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CORINNE MERLE

Articles avec #inspiratrices tag

Louise Bobin #JeLaLis ! 💥💥💥

3 Juin 2019 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Comment Virginie D. a sauvé ma vie...., #Corinne Merle, #Inspiratrices, #Lettre du dernier jour du mois

Lettre du dernier jour du mois (ou presque...)

MAI  #5

 

Les rêves commencent à bien s’agiter. Ne vous inquiétez pas : je ne vais pas chaque mois vous faire le coup de vous les raconter ! Au fait merci pour vos chaleureux retours. Quant à vos questions concernant le rêve du mois d'avril :  
  • Pourquoi que des jeunes femmes ?
  • Et la santé, pourquoi ne pas mettre en premier plan la santé ?
  • Et pourquoi tu ne te lances pas en politique ?
Ma seule réponse : ce n’était qu’un rêve !
 
Et donc je vous disais qu’en ce moment les rêves sont bien vivants. Sans doute mon inconscient se rend-il compte que dans un mois aura lieu la grande transhumance avignonaise Off. Il ne me reste qu’un mois !
Soyons positif : il reste ENCORE un mois pour terminer mon spectacle et régler deux ou trois bricoles…

 
Bref, ça commence à bien s’agiter là-haut. Heureusement que j’ai mon yoga (qui me centre, me pose et m’ouvre de nouvelles perspectives), François Jenny (qui me centre, me pose et m’ouvre de nouvelles perspectives, et en plus qui cuisine rudement bien, nous allons nous régaler à Avignon) Barbara Wagner (qui a fait nos superbes visuels), et vous qui m’écrivez, me parlez, quand j’ai la chance de vous croiser.
Etre bien entourée, c’est primordial dans la vie en général, c’est encore plus vrai quand on est seule en scène. Car il peut arriver de traverser de longs et arides déserts et même le festival d’Avignon peut en être un, ou pas, (soyons positif, j’ai dit !).

Heureusement, seule en scène, je suis la patronne, que je suis très heureuse de jouer, de vivre tous ces personnages de femmes, et de parler en mon nom aussi.


PLAISIRS 

Bien envie de me faire plaisir en allant voir ce film, comme l'impression que Sibyl parle de nous... 

Et cet article bien réjouissant sur la bonne santé des célibataires 


FÉMINISME

Louise Bodin, je tourne autour de cette femme depuis quelques années.

Elle est inspirante, intrigante, libre et méconnue.
Je suis tombée sur un défi #JeLaLis et décide de le relever (c’est-à-dire que je ne suis pas suffisamment occupée en ce moment, alors hop, une nouvelle stimulation !)
 
Je ne sais où vont me conduire mes recherches, mais je commence par Wikipédia, c’est maigre.
 
 
Je trouve une peu plus de grains à moudre .
Et l’on me propose d’acheter l’article : « Retracer l'itinéraire de Louise Bodin consistera à montrer comment la guerre a suscité chez elle une prise de conscience et l'a obligée à s'engager en tant que journaliste dans un mouvement international : elle a écrit près de cinq cents articles dans La France, La Voix des femmes, L'Humanité, La Pensée bretonne, L'International… »
Pourquoi pas, plus tard…
 
C’est en fin sur le lien que je retrouve un peu la trace de Louise Bobin :  née le 23 mai 1877 à Paris, morte le 3 février 1929, à Rennes, à l'âge de 51 ans.
 

