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CORINNE MERLE

comment je me suis sauvee la vie

Je vote pour des chemins de désir 🦹‍♀️🦹‍♀️🦹‍♀️

30 Septembre 2026 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #COMMENT JE ME SUIS SAUVÉE LA VIE, #Inspiratrices

 
 
Je m’apprêtais à déguster du Bordeaux dimanche matin. Pas très inspirée, j’avais fait un petit marché. J’avais croisé plusieurs personnes qui démarchaient pour leur candidat, en me demandant si c’était normal que cela commence ce week-end.
Donc ils s’étaient donné le mot : dimanche 27 septembre on teste les tracts ! J’ai vaguement slalomé entre eux, je n’étais pas inspirée vous dis-je, pas d’humeur pour un débat politique ce matin. Je ne voulais qu’une chose : qu’il pleuve enfin !
 
Puis, je commence à discuter avec le jeune homme qui m’avait proposé une dégustation.
- Vous connaissez le Bordeaux ? 
- Oui, un peu, et j’ai même des copines dans le vin 
Mais il ne connaissait pas Le guide féministe des vins nature sans patriarcat ajouté (voir dans la rubrique Lecture)
 
Et là, un homme interrompt notre conversation (sans doute parce qu’il avait acheté du vin, ou qu’il connaissait le grand-père du vendeur, ou parce que c’était un homme…) et il nous lance :
- Ce n’est pas possible que des jeunes soutiennent LFI alors que c’est un parti antisémite et anti-démocratique. 
Ce monsieur (celui qui connaissait le grand-père du jeune homme qui tentait de faire déguster son vin) a bien le droit de penser ce qu’il pense. Pas de problème avec ça. Mais pourquoi faire passer ses idées, sa vérité en force ? Pourquoi de suite la colère ?
 
Dans ses cas-là, je n’ai aucune répartie.
La petite voix dans ma tête prend toute la place : ça ne sert à rien de répondre…
Sauf qu’il va bien falloir qu’on se parle, qu’on soit du même avis ou pas. Lorsque j’ai dit à un tracteur LFI :
- Vous avez du courage de venir sur ce marché » (c’est Paris 16ème quand même)
- Il m’a répondu « il faut parler à tout le monde… »
 
Il va bien falloir que nous trouvions d’autres chemins pour nous parler, d’autres chemins que nous inventerions. Ceux sur lesquels on nous pousse me semblent dangereux.
 
J’espère ceux d’Emmanuel Marre, réalisateur du film « Notre Salut » :
« Dans un parc, ce qu’on appelle les « chemins de désir » apparaîssent toujours sur la pelouse, piétinés hors des sentiers prévus. Dans mon film, j’ai voulu montrer, en allant dans le détail des situations, que ça peut se jouer à chaque moment, qu’à chaque étape du processus, on peut sortir de la fatalité. »
 
Au fait, je n’ai pas trouvé le Bordeaux top, je commence à être très influencée par les vins nature de mes copines…

  
 

***********

3 FEMMAGES
 
1/ Gloria Steinem 

« Parfois, quand j’entre dans une pièce ou que j’emprunte une rue familière, je vois une ancienne version de moi-même venir à ma rencontre. Elle ne peut pas me voir dans l’avenir, mais moi, je la vois très clairement. Elle me dépasse d’un pas pressé, inquiète à l’idée d’être en retard à un rendez-vous où elle n’a pas envie d’aller. Elle est assise à une table de restaurant et verse des larmes de rage en se disputant avec un amant qui n’est pas pour elle. Elle avance à grandes enjambées dans ma direction, vêtue des jeans et des bottes en cuir lie-de-vin qu’elle a portés pendant une décennie, et je me souviens de la sensation exacte de ces bottes à mes pieds. Elle se tient dans la salle de réunion d’un journal avec le genre d’hommes de pouvoir qui savent le mieux saper sa confiance en elle, essayant de les persuader de soutenir un projet de loi dont les femmes ont terriblement besoin – en vain. Elle est un fantôme dans le couloir d’un bâtiment de bureaux qu’elle et les autres femmes de "Ms. Magazine" ont arpenté pendant tant d’années. Elle se précipite vers moi à la sortie d’une salle de conférences, parlant, riant, débordant d’optimisme.
Longtemps, elle m’impatientait. Pourquoi perdait-elle tout ce temps ? Pourquoi était-elle avec cet homme ? à ce rendez-vous ? Pourquoi oubliait-elle de dire la chose la plus importante ? Pourquoi n’était-elle pas plus sage, plus productive, plus heureuse ? Mais, ces derniers temps, j’ai commencé à ressentir de la tendresse, une accumulation de larmes à l’arrière de ma gorge, quand je la voyais. Je me dis : "Elle fait de son mieux. Elle a survécu – et elle se donne tellement de mal." Parfois, je voudrais pouvoir revenir en arrière et la prendre dans mes bras. Depuis que j’ai ressenti ce désir, j’ai aussi remarqué que ses différentes images commençaient à se réunir. La petite fille qui écoute la radio dans une pièce vide se tient tout près de la femme qui essaie de réunir des fonds ou qui supplie qu’on lui achète des pages de publicité. La très jeune femme en sari aux yeux fardés de khôl rencontre dans un miroir le regard de la femme en jeans et lunettes de soleil, quinze ans plus tard. Le moi anxieux engoncé dans un trench devant le Plaza écoute un moi plus âgé qui prend la parole lors d’une manifestation. Une grande fille de douze ans aux joues rondes marche à mes côtés dans une rue ensoleillée ; elle regarde les vitrines, savoure mon cornet de glace et se sent remarquablement heureuse.
Nous sommes tant de nous-mêmes différents. Ce n’est pas seulement l’enfant d’il y a longtemps en nous qui a besoin de tendresse et d’acceptation, mais aussi la personne que nous étions l’année dernière, celle que nous voulions être hier, celle que nous avons essayé de devenir le temps d’un boulot ou d’un hiver, dans une histoire d’amour ou dans une maison où maintenant encore, nous pouvons fermer les yeux et respirer l’odeur des pièces.
Ce qui lie entre eux ces moi infiniment changeants, aux réactions et aux retours infinis, c’est : il y a toujours une voix intérieure authentique.
Faites-lui confiance. »
Gloria Steinem, « Revolution from Within. A Book of Self-Esteem » (1992)
 
