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CORINNE MERLE

inspiratrices

Mis à part le retour des martinets, il se passe quoi ? 🙎💬

30 Avril 2021 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Collages, #Corinne Merle, #Inspiratrices, #Lettre du dernier jour du mois

Vous vous souvenez peut-être de l’ode à l’incertitude que je livrais il y a peu. Et bien je peux vous dire que l’incertitude poussée à son extrême commence de façon certaine à me fatiguer, voire à me mettre en colère.

Heureusement, j’ai rendez-vous avec vous tous les mois… ça au moins c’est sûr. À moins de décider d’arrêter de venir toquer dans votre boîte mail le dernier jour de chaque mois. Donc, je vous écris, ensuite vous lisez, ou pas. Ce que vous décidez n’est pas de mon ressort.

L’autre chose dont je suis certaine, c’est que ma pratique de yoga me sauve la vie, tant physiquement que mentalement : les rituels tibétains tous les jours, 3 fois par semaine ma pratique en ligne. NAMASTÉ !

 

Il n’y a que là-dessus que je peux faire quelque chose.

Le reste n’existe pas.

À part le retour des martinets…

 

◊  ◊  ◊

Mis à part le retour des martinets, il se passe quoi ? 🙎💬

PLAISIRS et INSPIRATIONS

 
Donc pas facile de trouver de quoi s’inspirer en ce moment…
C’est peut-être le moment de faire un retour en arrière dans les Années folles, de Harlem à Moscou, de Montparnasse aux cabarets berlinois, et rêver de Coco Chanel, Joséphine Baker, Lee Miller…

Ou mieux…
Revoir Emma Peel et chanter avec The Avengers « Short Skirt, Long Jacket »
 

Et encore mieux : mon coup de cœur  Laughing Seabird
« Une voix empreinte de douceur, une guitare encourageante aux accents hispaniques, une batterie solide et des cordes rassurantes, c’est ce qu’il fallait pour raconter que Vivre est un chemin sans retour, car une fois qu’on a dit ça !... Il ne s’agit pas d’en faire tout un plat, mais de s’engager. De tes pas naît une route alors go, go, go, il ne faut rien, tu ne dois rien, mais puisses-tu cultiver ce que tu es, provoquer cette chance simple et sublime : te passionner même sobrement, et en éprouver de la joie. On ne sera jamais invincible, mais on peut devenir indivisible, unifié. »
Wouahhhhhh !!!!
VIVRE (No Way Back) 


 
 
JE LIS PARCE QUE J’ÉCRIS
(heureusement qu’il y a des livres surtout en ce temps de pandémie…)
 
Betty Tiffany Mc Daniel (Gallmeister)
Père – Fille / Soeurs / Nature / Viols / Écriture / Métisse / Racisme / Ohio USA / CLAQUE !!! +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
La Fracture Nina Allan (10/18)
Sœurs / Disparition / Aliens / Monde // / Je me perds dans la fracture ….
Autopsie d’un crime Sarah Vaughan (Préludes)
Mères / Post partum / Déprime / Infanticide +++++++++
Les choses humaines Karine Tuil (Folio)
Monde médiatique / Viol du fils / Procès ++++
Les mouflettes d’Atropos (Folio) Une femme avec personne dedans (Points) Chloé Delaume
Livres pas terminés : je n’y arrive pas, et pourtant j’essaie, mais logorrhée…au secours !!!
Famille parfaite Lisa Gardner (Le livre de poche)
Enlèvement / Otages / Prison / Famille / Secrets / Policier parfait ++++

 

FÉMINISME
 
En 2021, oui, oui.
 
ET chez des jeunes personnes :

« Pour la plupart des couples, la répartition des tâches est une source permanente de conflit. Pourtant, les femmes estiment que c'est une question trop futile pour quitter leur partenaire, malgré la détresse existante. »
 
En 2021, oui, oui. (bis)
 
ET chez les autres, plus vieux,

La violence symbolique n'est pas sans conséquence sur la manière dont les femmes ressentent les symptômes liés à la ménopause.
« Le plus souvent, les arguments d'ordre biologique viennent à la rescousse de l'ordre social. Les constructions culturelles qui entourent la ménopause détournent les hommes de l'idée de leur propre déclin. In fine, cette image de la fin du cycle ovarien comme marquant la finalité de l'existence sociale des femmes permet aux mécanismes de la domination masculine de se déployer en toute quiétude
 


 
RENDONS À CLÉOPATRE CE QUI EST À …CLÉOPATRE !

