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CORINNE MERLE

lettre du dernier jour du mois

Un matin de septembre 🙈🙉🙊

30 Septembre 2021 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Lettre du dernier jour du mois, #Comment Virginie D. a sauvé ma vie....

 

La lettre du dernier jour du mois #33

SEPTEMBRE

 

9 : 40 Je suis devant la porte des studios où je pratique le yoga. Elle est fermée ! Ce n’est pas normal, ça fait10 minutes qu’elle devrait être ouverte. Donc, j’attends. Mais je ne suis pas la seule. Nous sommes une dizaine de femmes, et trois hommes. Nous attendons sans nous parler, sans nous regarder. Étrange…
 
9 :45 Je m’avance pour parler à une jeune femme, une habituée elle aussi, je lui demande si elle a des infos. Oui elle a déjà téléphoné à droite et à gauche… Un homme, lève la tête de son écran de smartphone et dis sur un ton las : « Bon, en même temps il n’est que 9h45 » et replonge son regard et son attention. La jeune femme lui répond que normalement ça ouvre à la demie, et avec deux ou trois autres femmes nous continuons d’échanger.
 
9 : 55 Une autre femme arrive. Elle s’étonne de la situation, nous parlons entre femmes.
 
9 : 57 Une autre femme arrive, tout sourire, tout juste à l’heure. On lui raconte. Elle passe 2 coups de fil et arrive à débloquer la situation. La séance débutera dans 30mn.
Seul un jeune homme est venu aux nouvelles.
Les deux autres, rien, nada, silence, pas de regard, pas de sourire. Une petite réflexion résonne dans ma tête « Il n’est que 9h45… », sous-entendu : « pas la peine de vous exciter les filles …»
 
Et depuis, je cherche à comprendre.
1- Trois hommes, dix femmes : les mâles se sentent en infériorité, ils baissent la tête
2- Le yoga attire plus les femmes et les hommes présent sont honteux
3- Nous avions à faire à 3 hommes habitués que les femmes de leur entourage gèrent…
 
Pourquoi nous enfermer dans notre bulle, et en l’occurrence avec notre smartphone. Pour nous protéger ? Pour nous occuper ? Sommes-nous si timides ? Est-ce que nous continuons à nous confiner, dehors ? Est-ce que cette pandémie nous a rendue encore pire ?  Nos défauts sont encore plus visibles. J’entends encore les belles paroles : tout le monde aura envie de sortir, de se rencontrer, de se sentir… Nous imaginions nos orgies de sorties, de fêtes… Peut-être chez les plus jeunes. Mais les théâtres peinent à remplir et les mâles laissent les autres sociabiliser et trouver des solutions pour que la vie soit plus facile.
 
On se calme : j’ai bien conscience de ne pas faire une étude sociologique ici et j’en serai bien incapable d’ailleurs. Je ne parle que de ce que je vois, d’où je suis …
 

◊  ◊  ◊

 

INSPIRATIONS
 
 Je me souviens de cette expo à la maison du Japon. J’avais été happée par cet univers coloré, rempli de miroirs et de poids. Yayoi Kusama a 92 ans et depuis l'asile psychiatrique elle continue à exercer son art, toujours aussi flamboyant.

 
JE LIS PARCE QUE J’AIME ÇA !
 
N’éteins pas la lumière Bernard Minier (Pocket)
Viol dans l’espace/Emprise/Les femmes peuvent aussi être des perverses +
Le bal des folles Victoria Mas (Albin Michel)
1885/ Hôpital Psy / Charcot / Vision / Écriture un peu scolaire mais univers glaçant et passionnant +++
Il est des hommes qui se perdront toujours Rebecca Lighieri (Folio)
Marseille / Cité / Manouche / Maltraitance / Sœur et frères +++++++++
Le Gang des rêves Luca Di Fulvio (Pocket)
New York / Rêve Américain /Amour / Radio / Violence / Magnifique d’émotions / Touchée ++++++++++
 

 FÉMINISME

La question à poser pour animer une conversation entre féministes et mettre de l’ambiance dans un dîner qui se traîne : peut-on être féministe et engager une femme de ménage ?