Gloria Steinem, journaliste et figure majeure du féminisme américain, est morte à 92 ans. Journaliste, essayiste et militante, elle a incarné depuis les années 1960 un combat pour l’émancipation des femmes, en faisant du féminisme un mouvement à la fois politique, social et ancré dans les expériences du quotidien. Cofondatrice du magazine Ms., elle a contribué à transformer le débat public aux États-Unis et à encourager les femmes à prendre leur place dans la vie politique.
De ses années de journalisme à son engagement militant, Gloria Steinem a parcouru les États-Unis et recueilli les récits de femmes pour comprendre leurs expériences et faire émerger une parole collective. Précurseure sur les liens entre féminisme, lutte contre les discriminations raciales et justice sociale, elle a défendu un féminisme attentif aux "réalités vécues", au-delà des seules frontières occidentales.
Avec "Une révolution intérieure", publié en 1992 et récemment réédité, elle a exploré l’estime de soi comme une question profondément politique, liée à l’émancipation et à la capacité d’agir : "L’estime de soi n’est pas tout, mais rien n’existe sans elle", écrivait-elle.
 (ré)écouter cette émission consacrée à Gloria Steinem et à son œuvre.

2/ Marina Vlady

Pour l'indépendance de l'Algérie, en cachant chez elle Francis Jeanson, et en participant à la manifestation de février 62, à Charonne.
Pour le droit à l'IVG et le féminisme, en signant le fameux Manifeste des 343 salopes, dans le Nouvel Obs d'avril 71.
Adhérente du PCF, membre de l'association France-URSS.
Mariée avec Vladimir Vissotski poète soviétique pour lequel elle écrira ce livre bouleversant, juste après sa mort : Vladimir ou le vol arrêté. Elle en avait fait un spectacle, au début des années 2000.
L'aventure auprès de Léon Schwartzenberg, défendant bec et ongles, avec et après lui, le droit de mettre fin à sa vie lorsque celle-ci est devenue insupportable.
Victoire ou la douleur des femmes, un film de télé de Nadine Trintignant sur le douloureux thème de l'avortement. Auprès de Marie Trintignant, tout aussi impliquée qu'elle... Et aussi dans le même esprit, ces Trois femmes en colère, d'après Benoîte Groult.
Marina Vlady (entre autres choses)



3/ Catherine Ringer : « Ne pas bâcler sa vie, c’est un bon conseil »

Je vote pour des chemins de désir 🦹‍♀️🦹‍♀️🦹‍♀️

Cette femme
Sa voix, bien sûr.
Ses textes évidemment.
Son look.
Et sa façon de bouger.
Comme une libération.
On perçoit tellement sa personnalité par ses gestes, sa danse.
C’était une danseuse, une professionnelle, une grande travailleuse.
Aucune femme n’avait jamais dansé comme elle, sa façon de bouger, d’être unique.
Catherine Ringer n’était pas dans la provocation.
 
Elle arrivait à imposer ce qu’elle était, qui pouvait provoquer.
Elle vivait avec entièreté et panache qui elle était. Son talent flamboyait.
Elle m’a prise au corps en me transmettant sa liberté.
 

Touchée d’avoir reçu ce mot de ma grande copine Sophie :
« J’ai beaucoup pensé à toi à la mort de la rebelle Catherine Ringer,
vous vous ressemblez tant ! »
Oui, Catherine, tu vas me manquer terriblement.
Évidemment cela va être plus difficile sans toi, mais je vais m’accrocher, et tenter de continuer d’être moi, sans demander de permission.

 
"On n’est pas là pour plaire à tout le monde,
on est là pour faire ce qu’on a à faire avec sincérité."

 

" La liberté, c’est de ne pas avoir peur du regard des autres,
même quand ils jugent."


Dans le flow de tout ce qui a été montré, voici une rareté 

 
Et maintenant fêtons les vivantes !
 

 

INSPIRATIONS
  
L'IA nous rend-elle bêtes ?

Les idées larges avec Anne Alombert (elle est géniale !)
ChatGPT a débarqué dans nos vies le 30 novembre 2022. Et depuis, rien n'est plus pareil. Peut-être que dans quelques siècles, les livres d'histoire compareront cette date à l'invention de l'imprimerie en 1450. Car les IA génératives qui créent textes, images et vidéos, sont en train de bouleverser nos sociétés, nos manières de s'informer, de travailler, mais aussi de réfléchir.
  
Ralentir, une question de survie ?
Partout dans le monde, une même tendance se dessine : retraites déconnectées, voyages lents, espaces « offline ». La Gen Z découvre même le « nonna-maxxing » : cuisiner, jardiner, marcher, recevoir ses proches, vivre comme une grand-mère italienne.
 