Ce n’est pas parce que nous sommes nées la même année, ni parce que nous portons le même prénom… mais je l’aime.
Elle me touche, elle m’émeut, elle me fait rire, je me reconnais dans ses colères.
Elle m’a bouleversé dans un court-métrage : « Je les aime tous »
Je suis toujours intéressée par sa Capitaine Marleau en dépit des faiblesses de la série.
J’ai trouvé sa mise à nue percutante aux Césars : je n’ai été choquée ni par son corps de femme de 57 ans, ni par un S qui lui manquait dans le dos. En revanche, les réactions violentes qu’elle a reçues m’ont mise en colère. Très en colère !
 
J’ai donc été heureuse de découvrir son magnifique portrait :
« Corinne Masiero hors cadre »
 
 Corinne je t’aime, ne change rien. Vraiment rien !!!!!
 
  


CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES

« Quand je demande à ceux que je rencontre de me parler d'eux-mêmes, je suis souvent attristée par la pauvreté de ma moisson.
On me répond : je suis médecin, je suis comptable... j'ajoute doucement : vous me comprenez mal.
Je ne veux pas savoir quel rôle vous est confié cette saison au théâtre mais qui vous êtes, ce qui vous habite, vous réjouit, vous saisit ?
Beaucoup persistent à ne pas me comprendre, habitués qu'ils sont à ne pas attribuer d'importance à la vie qui bouge doucement en eux.
On me dit : je suis médecin ou comptable mais rarement : ce matin, quand j'allais pour écarter le rideau, je n'ai plus reconnu ma main... ou encore : je suis redescendu tout à l'heure reprendre dans la poubelle les vieilles pantoufles que j'y avais jetées la veille ; je crois que je les aime encore... ou je ne sais quoi de saugrenu, d'insensé, de vrai, de chaud comme un pain chaud que les enfants rapportent en courant du boulanger.
Qui sait encore que la vie est une petite musique presque imperceptible qui va casser, se lasser, cesser si on ne se penche pas vers elle ?
Les choses que nos contemporains semblent juger importantes déterminent l'exact périmètre de l'insignifiance : les actualités, les prix, les cours de la Bourse, les modes, le bruit de la fureur, les vanités individuelles.
Je ne veux savoir des êtres que je rencontre ni l'âge, ni le métier, ni la situation familiale ; j'ose prétendre que tout cela m'est clair à la seule manière dont ils ont ôté leur manteau.
Ce que je veux savoir, c'est de quelle façon ils ont survécu au désespoir d'être séparé de l'Un par leur naissance, de quelle façon ils comblent le vide entre les grands rendez-vous de l'enfance, de la vieillesse et de la mort, et comment ils supportent de n'être pas tout sur cette terre.
Je ne veux pas les entendre parler de cette part convenue de la réalité, toujours la même, le petit monde interlope et mafieux : ce qu'une époque fait miroiter du ciel dans la flaque graisseuse de ses conventions !
Je veux savoir ce qu'ils perçoivent de l'immensité qui bruit autour d'eux.
Et j'ai souvent peur du refus féroce qui règne aujourd'hui, à sortir du périmètre assigné, à honorer l'immensité du monde créé. Mais ce dont j'ai plus peur encore, c'est de ne pas assez aimer, de ne pas assez contaminer de ma passion de vivre ceux que je rencontre... »
Christiane Singer
(Lettre à un ami, Les sept nuits de la Reine - Albin-Michel 2002)
 

ET SINON, LE BOULOT ?

On a donc décidé de faire quelque chose qui ne dépend que de nous : des capsules vidéo du spectacles… à suivre donc.
 
Sinon, c’est toujours le grand flou quant au Festival d’Avignon mais nous nous préparons courageusement …
 
Douceur et courage camarades…
Amitiés aussi !
 
