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CORINNE MERLE

Je comprends enfin ce que j'ai voulu dire.... 💃💃💃

28 Mai 2026 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #COMMENT JE ME SUIS SAUVÉE LA VIE, #Inspiratrices, #Livre

Je vous rassure : l'océan était bien au rendez-vous. Je m'y suis trempée une première fois, et baignée la deuxième. Comme c'était bon. Comme je me sentais vivante.
Avec une de mes amies nous étions seules dans l'eau, seules au monde. La troisième nous regardait au sec avec les serviettes toutes prêtes pour notre sortie de bain. Il faut dire que pour une Corse, c'était frisquet.
Comme vous le voyez sur la photo, j'ai lu aussi : amies, lectures, océan, crustacés : le bonheur !
Puis une semaine chez mes parents, un autre rythme, d'autres bonheurs.
 
En rentrant il me restait 10 jours pour mon solo... j'ai redécouvert mon texte et j'ai eu une belle surprise qui m'a troublée : je comprenais enfin ce que je voulais dire.
Sans les extraits de King Kong théorie, j'entendais enfin mes mots.
Sans le paravent de Virginie Despentes, qui m'a permis de comprendre, d'assumer (c'est aussi un paratonnerre cet essai pour moi) mes mots devenaient limpides, une rivière qui m'embarque.
Sans risque.
Et je peux jouer.
Libre.
 
 

***********

RENDONS À CLÉOPÂTRE CE QUI EST À …CLÉOPÂTRE ! 
En 1976, une jeune chercheuse indépendante, Shere Hite, publiait un rapport révolutionnaire sur la sexualité des femmes. Portrait d’une flamboyante pionnière injustement oubliée. Je me souviens que ce rapport était caché au fond de l'armoire et que ma mère en parlait avec des étoiles dans les yeux...
https://www.arte.tv/fr/videos/120069-000-A/la-sexualite-devoilee-le-rapport-hite/
 
RENDONS À CLÉOPÂTRE CE QUI EST À …CLÉOPÂTRE ! (bis)
Huguette Bouchardeau : avec une carrière politique ancrée à gauche et marquée par le féminisme, il y avait dans la vie de la candidate à l’élection présidentielle de 1981 quelque chose de profondément estimable. Un texte de François Sureau.

 
INSPIRATIONS
Marguerite Duras revient sur ses voix qui lui parlent et l'aident à trouver l'inspiration quand elle écrit. Elle marche sur la plage au bord de la mer. En voix off, elle parle de l'écriture, du vécu qui hante...
 
Et puis lui, bien sûr, source d'énergie et d'inspiration. Lui qui disait pour se remonter le moral "La vie est dure, manquerait plus qu'elle soit molle". Un best of Jacques Higelin, avec l'INA. Il me manque tout de même une "Marche du siècle" mémorable....

LECTURE 
Il reste toujours quelque chose en soi, en vous, que la société n'a pas atteint, d'inviolable, d'impénétrable et de décisif. Marguerite Duras (bis)
 
Toutes les vies Rebecca Warrior (Stock roman) +++++
Auto-fiction / Cancer / Couple / Vivre avec la maladie, la mort / DJ
Soeurs Bernard Minnier (Pocket) +++
Policier : Affaire non résolue /Meurtre de 2 soeurs / Auteur passionné / Serpent
Désorientale Négar Djavadi (Lilianne Levi piccolo) ++++
Iran / France / Belgique / Choc des cultures / Rock / Déracinée / oncle n° 1-2-3-4 ... !
 
 
FÉMINISME 
En 1936, Léon Blum nomme, pour la première fois, trois femmes à des postes de secrétaires d’État : Suzanne Lacore à la protection de l’enfance, Cécile Brunschvicg auprès du ministre de l’Éducation et Irène Joliot-Curie à la recherche scientifique.
Une décision symbolique destinée à enclencher une véritable révolution des esprits, à une époque où les femmes n’ont toujours pas le droit de vote.
Documentaire « 1936, le Front populaire : entre joie et colères »


« Le mot masculinisme se pose, à tort, en miroir du féminisme. Ce dernier naît au XIXe siècle et est, encore aujourd’hui, inséparable du principe démocratique, au sens où il est structuré par les principes d’égalité et de liberté. Le masculinisme, lui, n’a rien à voir avec ça : en choisissant d’en revenir à un pur rapport d’opposition entre le masculin et le féminin, à une guerre des sexes binaire, il ne représente pas seulement une attaque contre les femmes, mais une négation du principe démocratique lui-même. On ne peut pas mettre le masculinisme et le féminisme en parallèle puisqu’ils n’existent pas sur le même plan idéologique et politique. Rendre ce rapprochement légitime et faire se croiser ces mots revient à les immobiliser l’un et l’autre, et même à dépolitiser le féminisme. Le mot masculinisme est profondément impropre, parce qu’il s’inscrit dans un vis-à-vis asymétrique, qui n’a pas lieu d’être.
Il serait plus juste de parler de virilisme (…) L’idée est de retrouver le muscle, et à travers lui de célébrer un certain idéal de puissance virile, par lequel ces hommes choisissent de s’opposer aux femmes, par le physique plutôt que par l’esprit. Le virilisme façonne ses propres règles, en parallèle, ou en opposition de celles de la démocratie. »
Geneviève Fraisse, philosophe et directrice de recherches au CNRS, interviewée par Anne-Toscane Viudes, « Le Monde », 04/05/26.
 