Nathalie des Bronzés, Mme Musquin dans Le Père Noël est une ordure, Marijo dans Gazon maudit : Josiane Balasko a créé des personnages entrés dans la mémoire collective. Mais son parcours raconte aussi une autre histoire, celle d’une artiste qui n’a cessé de bousculer les normes. 
Entretien passionnant de Cécile Alduy D’abord ils sont venus chercher les mots (Les Arènes)
« Pour l’extrême droite de Trump à Le Pen, la purification lexicale va de pair avec la purification ethnique »
 Extraits de l’article, parce que je sais que vous n’êtes pas forcément abonnées…
« Que reste-t-il, une fois ces mots effacés du lexique officiel ? 
« Enlever les mots, c’est enlever la capacité de penser la réalité, de s’exprimer. C’est une attaque directe contre la liberté d’expression. Ce qui reste, c’est le monde des hommes blancs, hétérosexuels, cisgenres, seuls légitimes à exister dans l’espace public, à être représentés. La volonté de purification lexicale va de pair avec la volonté de purification ethnique. La diversité des réalités humaines est en train d’être supprimée des sciences. Les seuls projets de recherche qui remportent les fonds fédéraux depuis 2025 portent sur l’intelligence artificielle, la période d’avant l’abolition de l’esclavage (dont l’enseignement est interdit dans certains États) ou les pères fondateurs. »
Quelle vision du monde porte cette langue ? 
Elle essaie d’imposer une vision du monde abstraite et fictionnelle. Trump a par exemple dit que la guerre en Iran était finie, que l’inflation avait disparu. Cette langue ne fait plus référence au réel comme étalon de valeur. Elle fonctionne sur le mode de la croyance. Imposer par la langue de croire à quelque chose qui n’existe pas est le propre des régimes totalitaires, qui exigent une forme de fanatisme et d’obéissance aveugle.
Dans cette idéologie, être blanc, femme, ou juif, est une essence. Les individus sont cantonnés dans des cases hermétiques et définitives. Par exemple, le gouvernement fédéral a fait de la lutte contre l’antisémitisme l’étendard de son offensive sur les universités, alors que c’est lui-même qui demande aux universités de dresser des listes de juifs. Suggérer que parce qu’on est juif, on va penser d’une certaine manière, voilà qui est antisémite. Des compagnies privées font payer des certificats à des enfants pour prouver leur sexe biologique et pouvoir jouer au basket ou au foot. Le niveau de contrôle des vies à travers l’imposition d’un cadrage par la langue est extrême. Ce monde figé, essentialisant, doit être fossilisé dans la langue. Telle est l’idéologie identitaire, ou identitariste, d’extrême droite : le mot est à la fois une cible et un destin. Elle est au pouvoir aux Etats-Unis mais c’est la même logique dans les discours identitaristes du Rassemblement National en France.
La France pourrait-elle mieux résister à cette offensive de l’extrême droite sur le langage ? 
D’abord, l’extrême droite a été caricaturée parce qu’elle s’incarnait dans une figure caricaturale : Jean-Marie Le Pen. Cette notion a été réduite au nazisme, alors qu’elle recouvre tout un corpus idéologique qui a une vision claire des hiérarchies sociales. On n’a pas vu ce que l’extrême droite était devenue dans un contexte où elle bénéficie de l’échec relatif des politiques d’égalité, et où la menace islamiste est réelle.
Le FN devenu RN a édulcoré le style de son discours sous Marine Le Pen. Mais ce toilettage cosmétique cache une emprise tout aussi forte sur le débat public, et la même idéologie essentialisante et discriminante.
(…)
Ce livre est une tentative de faire archive. Que vous a apporté son écriture ? 
Il m’a aidée à avoir moins peur, même si j’ai toujours le numéro du consulat français dans ma poche. En disant « je » dans ce livre, je me suis autorisée à exister en tant que personne, plutôt qu’en prenant une voix abstraite d’universitaire, située nulle part. J’ai compris l’importance du droit au langage, et je me suis désintoxiquée du poison qui commençait à me faire abandonner certains mots. Cette emprise politique, je l’ai vécue intimement. Moi-même, spécialiste de l’extrême droite, je commençais à me limiter dans ma capacité à être, penser, et dire. Nous sommes actuellement dans ce moment de bascule dans un nouveau régime du langage et de restriction du champ des possibles.
 

LECTURE 
Merci à Arielle, Isabelle et Élise pour les 3 premiers livres.
 
Vita Brevis Jostein Gaarder (Seuil) +
Saint Augustin et Flora / Confessions et contre-arguments / gros sabots féministes
Le coût de la virilité Lucie PEYTAVIN (le livre de poche) +++++
Un pognon de dingue/ 95,2 milliards d’euros 
Triste tigre Neige Sinno (Folio) Re-lecture +++++++++
Toujours aussi impressionnant : se mettre à la place de l’agresseur…
Le silence des cloîtres Alicia Giménez Bartlett (Rivages/Noir) Re-lecture ++++
Espagne / Vol d’une momie / Policière tiraillée : famille recomposée et métier.
Le guide féministe des vins nature sans patriarcat ajouté Élodie Louchez & Isabelle Perraud (Éditions Nouriturfu) ++++ Portrait de femmes … du vin/ Belles et rudes histoires / Envie de dégustations
 
 
A tous les lecteurs du métro et d’ailleurs, par Lola Lafon

Alors, que lisez-vous, vous que je croise dans le métro ? Sachez-le, votre présence rappelle à chacun·e quelque chose d’essentiel et fait naître une étrange émotion. Celle d’appartenir à une communauté qui persiste, qui ne renonce pas. Qui entend, entre les mots, le bruissement d’imaginaires d’autant plus précieux qu’ils sont lointains, inconnus.