Corinne



Générique :
@Coco Chanel
@Joséphine Baker
@Lee Miller
@Tiffany Mc Daniel
@Nina Allan
@Sarah Vaughan
@Chloé Delaume
@Lisa Gardner
@Corinne Masiero
@Christiane Singer
@Emma Peel
@Laughing Seabird

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Un mois sans cette journée si particulière…💔

31 Mars 2021 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #CoMe Prod, #FFI, #Inspiratrices

La lettre du dernier jour du mois #27

MARS

C’est la première fois, depuis que COME PROD a été créée, que je ne fais rien le 8 mars…

Depuis que le théâtre m’est revenu, j’ai toujours fabriqué quelque chose pour cette date.
Soit en accompagnant les créations des camarades, Sophie Accaoui et Sylvie Gravagna notamment, soit en inventant le Festival Féminin Itinérant, soit en jouant un de mes spectacles.
 
Évidemment, j’aurais pu aller à une manif mais j’ai préféré humer les arbres en fleur. Privée de scène, j’ai préféré profiter de ma petite famille parisienne (Strike le chien était avec nous ! ) pendant les quelques heures autorisées de ce confinement sans fin .
 
En fait, ce 8 mars, j’étais en vacances de féminisme : j’ai fait du yoga, lu un policier (écrit par une femme mais ça n’a rien à voir), travailler sur un dossier, et essayé de trouver pourquoi ma putain de caméra ne se connecte pas à zoom (il y avait longtemps que je ne vous avais parlé de mes problèmes techniques, je suis certaine que cela vous manquait !)
 
Ce que j’aurai aimé ce 8 mars, et tous les autres jours de la semaine, c’est que toi l’ami, tu arrêtes de me faire des blagues sur « mon féminisme » en m’envoyant cette réflexion, ou ce dessin : « oh, mais c’était pour rire, tu as perdu ton humour ! »

Ce que j’aurai aimé ce 8 mars, et tous les autres jours de la semaine, c’est que toi l’ami, tu te taises et que tu écoutes ce que les femmes disent.

Ce que j’aurai aimé ce 8 mars, et tous les autres jours de la semaine, c’est que toi l’ami, tu l’ouvres, si dans la rue, tu vois une femme en mauvaise posture, même si tes congénères trouvent cela très drôle. Tiens, tu peux même l’ouvrir en réunion, pour couper ton collègue qui monopolise la parole et la donner à son assistante qui sait sûrement mieux où en est le dossier.

Et puis ce que j’aurai aimé ce mois de mars tout particulièrement, c’est que toi le jeune homme assis en face de moi à qui je présente mon spectacle, ne me juge pas…« agressive » !  Oui, cela m’aurait bien reposée, que toi qui te disais allié, ami donc, ne me colle pas cette image.
Bon on va dire que tu as eu cette mauvaise impression à cause de notre rendez-vous masqué, et parce que mon regard bleu est…bleu.
 
 

Surtout, ne changez rien !

Surtout, ne changez rien !



PS : Je ne m’attendais pas à ce que ma lettre animalière vous inspire autant…
 



◊  ◊  ◊

 

PLAISIRS et INSPIRATIONS
Bintou Dembélé, première femme noire à avoir chorégraphié un ballet à l’opéra de Paris en trois cent cinquante ans


 
JE LIS PARCE QUE J’ÉCRIS
(heureusement qu’il y a des livres surtout en ce temps de pandémie…)
 
