
(…)
Depuis cette histoire, j’ai vécu – l’amour, le chagrin, les enfantements, la poésie, le doute, le cinéma, la perte des idéaux, la fuite, la maladie, le travail, le silence, les espoirs torturés, la renaissance, et fait beaucoup de pas qui s’effacent dans le sable. Aujourd’hui, j’ai encore quelques dents de lait... Rire, je le veux – réussir à être une joie ou un rayon de soleil pour quelques-un·es que j’aime, quelque chose d’éphémère et précieux, dire sans trop se regarder au risque de se taire, pour mettre du sens sur l’individuel qui sert le collectif, écrire, faire ce qui donne de la force, agir, qui poursuit la bataille sans fin vers la lumière. »
ET SINON, LE BOULOT ?
Épisode 1/4 : Le théâtre public, un plan social silencieux
Cette année je ne vous embrasse pas sous du gui, mais tout à côté d’ail … pour éloigner les vampires
Jacques Higelin - Parc Montsouris (rare) - Live 1989
« Je ne vis pas ma vie… je la rêve »
GÉNÉRIQUE :
#RosaLuxemburg
# Angelique du Coudray
@AdelineLaffitte
@HervéDuphot
# Loïe Fuller
# Lizzie Le Blond
@SophieChaffaut
@LéonorDeRecondo
# Golliarda Sapienza
@CorinneMorelDarleux
@MonaChollet
@JulieQuéré
@Jacques Higelin
Alors en selle ! 🐎🐎🐎
La lettre du dernier jour du mois 84
Décembre 2025
J’enfourche mon troisième cheval.
Après avoir été guerrière, cheffe, je tente de devenir sage.
C’est en croisant cette image de Jacquot que j’ai pris conscience que ma guerrière devait roupiller dans un coin, et que la cheffe se faisait plus rare (quoique que… il me semble que j’ai conservé quelques plumes tout de même !)
Quant au cheval, je l’ai découverte en lisant Trois chevaux d’Erri De Luca…
Je suis donc en selle sur ma dernière monture, sage… j’en prend grand soin.
Elle ne porte pas de mord, très à l’écoute l’une de l’autre, tout en douceur. Chacun de ses frémissements m’alertent, ses élans de liberté me bouleversent et je l’accompagne, avec émotion, le cœur gonflé de joie, les larmes effacées par le vent.
J’aime autant ses galops que ses flâneries.
Alors en selle pour ce nouveau galop.
Tiens, dans l’astrologie chinoise
C’est le cheval de feu qui ouvre un nouveau bal.
Olé !
« Tiens, j’ai dit tiens…un tracteur est passé, il a crié olé ! »
***********
RENDONS À CLÉOPÂTRE CE QUI EST À …CLÉOPÂTRE !
Racontez votre propre histoire, et vous serez intéressant.
Louise Bourgeois (1911-2010) était une artiste qui a redéfini la sculpture contemporaine, transformant la douleur de l'enfance et les traumatismes psychologiques en œuvres audacieuses et honnêtes. Elle a fait de son histoire personnelle un langage universel pour exprimer la colère, la peur et l'amour. Son style était direct et puissant, se concentrant non seulement sur la beauté mais aussi sur la vérité et les émotions humaines.
Elle est morte à l'âge de 98 ans.
INSPIRATIONS
"Ça a été mes dix plus belles années" : l'actrice Dominique Blanc va quitter La Comédie-Française en juillet 2026
« Au solstice, je comprends que vivre n’est pas avancer, mais tenir dans ce qui manque. »
Annie Ernaux
Comment les livres de l’écrivaine sont-ils lus au lycée ?
Pour en finir avec la procrastination : Hannah Arendt et le pouvoir de commencer (ça marche très bien !)
LECTURE
Triste tigre Neige Sinno (Folio) +++++++++++++++++
Inceste / Beau-père / Se mettre à sa place (à lui) /Recherches à elle pour comprendre qui elle est
Veiller sur elle Jean Batiste Andréa (Poche) ++
Sculpteur / Viola et Mimo / Italie / Goncourt 2023
Une joie féroce Sorj Chalandon (Le Livre de Poche) ++
4 femmes / Cancer / Organisation hold up
La Papeterie Tsubaki Ogawa Ito (Picquier poche) +++
Japon / Écrivaine publique / Filiation grand-mère / Voisine amie / Méditation
Pour découvrir cette autrice
FÉMINISME
Autorisée exceptionnellement à filmer des procès pour violences intrafamiliales,la réalisatrice Karine Dusfour dévoile les mécanismes du contrôle coercitif, stratégie systémique destinée à assujettir l'autre, dont les victimes sont très majoritairement des femmes.