Ça va mieux en lisant

La lecture à tout âge, antidote contre le décrochage scolaire et la démence sénile
« Cela commence à faire beaucoup de points positifs. Et les preuves des bienfaits de cette activité ne sont pas basées uniquement sur des observations. En effet, des études d’imageries cérébrales montrent que la lecture est associée à « des changements structurels mesurables dans le cerveau ». Des résultats qui « suggèrent que les lecteurs expérimentés présentent une connectivité neuronale plus efficace et mieux organisée au sein des réseaux essentiels au langage, au traitement phonologique et à la communication interhémisphérique ». »


 
 
FÉMINISME

Je vote pour des chemins de désir 🦹‍♀️🦹‍♀️🦹‍♀️
En politique aussi les femmes sont victimes de deepfakes pornographiques, pointe une étude.
Un think tank allemand a passé au crible 160 sites connus pour héberger des images truquées par IA à caractère sexuel et a constaté la très forte proportion d’élues visées, dont 17 députées françaises.

 
À l’occasion de la sortie au cinéma de deux films inspirés de son œuvre, "Mémoire de fille", réalisé par Judith Godrèche, et le documentaire "Écrire la vie", réalisé par Claire Simon, Annie Ernaux est l’invitée exceptionnelle des Matins de Marguerite Catton. De la réception de son œuvre par la jeune génération à l’évolution de la condition féminine, la prix Nobel de littérature 2022 partage son regard sur l’époque.
France Culture est partenaire de ces deux films.
 
Nos écrans nous donnent accès à un monde immense depuis des espaces de plus en plus confinés. Mais cette connexion permanente peut aussi capter notre attention, nous éloigner de notre corps et rendre plus difficile l’expérience directe du monde. 

 

ET SINON, LE BOULOT ?
Pas encore de pistes ne se dégagent de mon travail de fourmi…
Je balance entre le « à quoi ça sert tout ça ? » et la certitude que je suis une artiste de la maturité et que tout cela va bien finir par payer (un peu) un jour.
Vous voyez, je garde le moral.
 
Portez-vous bien. J’ai besoin de vous en forme !
Bon mois d’octobre, pour ma part je l’espère automnal et pluvieux.
 
Générique
@Véro_Punkésie
# Gloria Steinem
# Marina Vlady
@Catherine Ringer
@ Anne Alombert
@ Josiane Balasko
@ Anne Alombert
@ Cécile Alduy
#Jostein Gaarder
@Lucie PEYTAVIN
@Neige Sinno
@Alicia Giménez Bartlett
@Élodie Louchez
@Isabelle Perraud
@ Lola Lafon
@ Judith Godrèche
@ Claire Simon
@ Annie Ernaux

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Amère revanche 🦹‍♀️🦹‍♀️🦹‍♀️

30 Juin 2026 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #COMMENT JE ME SUIS SAUVÉE LA VIE, #Inspiratrices, #Livre

La lettre du dernier jour du mois # 90 Juin 2026

C'était plus qu'une intuition, un raisonnement basique : sans la nature vivante, l'espèce humaine serait menacée. Sans sa protection, nous n'aurions pas d'avenir.
Alliée à une sensibilité précoce pour la justice, donc pour une égalité femmes/hommes, en ajoutant les rencontres avec les violences masculines... je me suis bricolée mon écoféminisme. Avec mon esprit synthétique, je disais : les deux sujets principaux sont l'écologie et le féminisme. C'est simple, si on ne résout pas la crise écologique, on meurt, si les hommes continuent de tuer, de violer, pareil. Bon c'était peut-être un peu radical, cela manquait un peu de développement.
 
Écoféminisme
C'est bien plus tard que j'ai mis ce mot sur mes convictions.
J'ai lu "Rêver l'obscur" de Starhawk (femmes, magie et politique : quel programme...) puis "L'Amazone verte" d'Élise Thiébaut. C'est Françoise d’Eaubonne, qui, dès 1974, invitait à « une révolution écoféministe » pour dénoncer la double exploitation des femmes et de la nature. C'est elle qui est à l'origine du mot.
 
Depuis, les déclinaisons se sont multipliées : spirituelles, matérialistes, décoloniales. Mais une conviction demeure : les systèmes de domination, patriarcat, capitalisme, extractivisme, racisme… puisent à la même source. (Déjà Olympe de Gouges 1748-1793 se battait pour l'égalité des femmes et l'abolition de l'esclavage)

Aujourd'hui, alors que nous avons déjà vécu deux canicules ce dernier jour du mois, je ne peux m'empêcher de penser aux réactions que j'ai essuyées. Mais s'il n'y avait que moi... Réapparaissent comme par magie les alertes qui datent de 45 ans. Et je me souviens d'Haroun Tazieff, si si, je vous assure.https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/45-ans-alerte-rechauffement-climat
Et je ne vis pas sous les toits, je ne travaille pas dehors et ne suis pas obligée de prendre les transports en ce moment. Si j'écume, c'est de rage.
Je ne suis pas heureuse d'avoir eu raison, ce n'est pas une revanche de mon raisonnement lapidaire.
Je suis en rage et en panique parce que rien ne bouge.
Ah si, le budget pour le développement de l'IA.

***********

RENDONS À CLÉOPÂTRE CE QUI EST À …CLÉOPÂTRE ! 
Évidemment, on va nous ressortir « Étienne », ce tube insolent qui a fini par masquer tout le reste. Pourtant, Guesch Patti était bien plus qu'une chanson : une allure, un mystère, une sophistication rare dans la variété française.
Patricia Porrasse, dite Guesch, dite Patti, danseuse, chorégraphe, comédienne et chanteuse, est morte à 80 ans dans la nuit du 21 juin 2026. Elle n'était pas un tube. Elle n'était pas un clip. Elle était une artiste totale, une femme entière, et il est plus que temps qu'on lui rende cette justice.
 