La vengeance m’appartient Marie Ndiaye (Gallimard)
Bordeaux / Infanticide / Avocate / Secret / Recherche de noms / Brouillard / Perte - - -
Déçue, un livre confus et vain.
Femmes sur la plage Tove Alsterdal (Babel Noir)
Enquête d’une femme de théâtre / Disparition / Esclavage moderne / Amour +++++++
Décidemment les autrices suédoises ouvrent de belles perspectives. Je n’ai pas lâché le livre... je veux tout lire d’elle
Le lambeau Philippe Lançon (Babelio)
Attentat / Charlie Hebdo / Deuil / Amour / Littérature / Reconstruction / Hôpitaux +++
Un des livres que j’ai mis le plus longtemps à lire
Titus n’aimait pas Bérénice Nathalie Azoulai (Pol)
Vie de Racine / Roi Soleil / Comédiennes / Scolaire / Tragédie - - - - - - - - - - - - - prétentieux
Le génie Lesbien Alice Coffin (Grasset) +++
Féminisme / La Barbe / Lesbienne / Artiviste / Journaliste / Communauté
Très, très inspirant !
Bondrée Andrée A. Michaud (Rivage noir) ++++++++
Policier / Nature / Frontière / Langues /
Une réelle rencontre avec une écriture  : je veux tout lire d’elle (bis)
Présentation par l’autrice

 

FÉMINISME
 
J’en suis tombé de ma chaise : en une, Libération publie la lettre d’un violeur. Puis, la nausée est montée quand je les ai entendus se justifier…
Valérie Rey-Robert argumente et c’est tellement juste.

 
État des lieux planétaire de la condition féminine, de l’Arabie Saoudite, où les femmes ont obtenu de récentes libertés, à l’Afghanistan où le retour des talibans menace les fragiles progrès de la scolarisation des filles, en passant par les États qui, en Europe comme aux États-Unis, font régresser le droit à l’IVG.

 
Où l’on apprend comment des militants voulaient faire entrer la pédophilie dans les mœurs.


Article super intéressant : prendre en compte le sexe et le genre pour mieux soigner est un enjeu de santé publique.
Par exemple : une femme victime de maladie cardiovasculaire est susceptible d'être d'abord traitée par anxiolytiques...


 
RENDONS À CLÉOPATRE CE QUI EST À …CLÉOPATRE !
 
 
Nawal el-Saadawi, la grande féministe égyptienne s’est éteinte.
Elle écrivait : « J’ai écrit des articles qui encensent la liberté et j’ai des penchants philosophiques. Mais mon crime le plus grand est d’être une femme libre à une époque où l’on ne tolère que les esclaves. Je suis née avec un cerveau qui pense à une époque où l’on cherche à tuer la raison. »

 

Nawal el-Saadawi

Nawal el-Saadawi

L’idée que les femmes ont été passives et ne se sont réveillées qu’au XXème siècle est fausse!

Louise Michel, la porte-étendard
Nathalie Le Mel, la révolutionnaire : “ C’est encore une nouveauté presque bizarre que de revendiquer la justice pour la femme, (…) privée de toute initiative, de tout essor, livrée, soit aux dépravations de l’oisiveté, soit à celle de la misère, et partout soumise aux effets démoralisants du honteux mélange de la dépendance et de l’amour…”
André Léo, la plume
Paule Minck, l’oratrice
Elisabeth Dmitrieff, la marxiste
 
Si ces 5 femmes et militantes appartenaient à l’élite, avaient eu accès à l’instruction et ont inscrit leurs noms dans l’histoire -rendant leur mémoires plus aisée-, n’oublions pas que la grande majorité des communardes étaient de simples ouvrières travaillant dans des métiers liés au textile, dont on retrouve les noms dans les archives de la police : notons Elodie Duvert, restauratrice, qui défendit les barricades, Marie Rogissart, couturière, qui organisa les femmes pour arrêter les réfractaires à la Commune, Marceline Leloup, couturière, qui représenta le 11ème arrondissement au Comité central de l’Union des Femmes, Sophie Poirier, couturière et présidente du Comité de vigilance de Montmartre, Blanche Lefèvre, blanchisseuse, qui fut tuée sur une barricade, Aline Jacquier, brocheuse, qui milita pour constituer des chambres syndicales chez les ouvrières, Eulalie Papavoine, couturière, ou Marie Limonier, apprêteuse, qui servirent comme ambulancières sur les champs de bataille, et tant d’autres.
 


CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES

Camille - Allez Allez Allez

 
 
 
ET SINON, LE BOULOT ?