Le 20 novembre 2025, le CHU de Bordeaux a inauguré un centre d’expertise de la ménopause, un dispositif présenté comme "unique en son genre". 17,2 millions de femmes en France et près de 400 000 en Gironde sont concernées par cette étape de vie encore trop peu connue et souvent mal accompagnée.
« Le seul symptôme cool de la ménopause, c'est de repousser Yann Moix »Yann Marguet
Le temps des femmes est-il venu ? Leur vie au quotidien a-t-elle vraiment changé depuis les soixante dernières années ? Accompagnée de femmes anonymes ou célèbres, Agnès Jaoui raconte cette nouvelle temporalité de l’intime et d’une récente histoire en marche. De milieux et d’âges très différents, elles se livrent ici avec toute l’énergie vitale, la force et l’humour qui les réunit. De la cour de récré à l’âge de la retraite, le documentaire retrace leurs vécus communs, faits de préjugés et de stéréotypes, mais traversés aussi d’espoir et de fierté. A partir d'archives personnelles inédites ou historiques marquantes jusqu’aux vidéos récentes issues des réseaux sociaux, ce film donne aux femmes le premier rôle et leur permet de redevenir sujet de leur propre histoire.
La tribune qui compte pas pour des prunes de Giulia Foïs :« La grande case documentaire de France Télévisions s’est ouverte, à la rentrée, à celle qu’on a longtemps voulu coincer dans une pop acidulée, dans son Banana Split, dans ses microshorts pailletés. Et là, il y a quelque chose de quasi miraculeux à voir qu’enfin, sur Lio, le regard a changé. Le bruit de bottes est si fort à nos portes qu’on pourrait presque passer à côté, mais si Lio est là, si Lio parle, si Lio plaît, c’est qu’on n’est pas totalement foutus.
ET SINON, LE BOULOT ?
Un immense merci à vous donatrices, donateurs 2025.
Sans vous, rien n’est possible.
2026 s’annonce encore remuante.
Nous sommes encore vivantes,
alors nous allons nous défendre et nous battre pour vous emmener dans notre danse…
Encore quelques heures : c’est aujourd’hui le 31…vos avantages fiscaux pour accompagner nos aventures créatives : 66 % de votre don sont déductibles de votre impôt sur le revenu, dans la limite de 20 % de vos revenus imposables.
Olé !
Générique
#JacquesHigelin
# ErriDeLuca
#LouiseBourgeois
# DominiqueBlanc
# NeigeSinno
# JeanBatisteAndréa
# Sorj Chalandon
# OgawaIto
# AnnieErnaux
# HannahArendt
# KarineDusfour
@ YannMarguet
# AgnèsJaoui
@GiuliaFoïs
@Lio
@grangoprod
Matière première 💌
La lettre du dernier jour du mois # 83 Novembre 2025
En premier, vous dire que j’organise comme chaque année une campagne de don.
Indispensable. Merci aux personnes qui ont devancé mon appel… C’est peut-être prosaïque, non poétique : mais c’est vital.
En deuxième, toutes mes excuses de ne pas avoir répondu à vos messages de la lettre du mois dernier. Je suis retournée dès le 1er novembre en urgence dans la maison de mon enfance : il fallait que je fasse le guet, que je soigne, que j’entoure. Heureusement, nous sommes une bonne équipe de trois : je n’ose m’imaginer seule face à leur chute.
Je me régénère tranquillement, il était temps, une dent vient de se fendre. Je retrouve mon yoga, et par là-même sommeil et appétit : merveille de cette pratique.
Tout doucement aussi la lecture revient. Le soir, je reste au chaud, les sorties seront pour plus tard. Je laisse remonter ma matière première….
Sinon cette nuit j’embrassais Benjamin Biolay … je sens que je vais avoir une bonne journée !