Cette Marquise, hop, m'hypnotise (Guesch Patti "La Marquise" - Blonde 1995)

Et là, je me pique avec ses Cactus (et ceux de Vanessa Paradis)


 
INSPIRATIONS
Arundhati Roy
L’écrivaine rebelle de l'Inde
Trente ans après la parution du premier roman qui l’a rendue célèbre dans le monde entier, l’écrivaine indienne revient au récit autobiographique en se confrontant à l’histoire de sa mère, une éminente féministe à la fibre maternelle défaillante.
 
Brigitte Fontaine et... Jacques Higelin
“Réveillez les vivants !”

 

LECTURE 
Fille de cendre Ilaria Tuti (pocket) +++
Femme commissaire alzheimer / 27 ans avant / tueur en série / liens entre eux 
Hamnet Maggie O'Farrell (10/18) ++++
Frère-soeur jumeaux / Épouse de Shakespeare/ Femme nature / Connection
Combats et métamorphoses d'une femme Édouard Louis (Points) ++++
"Je venais de comprendre, un fils face à sa mère, même s'il est fils, reste un homme face à une femme" / Sa mère / Son rejet pour s'en sortir / Leur retrouvailles

 
FÉMINISME 
Trois semaines d’intenses mobilisations citoyennes des associations féministes et enfantistes. Le Premier ministre annonce l’examen prochain de la loi intégrale contre les violences sexuelles. Mais ...
La mobilisation ne faiblit pas : vous pouvez signer ici la pétition pour atteindre  les 500 000 signatures : loi-integrale.fr et marcher le 4 juillet à Bastille, 15h pour la Grande Marche Citoyenne.

@andrea_bescond

@andrea_bescond

"Les masculinismes d’aujourd’hui ne sont pas qu’une simple "tendance" sur les réseaux sociaux. Ils constituent un mouvement social et politique qui vise à anéantir les droits des femmes et, in fine, à démanteler notre socle démocratique.
Pour combattre le poison des masculinismes et protéger les enfants, la délégation formule une vingtaine de recommandations autour de quatre grands axes : faire de la lutte contre les masculinismes un enjeu majeur de politique publique, réguler et assainir l’espace numérique, repérer et prévenir les trajectoires de radicalisation, réveiller les consciences en mobilisant l’ensemble de la société."
 
Trois femmes en trente ans à la tête de la huitième plus grande ville de France

Claire Thoury est la première femme à prendre la tête du Conseil économique, social et environnemental.

 

 
ET SINON, LE BOULOT ?
Wouah ! Qu'est-ce que c'était bon.
Le solo que j'ai donné 4 fois aux Pianos à Montreuil à l'occasion du salon organisé par Paye ton Pinard "On lève son verre et on se casse" a été très bien accueilli. Vraiment. Merci beaucoup pour votre présence, votre écoute active (même dans la chaleur) et pour vos mots :
 
Merci. Tu fais du bien et c'est beau un corps de femme de 61 ans. 
Charles
 
BRAVA. De l'audace, du discours, de l'humour et de la militance. Merci. 
Serge
 
Félicitations pour ce sororitexte ! Les rappels sont plus qu'utiles et vitaux. "Ni la terre, ni le corps des femmes ne sont des territoires de conquêtes" 
Odeal
 
Courageuse, Résistante et pleine de féminité autant qu'emplie de féminisme. Ça peut ne pas plaire à tout le monde. Mais il y a des maux qu'il faut dire et dénoncer. 
Marie-Lou
 
Une femme, seule, sur scène, déjà, juste ça, c'est gagné. Bravo ! Merci pour le rappel et les citations de Virginie W.

Chère Corinne, merci pour l'énergie, merci de nous faire cogiter, tu es nos filles, nos amies, tu es nous toutes. Bises sororales. 
Valérie G.
 
Merci encore pour ce show inspirant. 
Laurine
 
Merci pour cette balade du rire aux larmes, à l'admiration au respect et à l'inspiration. Vous êtes un exemple. 
Camille

 

@MaximeMassa

@MaximeMassa

Et maintenant, que vais-je faire de tout ça ?
Ce solo peut se jouer partout, il suffit d'un espace pour le public (avec de quoi s'asseoir) et d'un espace pour le jeu avec une table et une chaise. Je m'occupe du reste.
Ce solo est pour tous les publics.
 
Maintenant j'ai besoin de vous !
- Si vous connaissez des personnes qui accueillent du théâtre à domicile (ou si vous souhaitez commencer...)
- Si vous êtes en relation avec des associations, des comités d'entreprises, des écoles...
- Si vous avez d'autres idées...
 
Évidemment je ne suis pas contre jouer sur une scène !
 