Notre AG s’est bien passée, les comptes validés : tout est place pour la suite…
 
 

 
Générique :
#Sophie Accaoui
#Sylvie Gravagna
#Bintou Dembélé
#Marie Ndiaye
#Tove Alsterdal
#Philippe Lançon
#Nathalie Azoulai
#Alice Coffin
#Andrée A. Michaud
#Valérie Rey-Robert
#NawalElSaadaw
#Louise Michel
#André Léo
#Paule Minck
#Elisabeth Dmitrieff
#Elodie Duvert
#Marie Rogissart
#Marceline Leloup
#Sophie Poirier
#Blanche Lefèvre
#Aline Jacquier
#Eulalie Papavoine
#Marie Limonier

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Toi qui....💌💌💌

31 Décembre 2020 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Collages, #Corinne Merle, #Lettre du dernier jour du mois, #Inspiratrices

 

 

La lettre du dernier jour du mois #24

DÉCEMBRE 2020

Ce dimanche j’ai décidé de ne pas sortir : le chauffage monté, la dose de cannelle dans mon thé augmentée, je me suis recouchée. Dehors le vent souffle, les volets claquent, des objets tombent des fenêtres. J’ai presque l’impression de vivre une tempête à bord d’un bateau. Le tangage en moins. Je ne suis pas ivre à l’heure du thé !

 
La fin de l’année, l’heure des bilans pffff …. je n’ai pas envie de me plonger dans cette année blanche, où noire.
En revanche c’est avec un grand plaisir que je vous écris : cette lettre du dernier jour du mois est mon rendez-vous privilégié avec vous.
La tempête a beau s’intensifier, je suis connectée à vous. Ce lien riche et intense depuis … 2 années ! Merci à vous, vous tellement multiple que j’ai envie de vous dire tu.
 
Toi qui survoles avec légèreté ces lignes
Toi qui parfois n’ouvres pas ces lettres
Toi qui me réponds quand tu n’es pas d’accord
Toi que je mets en colère
Toi qui me redécouvres
Toi qui apprends à me connaître
Toi que la pudeur empêche de répondre
Toi que j’agace
Toi qui m’aimes
Toi qui me réponds tous les mois
Toi qui m’apprends
Toi qui m’attends
Toi que j’espère
Toi bien sûr mon premier lecteur si précieux
Toi ma lectrice tellement encourageante
Toi qui…
 
Je t’embrasse.

◊  ◊  ◊

 

PLAISIRS et INSPIRATIONS

Colette Magny, tellement oubliée qu’on est obligé de la comparer à une Léo Ferré au féminin…

Dans le but de donner plus de visibilité aux femmes dans le monde de la musique, l’association “DONNE – Women in music” a créé une base de données regroupant plus de 5 000 autrices-compositrices, de toutes époques et de toutes origines. Un très bon début, mais la liste reste à compléter.

Et ici c'est pour les artistes dans le milieu de l'art. Margaux Brugvin dresse un portrait par semaine d'une artiste. J'ai découvert une lionne Zanele Muholi

La joie est toujours à deux pas... prends patience...



FÉMINISME

 

Au cas où il faille encore l’affirmer : remplacer « droits de l'homme » par « droits humains » n'est pas un débat anecdotique.
 

Et de quoi se réjouir :

Les hommages à Maradona dénoncés.

La maison des Babayagas : vivre libres et vieilles


 
 
RENDONS À CLÉOPATRE CE QUI EST À …CLÉOPATRE !


 L’écoféminisme de Françoise d’Eaubonne : une pensée de gauche escamotée ?

 
 
CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES
 
Enfin c’est Alexandra Mignien qui le dit et je trouve cela très juste, et libérateur de le dire :
« Non, ce qui ne nous tue pas ne nous rend pas nécessairement plus fort ».
Alexandra Mignien critique la “fétichisation des malheurs et des traumatismes” dans son court métrage impeccable.
 
Les remèdes à la mélancolie d'Anne Sylvestre, si ce n'est pas contre le monde de brutes ça : "on a pas besoin de remède à la mélancolie, elle est nécessaire ! "  Et lâchez-moi... un autre remède...

 



 
ET SINON, LE BOULOT ?
 