Si je retrouve ici sa trace c’est parce que l’extrait de l’article qui est à l’origine de mon coup de foudre pour Louise Bodin est cité.  Paru dans l’Humanité le 9 Août 1920 en réaction à la loi du 31 Juillet 1920 réprimant "la provocation à l’avortement et la propagande anticonceptionnelle" :

« {…} le crime d’avortement n’était qu’un prétexte. Il n’est mis en premier lieu que pour faire impression. Mais il s’agit bien moins du crime d’avortement que de la propagande néo-malthusienne*.  
Comme il n’est pas un de ces messieurs aristocrates, grands bourgeois, mercantis des affaires ou de la presse qui ne la pratiquent conjugalement ou extra-conjugalement, cet article de loi ne peut viser ni atteindre la compagne de leurs plaisirs. Et c’est bien, en effet, la femme de l’ouvrier, la femme du peuple qu’on veut atteindre. Celle-là restera dans l’ignorance et dans l’impossibilité de limiter le nombre de ses enfants.
Les cabarets sont ouverts pour son homme, mais les cabinets médicaux lui sont fermés. Elle croupira dans des taudis sans air, sans lumière et sans eau : qu’importe, elle aura des gosses. Elle sera exténuée par les travaux de l’atelier, de la fabrique, du ménage : qu’importe, elle aura des gosses. Elle ira laver à la rivière des charges de linge à tomber sous le poids, elle montera à son sixième étage des seaux à lui arracher les bras : qu’importe, elle aura des gosses. Ils mourront tuberculeux, de syphilis héréditaire, dans leurs clapiers ou dans des hôpitaux infâmes : qu’importe, elle aura des gosses. On les tuera par millions, pour le Droit et la Civilisation, on les laissera pourrir au bagne s’ils se révoltent et s’ils deviennent conscients : qu’importe, elle aura des gosses. Si elle en perd six, elle en aura douze. Elle y crèvera : mais elle aura des gosses ! »

* C'est-à-dire de la limitation des naissances, les néo-malthusiens considèrent la limitation des naissances comme un droit et un devoir humain, un respect des ressources naturelles limités de la Terre.
 
 
Voilà j’avais rencontré une héroïne, une inspirante, une idéaliste qui touchait ma corde sensible. Et l’évidence que La bolchévique aux bijoux allait être une belle compagnonne de route. S’impose alors à moi l’évidence aussi qu’il me fallait la mettre en lumière, du mieux que je pouvais. Et je commence donc ce chemin en écrivant ces lignes : matrimoine quand tu nous tiens …
Oui matrimoine, car bien évidemment de génération en génération de femmes nous avons des héritages à nous transmettre.
 
Louise Bobin une femme à suivre…
 

CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES

Vous ne saurez jamais

"Vous ne saurez jamais que votre âme voyage
Comme au fond de mon cœur un doux cœur adopté ;
Et que rien, ni le temps, d’autres amours, ni l’âge,
N’empêcheront jamais que vous ayez été.

Que la beauté du monde a pris votre visage,
Vit de votre douceur, luit de votre clarté,
Et que ce lac pensif au fond du paysage
Me redit seulement votre sérénité.

Vous ne saurez jamais que j’emporte votre âme
Comme une lampe d’or qui m’éclaire en marchant ;
Qu’un peu de votre voix a passé dans mon chant.

Doux flambeau, vos rayons, doux brasier, votre flamme,
M’instruisent des sentiers que vous avez suivis,
Et vous vivez un peu puisque je vous survis."

Marguerite YOURCENAR



 
 ◊  ◊  ◊
 
 
ET SINON, LE BOULOT ?

Les répétitions avancent bien, bientôt la lumière !
Et grande nouvelle la billetterie d’Avignon est déjà ouverte

Encore un mois de préparation avant le grand saut !

[MECENAT PARTICIPATIF] 
[CROWFUNDING] 
[COLLECTE] 
déductible des impôts !
Immense MERCI à tous nos soutiens 
ET VOUS ?
Vous nous aidez à franchir le cap des 60% ?
Vous pouvez vous connecter ou envoyer vos chèques à l’ordre de COME PROD – 10, rue du Sergent Maginot – 75016 PARIS
 



 

 
 
 
 
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2017 : Voeux d’ Omelettes et d’Amour !