 
Voici la page du solo

 
Et aussi merci
Pour vos photos : Chantal Théolas, Maxime Massa et Émile Mougeot
Pour la captation : Barbara Merle
 
Au plaisir de vous lire
Corinne

@ÉmileMougeot

@ÉmileMougeot

Générique
 @Starhawk
@ÉliseThiébaut
#Françoised’Eaubonne
#OlympedeGouges
#HarounTazieff
@GueschPatti
@VanessaParadis
#ArundhatiRoy
@BrigitteFontaine
@JacquesHigelin
#IlariaTuti
#MaggieO'Farrell
@ÉdouardLouis
@AndréaBescond
@ Claire Thoury
@ChantalThéolas
@MaximeMassa
@ÉmileMougeot
@BarbaraMerle

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Je comprends enfin ce que j'ai voulu dire.... 💃💃💃

28 Mai 2026 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #COMMENT JE ME SUIS SAUVÉE LA VIE, #Inspiratrices, #Livre

Je vous rassure : l'océan était bien au rendez-vous. Je m'y suis trempée une première fois, et baignée la deuxième. Comme c'était bon. Comme je me sentais vivante.
Avec une de mes amies nous étions seules dans l'eau, seules au monde. La troisième nous regardait au sec avec les serviettes toutes prêtes pour notre sortie de bain. Il faut dire que pour une Corse, c'était frisquet.
Comme vous le voyez sur la photo, j'ai lu aussi : amies, lectures, océan, crustacés : le bonheur !
Puis une semaine chez mes parents, un autre rythme, d'autres bonheurs.
 
En rentrant il me restait 10 jours pour mon solo... j'ai redécouvert mon texte et j'ai eu une belle surprise qui m'a troublée : je comprenais enfin ce que je voulais dire.
Sans les extraits de King Kong théorie, j'entendais enfin mes mots.
Sans le paravent de Virginie Despentes, qui m'a permis de comprendre, d'assumer (c'est aussi un paratonnerre cet essai pour moi) mes mots devenaient limpides, une rivière qui m'embarque.
Sans risque.
Et je peux jouer.
Libre.
 
 

***********

RENDONS À CLÉOPÂTRE CE QUI EST À …CLÉOPÂTRE ! 
En 1976, une jeune chercheuse indépendante, Shere Hite, publiait un rapport révolutionnaire sur la sexualité des femmes. Portrait d’une flamboyante pionnière injustement oubliée. Je me souviens que ce rapport était caché au fond de l'armoire et que ma mère en parlait avec des étoiles dans les yeux...
https://www.arte.tv/fr/videos/120069-000-A/la-sexualite-devoilee-le-rapport-hite/
 
RENDONS À CLÉOPÂTRE CE QUI EST À …CLÉOPÂTRE ! (bis)
Huguette Bouchardeau : avec une carrière politique ancrée à gauche et marquée par le féminisme, il y avait dans la vie de la candidate à l’élection présidentielle de 1981 quelque chose de profondément estimable. Un texte de François Sureau.

 
INSPIRATIONS
Marguerite Duras revient sur ses voix qui lui parlent et l'aident à trouver l'inspiration quand elle écrit. Elle marche sur la plage au bord de la mer. En voix off, elle parle de l'écriture, du vécu qui hante...
 
Et puis lui, bien sûr, source d'énergie et d'inspiration. Lui qui disait pour se remonter le moral "La vie est dure, manquerait plus qu'elle soit molle". Un best of Jacques Higelin, avec l'INA. Il me manque tout de même une "Marche du siècle" mémorable....

LECTURE 
Il reste toujours quelque chose en soi, en vous, que la société n'a pas atteint, d'inviolable, d'impénétrable et de décisif. Marguerite Duras (bis)
 
Toutes les vies Rebecca Warrior (Stock roman) +++++
Auto-fiction / Cancer / Couple / Vivre avec la maladie, la mort / DJ
Soeurs Bernard Minnier (Pocket) +++
Policier : Affaire non résolue /Meurtre de 2 soeurs / Auteur passionné / Serpent
Désorientale Négar Djavadi (Lilianne Levi piccolo) ++++
Iran / France / Belgique / Choc des cultures / Rock / Déracinée / oncle n° 1-2-3-4 ... !
 
 
FÉMINISME 
En 1936, Léon Blum nomme, pour la première fois, trois femmes à des postes de secrétaires d’État : Suzanne Lacore à la protection de l’enfance, Cécile Brunschvicg auprès du ministre de l’Éducation et Irène Joliot-Curie à la recherche scientifique.
Une décision symbolique destinée à enclencher une véritable révolution des esprits, à une époque où les femmes n’ont toujours pas le droit de vote.
Documentaire « 1936, le Front populaire : entre joie et colères »


« Le mot masculinisme se pose, à tort, en miroir du féminisme. Ce dernier naît au XIXe siècle et est, encore aujourd’hui, inséparable du principe démocratique, au sens où il est structuré par les principes d’égalité et de liberté. Le masculinisme, lui, n’a rien à voir avec ça : en choisissant d’en revenir à un pur rapport d’opposition entre le masculin et le féminin, à une guerre des sexes binaire, il ne représente pas seulement une attaque contre les femmes, mais une négation du principe démocratique lui-même. On ne peut pas mettre le masculinisme et le féminisme en parallèle puisqu’ils n’existent pas sur le même plan idéologique et politique. Rendre ce rapprochement légitime et faire se croiser ces mots revient à les immobiliser l’un et l’autre, et même à dépolitiser le féminisme. Le mot masculinisme est profondément impropre, parce qu’il s’inscrit dans un vis-à-vis asymétrique, qui n’a pas lieu d’être.
Il serait plus juste de parler de virilisme (…) L’idée est de retrouver le muscle, et à travers lui de célébrer un certain idéal de puissance virile, par lequel ces hommes choisissent de s’opposer aux femmes, par le physique plutôt que par l’esprit. Le virilisme façonne ses propres règles, en parallèle, ou en opposition de celles de la démocratie. »
Geneviève Fraisse, philosophe et directrice de recherches au CNRS, interviewée par Anne-Toscane Viudes, « Le Monde », 04/05/26.
 