L’année 2020 a été éprouvante pour tous. Malgré les difficultés et les impacts sur notre activité, nous gardons l’espoir que 2021 sera porteuse de bonnes nouvelles. J’espère vous annoncer bientôt le direct de Virginie D. :  nous attendons une super caméra…

Plus encore que les années passées, nous comptons sur vous : votre aide est essentielle pour nous aider à traverser cette crise et conserver les liens qui nous unissent ... tout en bénéficiant d’une réduction d’impôt !

VIF ET IMMENSE MERCI À TOI...qui a déjà participé !


 
 
Bonne fin d’année ou bon début de l’autre…
 
Corinne

Peut-être la preuve que j'ai beaucoup, beaucoup pensé à toi !

Peut-être la preuve que j'ai beaucoup, beaucoup pensé à toi !

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Louise Bobin #JeLaLis ! 💥💥💥

3 Juin 2019 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Comment Virginie D. a sauvé ma vie...., #Corinne Merle, #Inspiratrices, #Lettre du dernier jour du mois

Lettre du dernier jour du mois (ou presque...)

MAI  #5

 

Les rêves commencent à bien s’agiter. Ne vous inquiétez pas : je ne vais pas chaque mois vous faire le coup de vous les raconter ! Au fait merci pour vos chaleureux retours. Quant à vos questions concernant le rêve du mois d'avril :  
  • Pourquoi que des jeunes femmes ?
  • Et la santé, pourquoi ne pas mettre en premier plan la santé ?
  • Et pourquoi tu ne te lances pas en politique ?
Ma seule réponse : ce n’était qu’un rêve !
 
Et donc je vous disais qu’en ce moment les rêves sont bien vivants. Sans doute mon inconscient se rend-il compte que dans un mois aura lieu la grande transhumance avignonaise Off. Il ne me reste qu’un mois !
Soyons positif : il reste ENCORE un mois pour terminer mon spectacle et régler deux ou trois bricoles…

 
Bref, ça commence à bien s’agiter là-haut. Heureusement que j’ai mon yoga (qui me centre, me pose et m’ouvre de nouvelles perspectives), François Jenny (qui me centre, me pose et m’ouvre de nouvelles perspectives, et en plus qui cuisine rudement bien, nous allons nous régaler à Avignon) Barbara Wagner (qui a fait nos superbes visuels), et vous qui m’écrivez, me parlez, quand j’ai la chance de vous croiser.
Etre bien entourée, c’est primordial dans la vie en général, c’est encore plus vrai quand on est seule en scène. Car il peut arriver de traverser de longs et arides déserts et même le festival d’Avignon peut en être un, ou pas, (soyons positif, j’ai dit !).

Heureusement, seule en scène, je suis la patronne, que je suis très heureuse de jouer, de vivre tous ces personnages de femmes, et de parler en mon nom aussi.


PLAISIRS 

Bien envie de me faire plaisir en allant voir ce film, comme l'impression que Sibyl parle de nous... 

Et cet article bien réjouissant sur la bonne santé des célibataires 


FÉMINISME

Louise Bodin, je tourne autour de cette femme depuis quelques années.

Elle est inspirante, intrigante, libre et méconnue.
Je suis tombée sur un défi #JeLaLis et décide de le relever (c’est-à-dire que je ne suis pas suffisamment occupée en ce moment, alors hop, une nouvelle stimulation !)
 
Je ne sais où vont me conduire mes recherches, mais je commence par Wikipédia, c’est maigre.
 
 
Je trouve une peu plus de grains à moudre .
Et l’on me propose d’acheter l’article : « Retracer l'itinéraire de Louise Bodin consistera à montrer comment la guerre a suscité chez elle une prise de conscience et l'a obligée à s'engager en tant que journaliste dans un mouvement international : elle a écrit près de cinq cents articles dans La France, La Voix des femmes, L'Humanité, La Pensée bretonne, L'International… »
Pourquoi pas, plus tard…
 
C’est en fin sur le lien que je retrouve un peu la trace de Louise Bobin :  née le 23 mai 1877 à Paris, morte le 3 février 1929, à Rennes, à l'âge de 51 ans.
 