RENDONS À CLÉOPÂTRE CE QUI EST À …CLÉOPÂTRE !
Kate Bush
Encore une indépendante au parcours fascinant. Elle n’est pas que la chanteuse de « Babooshka »
Elle fascine le public et inspire des générations d'artistes.
INSPIRATIONS
Je me souviens, je vous ai déjà vanter ce portrait de la reine Punk Patti Smith.
Je l’ai revu, avec un besoin de me régénérer. Essayez, ça fonctionne admirablement. Merci, oh, grande prêtresse chamanique !
Le tennis… tellement bien incarné par ces deux femmes. A voir (même si comme moi vous avez vu le film) Venus & Serena Ces icônes que l’Amérique ne voulait pas voir
LECTURE
Funérailles célestes Xinran (Éditions Philippe Picquier)
Oui Oui au Tibet / Une chinoise recherche son mari /
Exercices de joies Louise Dupré (Éditions Bruno Doucey) +++
Poésie / J’aimerais écrire comme elle (au début) / Mort / Terre / Quand la joie s’éloigne….
Le jour d’avant Sorj Chalandon (Le Livre de Poche) +++
2 frères / Décès de l’aîné / Mine / Vengeance / Procès
FÉMINISME
2019 :
Création de Comment Virginie D. a sauvé ma vie
2025 :
Qu’est-ce qui a changé ?
J’ai plus de cheveux blancs, mon visage s’est creusé ET je suis toujours autant en colère.
Qu’est-ce qui a changé ?
RIEN
94 % des plaintes pour viol et 86 % des agressions sexuelles sont classées sans suite, souvent sans investigations approfondies du fait du manque de moyens.
Qu’est-ce qui a changé ?
RIEN
Si des femmes déposent plainte et qu’il n’y a pas d’investigations rapides et de qualité, alors le droit reste lettre morte, et on peut continuer de violer.
Qu’est-ce qui a changé ?
RIEN
Mon spectacle est toujours qualifié de trop militant par les responsables de lieux
Qu’est-ce qui va changer ?
PAS MOI (ET je ne suis pas la seule)
L’indispensable billet de Johanna Luyssen
«Dominique Pelicot cherche éditeur», une indécence de plus qui donne la nausée
« On a hésité à écrire ce billet. On hésitait un peu à faire, malgré nous, avec notre légitime indignation, la promotion d’une information qui n’attendait que cela, être commentée. Mais elle a surgi ce vendredi, et il faut bien décrire ce qu’elle suscite en nous. Il apparaît que Dominique Pelicot, condamné à vingt ans de prison dans l’affaire des «viols de Mazan», a écrit des romans, des poèmes et sa biographie en détention, et cherche un éditeur pour les publier. L’information, révélée par France Inter, nous vient de son avocate, Béatrice Zavarro, qui a ajouté que «pour le moment, il y a beaucoup de frilosité» de la part des maisons d’édition. Elle ajoute qu’il « a envie d’être lu, surtout son parcours de vie, raconter sa version des choses ». Le journaliste Denis Demonpion, en possession des manuscrits, serait chargé de trouver un éditeur.
Les bras nous en tombent. Sans doute est-ce dû, entre autres, au timing particulièrement désastreux de cette «petite annonce» – même si, à dire vrai, aucun moment n’aurait été vraiment propice –, qui surgit deux mois après la condamnation à dix ans de réclusion criminelle du seul accusé qui avait fait appel, Husamettin Dogan ; trois jours après la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes ; à moins de trois mois de la parution du livre témoignage de Gisèle Pelicot, Et la joie de vivre, aux éditions Flammarion.
(……) »
ET SINON LE BOULOT ?
Je reprends contact et me propose à des castings : je réponds « large », même à une proposition de me raser les cheveux…ouf, je n’ai pas été appelée !
Je reprends contact avec mes spectacles.
Je reprends contact aussi avec une création que j’accompagne…
Et surtout, je reprends contact avec mon artiste intérieure, elle avait faim….
Retour à ma vie 🦹♀️🦹♀️🦹♀️
La lettre du dernier jour du mois # 82
Octobre 2025
Comme vous savez lire entre mes lignes, vous l’aurez compris : je n’ai pas eu besoin de ranger mes « coquillages et crustacés » de l’été : je ne l’ai pas vu passer.