Autre question importante qui peut aussi animer une soirée : à qui bénéficie vraiment le « Viagra pour femmes »? 
Et enfin La Mostra de Venise célèbre le combat des femmes !

 

RENDONS À CLÉOPATRE CE QUI EST À …CLÉOPATRE !

 

CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES  avec Clara Ysé

 Mon amie, prends patience ….

Libertad

 

ET SINON, LE BOULOT ?

Je suis bien fière de participer au salon du livre féministe 2021. avec mon livre !
C’EST LE SAMEDI 23 OCTOBRE
Le salon est ouvert de 10H00 à 19H00 et fermera ces portes entre 13h00 et 14H30 


Espace des femmes-Antoinette Fouque
33-35, rue Jacob 75006 Paris

L'événement est organisé par le Merci Simone Club & l'espace des Femmes Antoinette Fouque.

 
 
Ce serait chouette de vous y croiser…
 
Corinne


 
Générique :
#YayoiKusama
#BernardMinier
#VictoriaMas
#RebeccaLighieri
# LucaDiFulvio
# GisèleHalimi
# ClaraYsé
#SalonduLivreFéministe21
#MerciSimoneClub
#EspaceDesFemmesAntoinetteFouque

Un matin de septembre 🙈🙉🙊
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Mon bleu entre les nuages comme un étendard 💙💙💙

1 Septembre 2021 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Comment Virginie D. a sauvé ma vie...., #Corinne Merle, #Lettre du dernier jour du mois, #Inspiratrices

 
 
Je vous écris alors que je suis encore en vacances. 
 

Être en vacances, après le festival d’Avignon ce n’est pas du luxe ! Ou plutôt c’est un vrai luxe que je me suis accordé avec délice… 

J’ai posé mes valises dans le Sud et suis restée clouée ! Alors que j’avais un magnifique projet de robinsonner, impossible de bouger.
 
Je me suis écoutée, et jour après jours je me suis régénérée. Le bonheur du vide après le plein, le délice du relâchement après l’extrême concentration. Et puis la mer, la nage, l’observation des poissons, des roches, des algues. Après cette cité si minérale, l’eau et les arbres, enfin. L’air marin après la chaleur entre les remparts… 

Entendez-moi bien, j’adore faire le festival d’Avignon, d’autant plus que le spectacle était à maturité.
Ce fut une grande joie que de recommencer à travailler, de retrouver le public et de croiser toutes ces personnes si différentes ! 
Cependant j’aime aussi quand tout s’arrête. Plus, ne serait pas supportable… Et j’aime cette coupure : le texte s’éloigne, le tractage s’oublie, l’esprit se vide, le corps récupère. 
Au bout de 15 jours, l’énergie remonte et l’envie de faire revient.
Celle de bouger.
Et celle de revoir les gens… 
Toi par exemple !

Mon bleu entre les nuages comme un étendard 💙💙💙

INSPIRATIONS 

J’ai été chavirée par son dernier ouvrage.
La master classe avec Lola Lafon est vraiment inspirante : "J'ai tout fait pour éviter de devenir écrivaine. Je n'ai pas réussi."
 
Et puis 12 films captivants qui mettent les femmes au premier plan et les clichés K.O


JE LIS 

Toi, ma douce introuvable Sandra Scoppettone (Casterman Fleuve noir)
Policier / Inspectrice Lesbienne / Sœurs triplées / Bof, bof, un peu mou
La horde du ContreVent Alain Damasio (Folio SF)
Contente de voir d’où viennent Les Furtifs (tellement éblouissant !) Et cette perle : « Vivre cette journée comme la première »
En lisant Alain Damasio, je sors de ma zone de confort avec la science-fiction, et de mon projet de lire que des femmes, hé, hé, hé
La faille en toute chose Louise Penny (Babel Noir)
Policier / Québec / Quintuplées / Chien / Flics pourris +++++

FÉMINISME 

Joséphine Baker. ENFIN au Panthéon !!!!!!
Six femmes, seulement, sur un total de 81 personnalités panthéonisées, ça laisse rêveuse, ou ça énerve…
 