 
Et voici la fameuse, ou fumeuse question "Peut-on séparer l'œuvre de l'auteur ?" visitée par Les idées larges d'ARTE

L’écrivaine écoféministe et antispéciste, Simonetta Greggio, a compilé les arguments entendus autour d’elle pour se mettre dans la tête d’un homme hier adulé, aujourd’hui rattrapé par son passé et par plusieurs plaintes pour viols et agressions sexuelles :
"Je ne comprends pas de quoi on m’accuse. Tout ça est grotesque. Le plus dur, ce n’est pas de tomber – c’est que moi, je croyais sincèrement être aimé. Pas seulement admiré – aimé. Je suis sidéré par cette manière qu’ont certaines femmes de revenir vingt ans plus tard expliquer qu’elles étaient terrorisées alors qu’elles riaient, voyageaient avec moi, revenaient dîner le lendemain, m’envoyaient des lettres d’amour. A quel moment suis-je censé avoir compris que derrière leurs sourires se cachait une tragédie intérieure ? Je ne lis pas les pensées. Je ne suis pas prêtre. Encore moins psychiatre. Je suis un chanteur, un homme de spectacle. C’est ça mon métier.
Et puis il faut regarder les choses honnêtement : depuis toujours, les jeunes femmes intelligentes aiment les hommes puissants. Pas seulement pour l’argent – ça, c’est l’excuse morale – mais parce qu’elles veulent la lumière. Le monde fonctionne de cette manière depuis des siècles. Picasso, Dali, et même Jung – cette virilité-là a occupé l’espace public, autrefois. Ils n’ont pas été obligés de demander pardon, eux.
Aujourd’hui, on voudrait rejuger le passé avec le puritanisme d’aujourd’hui. Dans ce cas, qu’on brûle aussi les livres, les films, les tableaux, les chansons. Qu’on ferme les rédactions, les tournages, les maisons d’édition. Parce que la vérité c’est que tout le monde couchait avec tout le monde, le désir circulait, la vie coulait dans nos veines. Aujourd’hui vous êtes morts, tous morts, et vous m’accusez d’être encore vivant, c’est ça qui vous fait chier. Que je ne baisse pas la tête, que je sois toujours debout, que je continue de chanter – de désirer et d’être désiré –, ça, ça vous emmerde vraiment.
Ce qui me fascine depuis que je suis l’objet de la curée, c’est l’hypocrisie collective. Mais jusque-là, tout le monde trouvait ça normal. Les dîners qui finissent à 4 heures du matin. Les actrices sur les genoux des producteurs. Les écrivains ivres qui disparaissent avec des étudiantes. Les photographes qui demandent aux mannequins d’enlever leur chemise. Tout le monde savait. Les femmes aussi. Surtout les femmes. Certaines en jouaient même très bien. Mais maintenant que l’époque a tourné, chacun se lave les mains. Des vrais procureurs staliniens.
Je refuse cette nouvelle religion où l’homme puissant doit s’agenouiller publiquement pour satisfaire une foule ivre de purification morale.
Oui, j’ai séduit énormément de femmes.
Oui, j’ai insisté.
Oui, il m’est arrivé de considérer qu’un non était une hésitation, un jeu, une peur. On ne bâtit pas une vie entière de domination sur des cadavres silencieux comme ils le racontent maintenant. La réalité était plus trouble, plus humaine, plus vivante. Ce que ces procès veulent détruire, ce n’est pas le crime. C’est l’ambiguïté du désir.
Et puis soyons sérieux : si j’avais réellement été ce monstre absolu qu’ils décrivent, pourquoi serais-je resté si longtemps célébré, invité partout, photographié avec des ministres, des journalistes, des militantes parfois ? Les sociétés savent parfaitement identifier les vrais monstres. Ce qu’elles supportent mal, en revanche, ce sont les hommes qui leur rappellent leur propre complaisance.
Je vois bien ce qu’on attend désormais de moi : la confession. Le visage grave. La voix blanche. Le communiqué écrit par des avocats et des consultants en réputation. «J’ai entamé un travail sur moi-même.» J’ai vécu comme beaucoup d’hommes de pouvoir ont vécu. Peut-être avec davantage d’appétit. Davantage de talent aussi. Voilà tout.
Je les regarde maintenant, tous ces gens qui m’expliquent ce que je suis. Ceux qui riaient à mes tables. Ceux qui me suppliaient de venir à leurs festivals, à leurs émissions, à leurs jurys. Ils me regardaient comme un roi. Et maintenant ils prétendent découvrir qui j’étais ? Mais enfin, ils m’ont fabriqué. Tous. Ensemble.
Le monstre, ce n’est pas moi, je vous le dis.
Le monstre, c’est votre silence passé.
Le monstre, c’est vous."

 
  
ET SINON, LE BOULOT ?
Quand vous lirez cette lettre, j'aurai déjà joué 2 fois COMMENT JE ME SUIS SAUVÉE LA VIE... et vous avez encore le temps de nous rejoindre dimanche 31 entre 11h et 19h pour déguster des vins et mon solo.
Je vous rappelle l'adresse :
Les Pianos
26, rue Robespierre / 93100 Montreuil
M° Robespierre Ligne 9. La salle est au 2ème étage et je jouerai à 12h&17h.
 
Sinon, ce sera une prochaine fois, dans un autre lieu improbable, j'espère...
 
À bientôt.
Portez-vous bien. 
Corinne
 

Je comprends enfin ce que j'ai voulu dire.... 💃💃💃
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Bonne nouvelle 💃💃💃

8 Mai 2026 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com

 

Mon solo a deux nouveaux créneaux !

 

 

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