 
Et voici la fameuse, ou fumeuse question "Peut-on séparer l'œuvre de l'auteur ?" visitée par Les idées larges d'ARTE

L’écrivaine écoféministe et antispéciste, Simonetta Greggio, a compilé les arguments entendus autour d’elle pour se mettre dans la tête d’un homme hier adulé, aujourd’hui rattrapé par son passé et par plusieurs plaintes pour viols et agressions sexuelles :
"Je ne comprends pas de quoi on m’accuse. Tout ça est grotesque. Le plus dur, ce n’est pas de tomber – c’est que moi, je croyais sincèrement être aimé. Pas seulement admiré – aimé. Je suis sidéré par cette manière qu’ont certaines femmes de revenir vingt ans plus tard expliquer qu’elles étaient terrorisées alors qu’elles riaient, voyageaient avec moi, revenaient dîner le lendemain, m’envoyaient des lettres d’amour. A quel moment suis-je censé avoir compris que derrière leurs sourires se cachait une tragédie intérieure ? Je ne lis pas les pensées. Je ne suis pas prêtre. Encore moins psychiatre. Je suis un chanteur, un homme de spectacle. C’est ça mon métier.
Et puis il faut regarder les choses honnêtement : depuis toujours, les jeunes femmes intelligentes aiment les hommes puissants. Pas seulement pour l’argent – ça, c’est l’excuse morale – mais parce qu’elles veulent la lumière. Le monde fonctionne de cette manière depuis des siècles. Picasso, Dali, et même Jung – cette virilité-là a occupé l’espace public, autrefois. Ils n’ont pas été obligés de demander pardon, eux.
Aujourd’hui, on voudrait rejuger le passé avec le puritanisme d’aujourd’hui. Dans ce cas, qu’on brûle aussi les livres, les films, les tableaux, les chansons. Qu’on ferme les rédactions, les tournages, les maisons d’édition. Parce que la vérité c’est que tout le monde couchait avec tout le monde, le désir circulait, la vie coulait dans nos veines. Aujourd’hui vous êtes morts, tous morts, et vous m’accusez d’être encore vivant, c’est ça qui vous fait chier. Que je ne baisse pas la tête, que je sois toujours debout, que je continue de chanter – de désirer et d’être désiré –, ça, ça vous emmerde vraiment.
Ce qui me fascine depuis que je suis l’objet de la curée, c’est l’hypocrisie collective. Mais jusque-là, tout le monde trouvait ça normal. Les dîners qui finissent à 4 heures du matin. Les actrices sur les genoux des producteurs. Les écrivains ivres qui disparaissent avec des étudiantes. Les photographes qui demandent aux mannequins d’enlever leur chemise. Tout le monde savait. Les femmes aussi. Surtout les femmes. Certaines en jouaient même très bien. Mais maintenant que l’époque a tourné, chacun se lave les mains. Des vrais procureurs staliniens.
Je refuse cette nouvelle religion où l’homme puissant doit s’agenouiller publiquement pour satisfaire une foule ivre de purification morale.
Oui, j’ai séduit énormément de femmes.
Oui, j’ai insisté.
Oui, il m’est arrivé de considérer qu’un non était une hésitation, un jeu, une peur. On ne bâtit pas une vie entière de domination sur des cadavres silencieux comme ils le racontent maintenant. La réalité était plus trouble, plus humaine, plus vivante. Ce que ces procès veulent détruire, ce n’est pas le crime. C’est l’ambiguïté du désir.
Et puis soyons sérieux : si j’avais réellement été ce monstre absolu qu’ils décrivent, pourquoi serais-je resté si longtemps célébré, invité partout, photographié avec des ministres, des journalistes, des militantes parfois ? Les sociétés savent parfaitement identifier les vrais monstres. Ce qu’elles supportent mal, en revanche, ce sont les hommes qui leur rappellent leur propre complaisance.
Je vois bien ce qu’on attend désormais de moi : la confession. Le visage grave. La voix blanche. Le communiqué écrit par des avocats et des consultants en réputation. «J’ai entamé un travail sur moi-même.» J’ai vécu comme beaucoup d’hommes de pouvoir ont vécu. Peut-être avec davantage d’appétit. Davantage de talent aussi. Voilà tout.
Je les regarde maintenant, tous ces gens qui m’expliquent ce que je suis. Ceux qui riaient à mes tables. Ceux qui me suppliaient de venir à leurs festivals, à leurs émissions, à leurs jurys. Ils me regardaient comme un roi. Et maintenant ils prétendent découvrir qui j’étais ? Mais enfin, ils m’ont fabriqué. Tous. Ensemble.
Le monstre, ce n’est pas moi, je vous le dis.
Le monstre, c’est votre silence passé.
Le monstre, c’est vous."

 
  
ET SINON, LE BOULOT ?
Quand vous lirez cette lettre, j'aurai déjà joué 2 fois COMMENT JE ME SUIS SAUVÉE LA VIE... et vous avez encore le temps de nous rejoindre dimanche 31 entre 11h et 19h pour déguster des vins et mon solo.
Je vous rappelle l'adresse :
Les Pianos
26, rue Robespierre / 93100 Montreuil
M° Robespierre Ligne 9. La salle est au 2ème étage et je jouerai à 12h&17h.
 
Sinon, ce sera une prochaine fois, dans un autre lieu improbable, j'espère...
 
À bientôt.
Portez-vous bien. 
Corinne
 

Je comprends enfin ce que j'ai voulu dire.... 💃💃💃
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Je reste émerveillée

28 Avril 2026 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Inspiratrices, #Livre, #COMMENT JE ME SUIS SAUVÉE LA VIE

La lettre du dernier jour du mois # 88

Avril 2026

 

Je sors doucement de ma "fatigue de printemps", une pathologie de langue allemande...