Et maintenant nous voulons Gisèle Halimi au Panthéon !!!!
#GisèleHalimiAuPanthéon
 
« Quand vous regardez l'iconographie de la préhistoire, vous vous apercevez que seule l’évolution de l’homme est représentée. Il y a une vingtaine d’années, j’ai fait un livre pour la jeunesse en demandant à ce que la représentation de la grotte de Lascaux montre un homme et une femme peignant la paroi. Je me suis bagarré avec l’illustrateur et, finalement, l’illustration montre l’homme qui peint la paroi et la femme qui pile les pigments… De même, pour mon ouvrage Le Retour de Madame Néandertal, je voulais en couverture une femme de Néandertal dans des habits modernes  je n’ai pas réussi à l’obtenir. 
Ce genre d’anecdotes est très révélateur de ce qu’on appelle l’idéologie intégrée. »

Pascal Picq


 

RENDONS À CLÉOPATRE CE QUI EST À …CLÉOPATRE !

Nul besoin de vous dire combien je me reconnais dans les libres paradoxes de Colette !
Pas besoin d’inventer le terme "intersectionnalité".
Louise Michel refusait déjà toutes les dominations, celles des hommes sur les femmes, des riches sur les pauvres, des blancs sur les noirs, des patrons sur les ouvriers, des hommes sur la nature et les animaux.
CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES 

Écouter ces voix….

« Combien d'hommes ai-je entendu dire qu'ils désirent une « femme intelligente » dans leur vie !
Je les encouragerai à y réfléchir...
Les femmes intelligentes prennent des décisions elles-mêmes, elles ont leurs propres désirs et elles mettent des limites.
Tu ne seras jamais le centre de sa vie parce que celle-ci tourne autour d'elle-même. Une femme intelligente ne se laissera pas manipuler ni faire chanter, elle assume des responsabilités.
Les femmes intelligentes remettent en question, analysent, se disputent, ne se contentent pas et avancent. Ces femmes ont eu une vie avant toi et elles savent qu'elles continueront à l'avoir une fois que tu seras parti. Elle prévient, elle ne demande pas de permission.

Ces femmes ne recherchent pas dans le couple un leader à suivre, un papa qui résout la vie, ni un fils à sauver. Elles ne veulent pas te suivre ni marquer le chemin de personne.
Elles veulent marcher à côté de toi.
Elle sait que la vie sans violence est un droit, pas un luxe ni un privilège.
Elles expriment la colère, la tristesse, la joie et la peur de la même façon, parce qu'elles savent que la peur ne les rend pas faibles de la même façon que la colère ne les rend pas masculines. Ces deux émotions et les autres, toutes ensemble, la 
rendent humaine c’est tout.
Une femme intelligente est libre car elle s'est battue pour sa liberté. Elle n’est pas une victime, elle a survécu.
N’essaie pas de l'enchaîner car elle saura comment s'échapper. La femme intelligente sait que sa valeur ne réside pas dans l'apparence de son corps.

Pensez-y deux fois avant de la juger pour son âge, sa taille, son volume ou son comportement sexuel, car c'est de la violence émotionnelle et elle le sait.
Donc avant de dire que tu souhaites une femme intelligente dans ta vie, demande-toi si tu es vraiment prêt à t'intégrer dans la sienne. »
Gabriel Garcia Marquez


 

ET SINON, LE BOULOT ?

Il va falloir y aller,
et j’ai la chanson de Camille en tête
Cette chanson qui m’accompagnait pour monter sur scène d’ailleurs.
« Allez allez allez
à chaque coup de rame
prends la force dans la taille
et dans les talons
Allez allez allons
à chaque coup de pioche
prends la force c’est fastoche

de ma chanson
de ma chanson, allez
Allez, allons, allons.

Allez allez allons
à chaque coup de cloche
prends la force le cri des mioches
et des carillons
Allez
Allez, allons, allons.