J’ai pris soin de ma famille. J’ai donné de l’attention, du soin, du soutien, de la présence. J’ai fait des courses, cuisiné, organisé.
Je rentre chez moi, non pas comme après des vacances, mais comme après un long voyage. Je redécouvre ma vie comme une étrangère, avec grand plaisir. Après 4 jours de ménage, non pas que je sois maniaque (quoique…) mais il y a eu des travaux, je me réapproprie mon appartement. Un grand ménage d’automne donc.
Et c’est l’heure d’hiver.
Ce changement d’heure vous déplait ? Pas à moi ! J’aime me lever avec le jour, mon horloge biologique est ravie plus proche de l’heure réelle du soleil.
Lorsque mon fils était petit, le fait d’aller au travail me reposait. C’est un peu la même chose là, reprendre mes activités, mes trajets en métro, je me régénère.
Et de voir des gens ! Même dans un wagon de métro, ou une salle de yoga surpeuplée : je suis heureuse de voir ces corps qui fonctionnent. Simplement d’être parmi toutes ces personnes, si différentes me donnent une immense joie. Quel privilège que d’être bien portante ! Merci à la vie.
***********
RENDONS À CLÉOPÂTRE CE QUI EST À …CLÉOPÂTRE !
J’ai « Banana split » en tête depuis que j’ai vu le documentaire consacré à Lio. Et aussi les « brunes comptent pas pour des prunes ».
Lio, qui m’a fait danser, chanter.
Celle qui m’a bouleversée, quand seule contre tous elle accusait Cantat.
Lio si proche dans ses failles. Lio si talentueuse. Lio la résistante, la militante. Et encore, Lio la mère, l’amoureuse, la violée, la frappée.
Lio la victorieuse. Celle qui inspire les plus jeunes et les autres.
Lio son corps nerveux.
Son sourire immense.
Ses larmes.
Lio sa voix pour nous toutes.
Documentaire « Lio »
INSPIRATIONS
« Le meilleur remède aux turbulences de l’esprit, c’est d’apprendre. C’est la seule chose qui ne se détériore jamais.
On peut vieillir et trembler, au sens anatomique du terme ; on peut veiller la nuit en écoutant le désordre de ses veines ; on peut perdre son unique amour et voir s’évanouir sa fortune par la faute d’un monstre ; on peut contempler le monde autour de soi dévasté par des fous dangereux, ou savoir que son honneur est piétiné dans les égouts des esprits les plus vils.
Dans de telles conditions, il n’y a qu’une seule chose à faire : apprendre. »
Marguerite Yourcenar, Sources II
LECTURE
L’enragé Sorj Chalandon (Le Livre de Poche) +++++
Bagne d’enfants / Belle Ile en Mer / Adoption / Vie de pécheur / Faiseuse d’anges
Les Vivants Ambre Chalumeau (Stock) +
Trio d’ami.es / Coma du garçon / La vie des autres / Punchlines
Trois chevaux Erri De Luca (Folio) ++
Fraternité des hommes / Jardinier Italien / Fuite d’Argentine / Tuer quelqu’un
FÉMINISME
Elles n’ont plus d’écoles, plus de cafés, plus de bibliothèques.
Mais elles ont encore des livres.
À Kaboul et dans l’exil, des Afghanes créent des clubs de lecture clandestins pour faire circuler des textes bannis par les talibans.
Albert Einstein la surnommait “la femme scientifique la plus importante du XXᵉ siècle”. Lise Meitner découvre la fission nucléaire mais, pacifiste, refuse la bombe et ne reçoit jamais le Nobel (coucou l'effet Matilda.)
Un destin brillant… et éclipsé.
Prix Nobel scientifiques : les femmes reléguées au hors-champ d’honneur
Rébecca Chaillon, artiste en pleine ascension devenue cible de l’extrême droite
La metteuse en scène et sa productrice ont reçu quantité de messages à caractère raciste et antisémite après avoir présenté une pièce au in du Festival d’Avignon.
Harcèlement de l’artiste Rébecca Chaillon : le procès de la haine en ligne.
ET SINON, LE BOULOT ?