Si je retrouve ici sa trace c’est parce que l’extrait de l’article qui est à l’origine de mon coup de foudre pour Louise Bodin est cité.  Paru dans l’Humanité le 9 Août 1920 en réaction à la loi du 31 Juillet 1920 réprimant "la provocation à l’avortement et la propagande anticonceptionnelle" :

« {…} le crime d’avortement n’était qu’un prétexte. Il n’est mis en premier lieu que pour faire impression. Mais il s’agit bien moins du crime d’avortement que de la propagande néo-malthusienne*.  
Comme il n’est pas un de ces messieurs aristocrates, grands bourgeois, mercantis des affaires ou de la presse qui ne la pratiquent conjugalement ou extra-conjugalement, cet article de loi ne peut viser ni atteindre la compagne de leurs plaisirs. Et c’est bien, en effet, la femme de l’ouvrier, la femme du peuple qu’on veut atteindre. Celle-là restera dans l’ignorance et dans l’impossibilité de limiter le nombre de ses enfants.
Les cabarets sont ouverts pour son homme, mais les cabinets médicaux lui sont fermés. Elle croupira dans des taudis sans air, sans lumière et sans eau : qu’importe, elle aura des gosses. Elle sera exténuée par les travaux de l’atelier, de la fabrique, du ménage : qu’importe, elle aura des gosses. Elle ira laver à la rivière des charges de linge à tomber sous le poids, elle montera à son sixième étage des seaux à lui arracher les bras : qu’importe, elle aura des gosses. Ils mourront tuberculeux, de syphilis héréditaire, dans leurs clapiers ou dans des hôpitaux infâmes : qu’importe, elle aura des gosses. On les tuera par millions, pour le Droit et la Civilisation, on les laissera pourrir au bagne s’ils se révoltent et s’ils deviennent conscients : qu’importe, elle aura des gosses. Si elle en perd six, elle en aura douze. Elle y crèvera : mais elle aura des gosses ! »

* C'est-à-dire de la limitation des naissances, les néo-malthusiens considèrent la limitation des naissances comme un droit et un devoir humain, un respect des ressources naturelles limités de la Terre.
 
 
Voilà j’avais rencontré une héroïne, une inspirante, une idéaliste qui touchait ma corde sensible. Et l’évidence que La bolchévique aux bijoux allait être une belle compagnonne de route. S’impose alors à moi l’évidence aussi qu’il me fallait la mettre en lumière, du mieux que je pouvais. Et je commence donc ce chemin en écrivant ces lignes : matrimoine quand tu nous tiens …
Oui matrimoine, car bien évidemment de génération en génération de femmes nous avons des héritages à nous transmettre.
 
Louise Bobin une femme à suivre…
 

CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES

Vous ne saurez jamais

"Vous ne saurez jamais que votre âme voyage
Comme au fond de mon cœur un doux cœur adopté ;
Et que rien, ni le temps, d’autres amours, ni l’âge,
N’empêcheront jamais que vous ayez été.

Que la beauté du monde a pris votre visage,
Vit de votre douceur, luit de votre clarté,
Et que ce lac pensif au fond du paysage
Me redit seulement votre sérénité.

Vous ne saurez jamais que j’emporte votre âme
Comme une lampe d’or qui m’éclaire en marchant ;
Qu’un peu de votre voix a passé dans mon chant.

Doux flambeau, vos rayons, doux brasier, votre flamme,
M’instruisent des sentiers que vous avez suivis,
Et vous vivez un peu puisque je vous survis."

Marguerite YOURCENAR



 
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ET SINON, LE BOULOT ?

Les répétitions avancent bien, bientôt la lumière !
Et grande nouvelle la billetterie d’Avignon est déjà ouverte

Encore un mois de préparation avant le grand saut !

[MECENAT PARTICIPATIF] 
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[COLLECTE] 
déductible des impôts !
Immense MERCI à tous nos soutiens 
ET VOUS ?
Vous nous aidez à franchir le cap des 60% ?
Vous pouvez vous connecter ou envoyer vos chèques à l’ordre de COME PROD – 10, rue du Sergent Maginot – 75016 PARIS
 



 

 
 
 
 
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2017 : Voeux d’ Omelettes et d’Amour !