Allez allez allez
à chaque coup de balle
prends les confettis du stade
et celle des champions

Allez allez allons
à chaque coup de pioche
prends la force c’est fastoche
de ma chanson
de ma chanson. »
Et oui, allez, on se voit pour de vrai !
Corinne




 
Générique :
#LolaLafon
#SandraScoppettone
#AlainDamasio
# LouisePenny
#JoséphineBaker
#GisèleHalimiAuPanthéon
#PascalPicq
#Colette
#LouiseMichel
# GabrielGarciaMarquez
Désolée, je ne connais pas l'autrice, elle me fait toujours autant rire....

Désolée, je ne connais pas l'autrice, elle me fait toujours autant rire....

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TITRE : Touchée et renforcée 🔥🔥🔥

31 Juillet 2021 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Comment Virginie D. a sauvé ma vie...., #Corinne Merle, #Lettre du dernier jour du mois

Quel mois de juillet ! Le Festival d’Avignon !!!

Un festival de rencontres, émouvantes, drôles, inattendues, espérées.
Vous qui êtes venu.es à ma rencontre sans vraiment savoir,
Vous qui portiez l’espoir,
Vous qui n’attendiez rien où peut-être le pire,
Vous qui avez pleurez dans mes bras,
Vous qui avez éclatez de rire à ce moment, justement là,
Vous qui m’avez regardée, écoutée, protégée et applaudie…
 
Mon travail de témoignage est délicat et subtil. Ensemble nous avons vibré.es, le théâtre peut être cathartique.
 
Je suis heureuse de vous avoir touchée.
Je sors renforcée de ce festival si particulier.
Merci à vous.

photo Luc Jenny

photo Luc Jenny

PLAISIRS et INSPIRATIONS
Les glaces de la Princière, place des Corps Saints (à Avignon…)
et un podcast pas encore écouté…peut-être qu’on m’y croise !


JE LIS ... pas !  (Je ne peux pas tout faire…)

Sauf une très chouette BD trouvée chez notre logeuse :
ANAÏS NIN, sur la mer des mensonges Léonie BISCHOFF (Casterman)

 
FÉMINISME
 
Ce mois, à part Virginie D. je n’ai pas vu grand-chose sauf les sportives ! Et pas n’importe lesquelles !

Les Allemandes, quant à elles, veulent montrer que "chaque femme a le droit de choisir ce qu’elle veut porter" : elles arrivent en combinaison plutôt qu'en justaucorps.



 
RENDONS À CLÉOPATRE CE QUI EST À …CLÉOPATRE !

Jane Austen fut une formidable peintre des mœurs de son époque.
Je ne vous cache pas que je n’ai pas écouté cette émission mais c’est sur ma liste !



CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES
Je ne vais pas vous refaire le coup des glaces…
Ce que j’ai trouvé de mieux pendant ce marathon : une séance de kiné par semaine et un massage rafraichissant -:))))))

 

ET SINON, LE BOULOT ?


Deux beaux articles :
 

50-50 Magazine

La revue du spectacle

Et encore et encore toute ma reconnaissance à la belle et talentueuse équipe de Virginie D. :

Sarah Ancel, notre régisseuse compétente et toujours d’une humeur joyeuse
Thaïs Bonnet qui assurait l’accueil du théâtre avec une gentillesse sans égale
Sophie Chaffaut, la vidéaste au talent éclatant
François Jenny, mise en scène et compagnon de travail depuis quelques années
Luc Jenny, lumières précises et disponibilité et humour et Géo Trouvetout irremplaçable
Barbara Wagner, graphisme remarqué et efficace avec de la dynamite dans les yeux
Camille Wodling, l’œil photo avec ombres douces et lumières vivantes

 

Et toi qui n’a pas pu venir à Avignon, ou toi qui a envie de lire le texte … il est édité !
 
 
Et maintenant ?
Repos !!!
Jusqu’à la prochaine lettre du dernier jour du mois.

Bel été à vous toutes et tous.
 
Corinne



 
Générique :
#La Princière
#Anaïs Nin
#Léonie BISCHOFF
#Jane Austen
#Sylvie Debras 
#Gil Chauveau
#Sarah Ancel
# Thaïs Bonnet
#Sophie Chaffaut
#François Jenny
#Luc Jenny
#Barbara Wagner
#Camille Wodling

 
 

 
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Mis à part le retour des martinets, il se passe quoi ? 🙎💬

30 Avril 2021 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Collages, #Corinne Merle, #Inspiratrices, #Lettre du dernier jour du mois

Vous vous souvenez peut-être de l’ode à l’incertitude que je livrais il y a peu. Et bien je peux vous dire que l’incertitude poussée à son extrême commence de façon certaine à me fatiguer, voire à me mettre en colère.