Je m’y remets… et j’essaie d’être à la hauteur. Pas de Michael Cimino, ni de John Cassavetes, je suis lucide sur mes capacités. Mais sur la vulnérabilité et l’improvisation. Et comme je n’aurais jamais 20/20, ni en conduite, ni en rien du tout … j’avance.
« C’est l’idée de divertissement qu’on doit combattre. L’art est l’irrégulier, l’erreur de la société, l’antisocial. Ceux qui entourent l’artiste doivent cultiver la vulnérabilité et l’improvisation. Si vos besoins vont dans une autre direction, n’entrez pas dans le monde de l’art. Je revendique l’importance qu’il y a de prendre des risques dans tous les aspects de la production, travailler avec les limites, changer les calendriers, les dates, le financement, les gens, l’ordre… Que dire que "Voyage au bout de l’enfer" de Michael Cimino ? Il a explosé la production, et alors ? Sans lui, on serait incapable de comprendre la guerre du Vietnam. Le XXIe siècle produit des œuvres sans vie, sans âme, on consomme des images comme de la viande de porc, conçues à la perfection avec un planning exécutif. Si vous ne mettez pas en jeu une partie de votre intégrité morale, intellectuelle et sentimentale, tout meurt, devient carton, creux, un petit théâtre de divertissement et de distraction. "Opening night" de John Cassavetes, cette glorieuse gifle et ces glorieuses larmes par terre : ce film existe grâce à ses excès, à sa façon inappropriée de travailler. Les forêts n’ont pas été faites pour pique-niquer mais pour se pendre, se faire dévorer par les fauves ou brûler dans des incendies. Et c’est merveilleux. Être exemplaire tout le temps ne conduit qu’à la bêtise et à la répression. Qui veut recevoir 20/20 en conduite ? Ce n’est pas vivre. Nous allons mourir d’ennui. »
Angelica Liddell interviewée par Fernando Ganzo & Elodie Tamayo dans « Les Cahiers du Cinéma », septembre 2025.
Générique
#LIO
#Marguerite Yourcenar
# Sorj Chalando
# Ambre Chalumeau
# Erri De Luca
#Lise Meitner
@ Rébecca Chaillon
@Angelica Liddell
@grangoprod
Soupe de couleurs 🌞🌞🌞
L’été envoie ses signes, encore.
Je les prends tous avec gourmandise.
C’est le soleil qui perce les nuages avec sa chaleur franche.
La belle lumière qui surprend.
C’est la rencontre, sur l’étalage du maraîcher, des légumes qui a priori n’ont rien à faire ensemble… alors j’ai eu envie de tenter quelque chose les poivrons et le potiron. Et ça marche, à la grande surprise du maraîcher déjà cité.
Voici ma recette pour une soupe de couleurs :
Je fais revenir un oignon dans de l’huile d’olive bien sûr ! Puis c’est le tour des deux poivrons et pendant qu’ils suent, je fais chanter la bouilloire. Je verse l’eau sur les légumes et dépose 2 tomates entières quelques minutes afin de leur ôter la peau avant de les replonger dans le bouillon avec le potimarron entier… et lorsqu’il est cuit je le découpe pour débarrasser les graines et je mixe le tout. Et hop ! J’avais aussi ajoute une branche de romarin, j’adore cette herbe (et en plus il parait qu’elle est bonne pour la mémoire !)
PS : Merci pour vos messages du mois dernier, ils m’ont réchauffé.
***********
RENDONS À CLÉOPÂTRE CE QUI EST À …CLÉOPÂTRE !
Parce que Claudia Cardinale n’a pas eu 23 ans toute sa vie, j’ai bien envie de la voir là
INSPIRATIONS
S’il y a bien eu une comédienne libre, engagée c’est Simone Signoret.
On en parle beaucoup à juste titre de la série de Florence Longpré, comédienne et scénariste. Elle aussi m’a envoyée de belles couleurs parce que "L'empathie est essentielle à notre survie"
LECTURE
(Les allers-retours en métro manquent à mon rythme de lecture… ma pile de livres sur ma table de nuit aussi !)