15 Janvier 2017 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Omelettes Amoureuses, #CoMe Prod, #Corinne Merle, #Inspiratrices

 

MERCIS aux femmes de ma condition féminine…

Autrices  : Florence Lautrédou, Virginie Despentes, Clarissa Pinkola EstésJournalistes : Agnès Giard, Déborah Laurent, et Kiera Cass, Meryl Streep, Virginia Woolf qui sont citées, la belle influence de Nancy Huston qui irrigue le travail depuis si longtemps. Pour leur musique : Cécile Jarsaillon  et Rokia Traoré.

 

1 000 mercis aux donatrices ET donateurs 2016, sans vous pas d’écriture et pas de spectacle : Serge Bodenheimer, Arielle Castellan,  Claudine Charrier, Pierre Heitz, Christine Le Serbon, Christine Marquaire,  Joss et André Merle, Bernadette Tercier, François Vande Driesch.

 

Merci à LA SOUTERRAINE (dans la Creuse) pour son accueil chaleureux, et le travail attentif de l’équipe technique : nous avons bénéficié d’une réelle résidence de création. Immense gratitude à Martine Larigauderie, directrice de la MJC La Souterraine, pour son pari fou et généreux : programmer @Omelettes Amoureuses alors que le texte n’était pas encore écrit. Bravo à elle, pour cette vibrante 1ère : 170 collégiens et lycéens enthousiastes et émus.

Vifs et affectueux remerciements au Tremplin Théâtre pour son accueil en résidence d’écriture : il a été mon Home, ma grotte, mon lieu d’inspiration

Merci au Centre Anim’Point du Jour, lieu des premières Omelettes parisiennes.

 

Merci à Fabienne Breitman qui a dit oui pour toutes les lumières (magnifiques) et pour l’aventure aussi. Merci Fabienne de nous faire partager ton talent, pour ta confiance et ton humour. Merci à Florence Évrard, la première à avoir vu le « monstre » alors qu’il avait 3 jours et pour son compagnonnage riche et sensible sur toute la création. Merci à Morgane Lombard, le deuxième œil du 6èm jour : elle m’a dit fonce et j’ai foncé.

Merci aux voix off (mêmes celles qu’on a pas pu garder) : Catherine Aymerie, Stéphanie Fromentin, Elisabeth Ilboudo, Catherine Poilleux.

Merci aussi pour les coups de main : au tricot  Christine LE Serbon et à l’accueil de Lisa Serror. Merci aussi à ma sœur, Barbara Merle, pour son écoute et son soutien indéfectible. Public des premières, merci ! Partageurs, vous êtes toujours dans mon cœur.

Et merci aussi à vous les Homme-lettes, sans vous, pas d’oeufs !

François Jenny, merci, tu me connais si bien que tu m’amènes sur d’autres chemins de traverses, avec ta douce exigence. Et c’est vrai, tu es une excellente nounou !

Merci à Amalric  pour ces coups de main toujours efficaces. Enfin, merci à Philippe Brière, mon Phil d’Amour qui me maintient au niveau le plus élevé de moi-même. C’est lui, (aussi) le photographe des Omelettes, c’est lui qui les rend belles et digestes.

 

Toutes et tous, vous êtes avec moi à chacune de ces fabuleuses Omelettes ! 

à suivre en 2017 - www.comeprod.fr

 

 

 

 

 

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Une lumière qui brille au loin

18 Novembre 2015 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Inspiratrices

On dit souvent que la force est impuissante à dompter la pensée ; mais pour que ce soit vrai, il faut qu’il y ait pensée. Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d’idées, la force peut tout.
Il est bien injuste de dire par exemple que le fascisme anéantit la pensée libre ; en réalité c’est l’absence de pensée libre qui rend possible d’imposer par la force des doctrines officielles entièrement dépourvues de signification.

Simone Weil, philosophe catholique et révolutionnaire, écrivant face au nazisme.

Si vous le souhaitez prolongez avec un article de Télérama,

Simone Weil, la Martienne rouge de la pensée

Une lumière qui brille au loin
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