Heureusement, j’ai rendez-vous avec vous tous les mois… ça au moins c’est sûr. À moins de décider d’arrêter de venir toquer dans votre boîte mail le dernier jour de chaque mois. Donc, je vous écris, ensuite vous lisez, ou pas. Ce que vous décidez n’est pas de mon ressort.

L’autre chose dont je suis certaine, c’est que ma pratique de yoga me sauve la vie, tant physiquement que mentalement : les rituels tibétains tous les jours, 3 fois par semaine ma pratique en ligne. NAMASTÉ !

 

Il n’y a que là-dessus que je peux faire quelque chose.

Le reste n’existe pas.

À part le retour des martinets…

 

◊  ◊  ◊

Mis à part le retour des martinets, il se passe quoi ? 🙎💬

PLAISIRS et INSPIRATIONS

 
Donc pas facile de trouver de quoi s’inspirer en ce moment…
C’est peut-être le moment de faire un retour en arrière dans les Années folles, de Harlem à Moscou, de Montparnasse aux cabarets berlinois, et rêver de Coco Chanel, Joséphine Baker, Lee Miller…

Ou mieux…
Revoir Emma Peel et chanter avec The Avengers « Short Skirt, Long Jacket »
 

Et encore mieux : mon coup de cœur  Laughing Seabird
« Une voix empreinte de douceur, une guitare encourageante aux accents hispaniques, une batterie solide et des cordes rassurantes, c’est ce qu’il fallait pour raconter que Vivre est un chemin sans retour, car une fois qu’on a dit ça !... Il ne s’agit pas d’en faire tout un plat, mais de s’engager. De tes pas naît une route alors go, go, go, il ne faut rien, tu ne dois rien, mais puisses-tu cultiver ce que tu es, provoquer cette chance simple et sublime : te passionner même sobrement, et en éprouver de la joie. On ne sera jamais invincible, mais on peut devenir indivisible, unifié. »
Wouahhhhhh !!!!
VIVRE (No Way Back) 


 
 
JE LIS PARCE QUE J’ÉCRIS
(heureusement qu’il y a des livres surtout en ce temps de pandémie…)
 
Betty Tiffany Mc Daniel (Gallmeister)
Père – Fille / Soeurs / Nature / Viols / Écriture / Métisse / Racisme / Ohio USA / CLAQUE !!! +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
La Fracture Nina Allan (10/18)
Sœurs / Disparition / Aliens / Monde // / Je me perds dans la fracture ….
Autopsie d’un crime Sarah Vaughan (Préludes)
Mères / Post partum / Déprime / Infanticide +++++++++
Les choses humaines Karine Tuil (Folio)
Monde médiatique / Viol du fils / Procès ++++
Les mouflettes d’Atropos (Folio) Une femme avec personne dedans (Points) Chloé Delaume
Livres pas terminés : je n’y arrive pas, et pourtant j’essaie, mais logorrhée…au secours !!!
Famille parfaite Lisa Gardner (Le livre de poche)
Enlèvement / Otages / Prison / Famille / Secrets / Policier parfait ++++

 

FÉMINISME
 
En 2021, oui, oui.
 
ET chez des jeunes personnes :

« Pour la plupart des couples, la répartition des tâches est une source permanente de conflit. Pourtant, les femmes estiment que c'est une question trop futile pour quitter leur partenaire, malgré la détresse existante. »
 
En 2021, oui, oui. (bis)
 
ET chez les autres, plus vieux,

La violence symbolique n'est pas sans conséquence sur la manière dont les femmes ressentent les symptômes liés à la ménopause.
« Le plus souvent, les arguments d'ordre biologique viennent à la rescousse de l'ordre social. Les constructions culturelles qui entourent la ménopause détournent les hommes de l'idée de leur propre déclin. In fine, cette image de la fin du cycle ovarien comme marquant la finalité de l'existence sociale des femmes permet aux mécanismes de la domination masculine de se déployer en toute quiétude
 


 
RENDONS À CLÉOPATRE CE QUI EST À …CLÉOPATRE !