Juste un regard Harlan Coben (Pocket)
Fausse identité du mari / Enquête de son épouse +
Suzanne Valandon, ou la recherche de la vérité Jeanne Champion (Presse de la Renaissance) Montmartre / Utrillo / Lautrec
FÉMINISME
Un portrait de Sarah Durocher dans Libé. Fervente militante des droits sexuels et reproductifs, la présidente du Planning familial défend un féminisme en dehors des codes bourgeois.
« Femme «badass » selon ses mots, se refusant à une déférence muette envers les institutionnels, elle joue l’équilibriste, s’arrondissant juste ce qu’il faut. « J’ai du culot car je n’ai rien à perdre.» La porte-parole d’Attac France, Youlie Yamamoto, décrit une « fusion parfaite entre une femme politique et de terrain». Elle salue sa «diplomatie», à l’instar de l’ex-ministre de l’Egalité Elisabeth Moreno : «Elle a le sens du collectif et se bat réellement pour la cause. Elle est rassembleuse, mais sa forte présence peut en déranger certaines. » Jusque dans sa propre « famille ». En 2018, le Planning d’Orléans la licencie pour être intervenue sur LCI sous sa casquette d’accueillante plutôt que de membre du bureau national. Un « choc » ayant encore davantage motivé sa candidature à la coprésidence, sans l’empêcher de faire reconnaître ce licenciement abusif. « Ce n’était pas rien d’attaquer une antenne du Planning en étant coprésidente », soupire-t-elle.
Depuis, elle a imprimé sa marque : un mouvement plus intersectionnel, moins lisse, plus politisé. « Fière » d’avoir appelé à voter NFP aux législatives, elle ne sait pas si cette politisation « était voulue ou si le contexte l’a imposée ». De quoi la positionner davantage en paratonnerre face aux foudres de l’extrême droite. « J’ai reçu des menaces, vécu du harcèlement. J’ai eu très peur pour mon fils. »
La « joie » de tenir ce rôle s’accompagne de sacrifices. Son poste est bénévole, malgré une « petite indemnité ». Un temps, elle cumulait avec un emploi de DG de la Fédération des maisons des lycéens, enchaînant les semaines « à quatre-vingts heures ». Au chômage depuis le Covid, elle touchera bientôt le RSA. Pour l’heure, elle vit avec 1 400 euros par mois, en incluant ses indemnités France Travail. Ce sont « des choix», appuie-t-elle, à durée limitée. »
Le dernier livre de Nathacha Appanah me tente bien… c’est une enquête sur deux féminicides et revient sur sa propre histoire. Pas gai, gai… me direz-vous. J’ai pourtant envie de la suivre : elle y décortique les mécanismes de l’emprise et le huis-clos dans lequel s’inscrit la violence quotidienne subie par les femmes.
« Un livre comme une pièce imaginaire, dans laquelle seraient rassemblés des hommes ultraviolents, même s’ils n’en ont pas l’air. Certains sont beaux, d’autres intelligents, parfois les deux, dignes, fiers et bons travailleurs. Dans ce livre aussi, des femmes qui courent à l’heure noire de la nuit où plus rien ne sauve. Elles courent pour leur échapper. Certaines y arrivent, d’autres non, et meurent sous leur joug, leurs flammes, leurs coups ou leurs roues. Depuis ce qu’elle appelle l’angle mort de sa vie, Nathacha Appanah écrit un roman qui nous fait écouter et regarder mieux ces femmes que l’on voyait marcher, se lever, aimer leurs enfants, travailler, écrire, cuisiner et sans qu’on puisse croire à l’impensable. Le livre de Nathacha Appanah est un chemin, pour enfin croire à la violence qui aboutit aux féminicides. Il s’intitule La nuit au coeur et parait en cette rentrée littéraire aux éditions Gallimard. »
Juste récompense! La Bibliothèque nationale de France (BnF) a attribué son prix annuel à l’historienne Michelle Perrot. Cette distinction récompense l’ensemble de l’œuvre d’un auteur dont les travaux contribuent au rayonnement culturel et scientifique de la France. Il se trouve qu’en plus d’être une historienne magnifique qui a su défricher et éclairer l’histoire des femmes, c’est une femme d’une humanité et d’une gentillesse exceptionnelles. Célébrons-la!
Générique
#Claudia Cardinale
#Simone Signoret
@Florence Longpré
@Sarah Durocher
Nathacha Appanah
#michelleperrot
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