15 Janvier 2017 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Omelettes Amoureuses, #CoMe Prod, #Corinne Merle, #Inspiratrices

 

MERCIS aux femmes de ma condition féminine…

Autrices  : Florence Lautrédou, Virginie Despentes, Clarissa Pinkola EstésJournalistes : Agnès Giard, Déborah Laurent, et Kiera Cass, Meryl Streep, Virginia Woolf qui sont citées, la belle influence de Nancy Huston qui irrigue le travail depuis si longtemps. Pour leur musique : Cécile Jarsaillon  et Rokia Traoré.

 

1 000 mercis aux donatrices ET donateurs 2016, sans vous pas d’écriture et pas de spectacle : Serge Bodenheimer, Arielle Castellan,  Claudine Charrier, Pierre Heitz, Christine Le Serbon, Christine Marquaire,  Joss et André Merle, Bernadette Tercier, François Vande Driesch.

 

Merci à LA SOUTERRAINE (dans la Creuse) pour son accueil chaleureux, et le travail attentif de l’équipe technique : nous avons bénéficié d’une réelle résidence de création. Immense gratitude à Martine Larigauderie, directrice de la MJC La Souterraine, pour son pari fou et généreux : programmer @Omelettes Amoureuses alors que le texte n’était pas encore écrit. Bravo à elle, pour cette vibrante 1ère : 170 collégiens et lycéens enthousiastes et émus.

Vifs et affectueux remerciements au Tremplin Théâtre pour son accueil en résidence d’écriture : il a été mon Home, ma grotte, mon lieu d’inspiration

Merci au Centre Anim’Point du Jour, lieu des premières Omelettes parisiennes.

 

Merci à Fabienne Breitman qui a dit oui pour toutes les lumières (magnifiques) et pour l’aventure aussi. Merci Fabienne de nous faire partager ton talent, pour ta confiance et ton humour. Merci à Florence Évrard, la première à avoir vu le « monstre » alors qu’il avait 3 jours et pour son compagnonnage riche et sensible sur toute la création. Merci à Morgane Lombard, le deuxième œil du 6èm jour : elle m’a dit fonce et j’ai foncé.

Merci aux voix off (mêmes celles qu’on a pas pu garder) : Catherine Aymerie, Stéphanie Fromentin, Elisabeth Ilboudo, Catherine Poilleux.

Merci aussi pour les coups de main : au tricot  Christine LE Serbon et à l’accueil de Lisa Serror. Merci aussi à ma sœur, Barbara Merle, pour son écoute et son soutien indéfectible. Public des premières, merci ! Partageurs, vous êtes toujours dans mon cœur.

Et merci aussi à vous les Homme-lettes, sans vous, pas d’oeufs !

François Jenny, merci, tu me connais si bien que tu m’amènes sur d’autres chemins de traverses, avec ta douce exigence. Et c’est vrai, tu es une excellente nounou !

Merci à Amalric  pour ces coups de main toujours efficaces. Enfin, merci à Philippe Brière, mon Phil d’Amour qui me maintient au niveau le plus élevé de moi-même. C’est lui, (aussi) le photographe des Omelettes, c’est lui qui les rend belles et digestes.

 

Toutes et tous, vous êtes avec moi à chacune de ces fabuleuses Omelettes ! 

à suivre en 2017 - www.comeprod.fr

 

 

 

 

 

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Une lumière qui brille au loin

18 Novembre 2015 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Inspiratrices

On dit souvent que la force est impuissante à dompter la pensée ; mais pour que ce soit vrai, il faut qu’il y ait pensée. Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d’idées, la force peut tout.
Il est bien injuste de dire par exemple que le fascisme anéantit la pensée libre ; en réalité c’est l’absence de pensée libre qui rend possible d’imposer par la force des doctrines officielles entièrement dépourvues de signification.

Simone Weil, philosophe catholique et révolutionnaire, écrivant face au nazisme.

Si vous le souhaitez prolongez avec un article de Télérama,

Simone Weil, la Martienne rouge de la pensée

Une lumière qui brille au loin
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