Ce n’est pas parce que nous sommes nées la même année, ni parce que nous portons le même prénom… mais je l’aime.
Elle me touche, elle m’émeut, elle me fait rire, je me reconnais dans ses colères.
Elle m’a bouleversé dans un court-métrage : « Je les aime tous »
Je suis toujours intéressée par sa Capitaine Marleau en dépit des faiblesses de la série.
J’ai trouvé sa mise à nue percutante aux Césars : je n’ai été choquée ni par son corps de femme de 57 ans, ni par un S qui lui manquait dans le dos. En revanche, les réactions violentes qu’elle a reçues m’ont mise en colère. Très en colère !
 
J’ai donc été heureuse de découvrir son magnifique portrait :
« Corinne Masiero hors cadre »
 
 Corinne je t’aime, ne change rien. Vraiment rien !!!!!
 
  


CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES

« Quand je demande à ceux que je rencontre de me parler d'eux-mêmes, je suis souvent attristée par la pauvreté de ma moisson.
On me répond : je suis médecin, je suis comptable... j'ajoute doucement : vous me comprenez mal.
Je ne veux pas savoir quel rôle vous est confié cette saison au théâtre mais qui vous êtes, ce qui vous habite, vous réjouit, vous saisit ?
Beaucoup persistent à ne pas me comprendre, habitués qu'ils sont à ne pas attribuer d'importance à la vie qui bouge doucement en eux.
On me dit : je suis médecin ou comptable mais rarement : ce matin, quand j'allais pour écarter le rideau, je n'ai plus reconnu ma main... ou encore : je suis redescendu tout à l'heure reprendre dans la poubelle les vieilles pantoufles que j'y avais jetées la veille ; je crois que je les aime encore... ou je ne sais quoi de saugrenu, d'insensé, de vrai, de chaud comme un pain chaud que les enfants rapportent en courant du boulanger.
Qui sait encore que la vie est une petite musique presque imperceptible qui va casser, se lasser, cesser si on ne se penche pas vers elle ?
Les choses que nos contemporains semblent juger importantes déterminent l'exact périmètre de l'insignifiance : les actualités, les prix, les cours de la Bourse, les modes, le bruit de la fureur, les vanités individuelles.
Je ne veux savoir des êtres que je rencontre ni l'âge, ni le métier, ni la situation familiale ; j'ose prétendre que tout cela m'est clair à la seule manière dont ils ont ôté leur manteau.
Ce que je veux savoir, c'est de quelle façon ils ont survécu au désespoir d'être séparé de l'Un par leur naissance, de quelle façon ils comblent le vide entre les grands rendez-vous de l'enfance, de la vieillesse et de la mort, et comment ils supportent de n'être pas tout sur cette terre.
Je ne veux pas les entendre parler de cette part convenue de la réalité, toujours la même, le petit monde interlope et mafieux : ce qu'une époque fait miroiter du ciel dans la flaque graisseuse de ses conventions !
Je veux savoir ce qu'ils perçoivent de l'immensité qui bruit autour d'eux.
Et j'ai souvent peur du refus féroce qui règne aujourd'hui, à sortir du périmètre assigné, à honorer l'immensité du monde créé. Mais ce dont j'ai plus peur encore, c'est de ne pas assez aimer, de ne pas assez contaminer de ma passion de vivre ceux que je rencontre... »
Christiane Singer
(Lettre à un ami, Les sept nuits de la Reine - Albin-Michel 2002)
 

ET SINON, LE BOULOT ?

On a donc décidé de faire quelque chose qui ne dépend que de nous : des capsules vidéo du spectacles… à suivre donc.
 
Sinon, c’est toujours le grand flou quant au Festival d’Avignon mais nous nous préparons courageusement …
 
Douceur et courage camarades…
Amitiés aussi !
 