C'est joli "fatigue de printemps".
C'est rassurant aussi de me dire que je ne suis pas seule à ressentir cette fatigue. Et puis ça me fait au moins un point commun avec l'Allemagne parce que hormis Arte et la choucroute, je ne vois pas...

Contente d'avoir terminé deux livres que je trainais depuis trop longtemps à mon goût.
Contente d'avoir imprimé le texte de mon prochain solo (je vous en cause dans la dernière rubrique).
Contente de transformer tout bientôt mon salon en salle de répétition pour travailler dans l'espace.
Et contente de partir quelques jours à l'océan avec deux amies. Respirer à fond. Voir jusqu'où mon corps supportera l'eau, j'espère jusqu'au ventre.

La nature me manque. Je le remarque particulièrement ces jours entrainée au bois par le chien que je garde en ce moment.
La splendeur des marronniers en fleurs rouges ou blanches me remplit de joie.
Comme le rouge-gorge qui grimpe le long de la branche et la lumière qui réveille les feuilles. Comme cette odeur fugace de miel et le cri vif des martinets.
Oui joie !
Bon, je vous laisse : il y a un chien qui s'impatiente et m'empêche d'écrire.

 

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RENDONS À CLÉOPÂTRE CE QUI EST À …CLÉOPÂTRE ! 
"De cet amour ardent je reste émerveillée", Andrée Chedid
 
"Je reste émerveillée
Du clapotis de l’eau
Des oiseaux gazouilleurs
Ces bonheurs de la terre
Je reste émerveillée
D’un amour
Invincible
Toujours présent
Je reste émerveillée
De cet amour
Ardent
Qui ne craint
Ni le torrent du temps
Ni l’hécatombe
Des jours accumulés
Dans mon miroir
Défraîchi
Je me souris encore
Je reste émerveillée
Rien n’y fait
L’amour s’est implanté
Une fois
Pour toutes.
De cet amour ardent je reste émerveillée."


BRAVO À TOI CHER CAMARADE, pour ton long combat et ta détermination
 Pourquoi l’évêque Jean-Michel Di Falco a été condamné à dédommager un homme l’accusant de violences sexuelles dans les années 1970.
Au terme d’une procédure sinueuse, qui s’est longtemps heurtée à la prescription, et cinquante-quatre ans après des faits dénoncés par le comédien Pierre-Jean Pagès, le prélat a été condamné par la cour d’appel de Paris à indemniser son ex-élève au titre du préjudice corporel.

FÉMINISME
Le corps qui n'oublie pas...la douleur de tout ce sordide.
Pour la première fois, Inès Chatin prend la parole publiquement. Victime de pédocriminalité dans son enfance, elle a accepté de témoigner. Son récit, glaçant, est au cœur d'un livre signé par le journaliste de Libération Willy Le Devin, "Les Hommes de la rue du Bac", publié chez JC Lattès.

 
Pas tous les hommes, mais tous des hommes quand-même....
"L’affaire rappelle sordidement celle de Gisèle Pélicot. Une enquête du réseau américain CNN a révélé que des hommes de partout dans le monde partagent entre eux des trucs pour droguer puis violer leur conjointe. Certains se filment même durant l’agression et vendent ces images."

 
"La misogynie est un crime" : L’Ecosse réforme sa loi pour mieux protéger les femmes.
Harcèlement, insultes...Toute atteinte à une femme pourrait bientôt être considérée comme un crime de haine en Ecosse. Le gouvernement a prévu courant septembre de réformer sa loi sur les crimes de haine en y ajoutant des infractions spécifiques pour punir des actes de misogynie.


LECTURE
Un homme amoureux Karl Ove Knausgaard (Denoël et d'ailleurs) +++++
Jeune couple/Auteur norvégien vit en Suède/777 pages/ Écriture de "quotidien"/Se battre pour écrire avec des enfants et une épouse.../Littérature
Les racines du ciel Romain Gary (folio) ++++
Éléphants/Afrique/Camp de concentration/Hannetons/ "Il faut bien quelqu'un qui vienne de Berlin"
La faille Blandine Rinkel (Stock) 2ème lecture +++
Traumatisme de la famille/Références littéraires et ciné/Autre façon de vivre/Non fiction "J'écris avant tout en tant que lectrice"

ET SINON, LE BOULOT ?
Je ne veux plus me cacher derrière les mots des autres, même celles que j'aime profondément. J'ai donc construit un solo comme un corps-à-corps avec l'écriture : COMMENT JE ME SUIS SAUVÉE LA VIE.

J'ai choisi d'être seule sur scène, pour affirmer une autonomie radicale. Ne dépendre de personne pour porter mon texte, et pour rechercher une puissance créatrice légère et mobile.

Conçu pour les "lieux non-dédiés", ce spectacle va à la rencontre du public hors des cadres institutionnels. C'est un théâtre de proximité, organique, qui transforme chaque salon ou chaque cour, chaque lieu en un espace de résistance joyeuse.
 

Je suis invitée au salon militant, joyeusement féministe "On lève son verre et on se casse" organisé par @payetonpinard
 30 mai à 17h & 31 mai à 12h
Aux Pianos-26, rue Robespierre / 93100 Montreuil

entrée :  10€
 
Ici la page du site 

Je reste émerveillée

Générique
 # Andrée Chedid
@InèsChatin
# Pas tous les hommes mais tous des hommes quand-même
# Karl Ove Knausgaard
# Romain Gary
@BlandineRinkel
@payetonpinard

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