Corinne



Générique :
@Coco Chanel
@Joséphine Baker
@Lee Miller
@Tiffany Mc Daniel
@Nina Allan
@Sarah Vaughan
@Chloé Delaume
@Lisa Gardner
@Corinne Masiero
@Christiane Singer
@Emma Peel
@Laughing Seabird

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Sommes-nous devenu.es bêtes ? 🙈🙉🙊

28 Février 2021 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Lettre du dernier jour du mois, #Comment Virginie D. a sauvé ma vie....

La lettre du dernier jour du mois #26

FÉVRIER

 


Je reste étonnée par mes congénères.
De plus en plus.


Il y a quelques jours je rencontre un homme qui promène son chien, comme moi. Sauf que ce n’est pas mon chien, et je vais apprendre que lui aussi ne promène pas son chien.
Après la question d’usage : « c’est quelle race votre chien ? »
« Ah, un bâtard c’est très bien les bâtards, ce sont les plus solides, ils ne sont jamais malades ! » Il m’explique d’une traite que son chien est une chienne et que c’est une staffie pure race. Et c’est bien ennuyeux parce qu’elle mange les crottes des autres chiens et que cela la rend malade. Mais ça, c’est parce qu’elle a vu sa mère le faire. Le pauvre homme doit la surveiller comme le lait sur le feu…Et voilà ti pas qu’il me donne son budget véto.
Indécent !
Puis il embraie sans que je ne l’ai relancé, ni que j’ai eu le temps d’appeler mon petit bâtard qui ignorait totalement la sang bleu (oui, j’ai appris précédemment que la mère de la mangeuse de merde était bleue bélouga, mais qu’en fait c’est un souci génétique), bref, la petite dégénérée avait été voulue par la fille du monsieur, mais que la fille de seize ans ne la sortait jamais et pourtant l’appelait « mon bébé » ! Vraiment il ne comprenait pas pourquoi sa fille avait voulu un chien, qu’elle ne s’en occupait pas. Alors que lui c’était autre chose, il avait eu un chien enfant et…
Je me suis enfuie en courant après Strike (c’est le nom du bâtard) loin de ce flot de paroles.
Sommes-nous devenu.es bêtes sous Covid ?
 
Je vous le concède, cette chute est un peu courte, mais c’est le mois qui veut ça…
Merci, vraiment merci pour vos remarques libres et vivifiantes d’après la dernière lettre
Sororité…mon cul ! 👿👿👿
C’était joyeux d’échanger avec vous !
 
 
 
 
◊  ◊  ◊
 
 


PLAISIRS et INSPIRATIONS
J’ai trouvé une websérie qui dévoilent les secrets érotiques des toiles de maîtres…
C’est l'historienne de l'art et performeuse Hortense Belhôte qui s’y colle avec gourmandise, drôlerie et érotisme : « Merci de ne pas toucher ». Tu parles Hortense ! On a qu’une envie : celle de toucher…
 
 
 
JE LIS PARCE QUE J’ÉCRIS
(heureusement qu’il y a des livres surtout en ce temps de pandémie…)
 
Trencadis Carolyne Deyns (Babelio)
Niki de Saint Phalle / Inceste / Artiste / Amoureuse +++++++++++++++++++
J’aimais déjà Niki, je découvre une œuvre littéraire, une écriture : mais pourquoi je n’entends pas plus parler de Carolyne Deyns !!!!!
La familla grande Camille Kouchner (Seuil)
Inceste / Beau-père / Gauche caviar / Célébrités / Mère et famille aveugles ++
J’ai lu…
Les impatientes Djaïla Amadou Amal (Babelio)
Cameroun / Viol / Polygamie +++
Une belle autrice
Américan Witches Katia Campagne (Babelio)
Sorcières / Policier / 1ère enquête / USA +++++
Je veux tout lire d’elle !
Le consentement Vanesa Springora (Le livre de poche)
Emprise sexuelle / Pédocriminalité / Littérature +++++
J’ai enfin osé lire et me suis laissée emportée !
Le cœur synthétique Chloé Delaume (Seuil)
Rupture / Solitude / Édition / Sororité ++
Pas certaine que ce soit le meilleur…
 
 
 
FÉMINISME
 
 
Juste écouter Christine Angot.
Et ne me dites pas qu’elle vous énerve et que vous ne la supportez pas.
Écoutez !
Victimes d'incestes : "il faut tenir, la question c'est survivre"
 

Olivia Gazalé met en avant « Le mythe de la virilité »
Et si, comme les femmes, les hommes étaient depuis toujours victimes du mythe de la virilité ? De la préhistoire à l'époque contemporaine, Olivia Gazalé parle dans « Le mythe de la virilité » (Éd. Pocket)
 

 Ben voyons !
« le mot « poissonnière » n’est pas une injure,
Pierre Henriet, qui avait traité Mathilde Panot de "poissonnière" donc, va perdre un quart de ses indemnités
 

Elles exagèrent, ou elles sont folles les femmes de plus de 50 ans (les autres aussi j’espère) : « Elles veulent manger quand elles veulent, lire, se promener quand elles veulent."

 

 
RENDONS À CLÉOPATRE CE QUI EST À …CLÉOPATRE !

Séraphine Louis, artiste autodidacte, qui avait la nature comme seul maître.
"Elle signait S.Louis puis recouvrait la signature de couleur. On ne sait pas vraiment pourquoi elle faisait ça, elle ne parlait pas de ses œuvres"
 

 
L’arbre de vie de Séraphine Louis, vers 1928, huile et ripolin sur toile, n° Inv. A.00.6.187, musée d’Art et d’Archéologie, Senlis • © Christian Schryve
 
 
 

 
CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES
 
"A vivre seul, au moins quelques années, on apprend à passer du besoin qui ligote au désir et au rêve qui ouvrent grand l'espace en soi et autour de soi. A vivre seul, on apprend à choisir ses relations au lieu de les supporter, de s'en accommoder. Sauvage et sociable tout à la fois, l'individu solitaire ne se croit pas obligé d'aller à des repas de famille, de participer à des fêtes dont les convives l'ennuient. Et de cela il ne se sent nullement culpabilisé parce qu'il est en accord avec ce qu'il fait. Se tenir en solitude, c'est chérir une situation propice à inattendu, à l'incroyable dont les tableaux de Van Eyck et de Brueghel esquissent l'apparition. C'est se vouloir disponible, absolument ; et non disponible pour quelque chose, en attente de quelqu'un. Se tenir dans la fraicheur du commencement. C'est donc un état émerveillé."
Jacqueline Kelen
 


 
"Chaque tic-tac est une seconde de ta vie qui passe, s’enfuit et ne se répète pas. Et il y a en elle tant d’intensité, tant de force que l’unique question est de savoir la vivre.
Que chacun résolve cette énigme comme il le pourra."
Frida Kahlo

 
ET SINON, LE BOULOT ?
 
 
Avignon ou pas ?
Il y a un peut-être…
Alors je suis repartie en écriture, oui Virginie D. est bien vivante !
 

Chaleureusement.
Et prenez bien soin de vous !
Corinne M.

 
◊  ◊  ◊
 
 
 
Générique :
 
#Hortense Belhôte
#Carolyne Deyns
#Camille Kouchner
#Djaïla Amadou Amal
#Katia Campagne
#Vanesa Springora
#Clhoé Delaume
#Clhoé Delaume
#Christine Angot
#Olivia Gazalé
#Mathilde Panot
#Séraphine Louis
#Jacqueline Kelen
#Frida Kahlo
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Toi qui....💌💌💌

31 Décembre 2020 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Collages, #Corinne Merle, #Lettre du dernier jour du mois, #Inspiratrices

 

 

La lettre du dernier jour du mois #24

DÉCEMBRE 2020

Ce dimanche j’ai décidé de ne pas sortir : le chauffage monté, la dose de cannelle dans mon thé augmentée, je me suis recouchée. Dehors le vent souffle, les volets claquent, des objets tombent des fenêtres. J’ai presque l’impression de vivre une tempête à bord d’un bateau. Le tangage en moins. Je ne suis pas ivre à l’heure du thé !

 
La fin de l’année, l’heure des bilans pffff …. je n’ai pas envie de me plonger dans cette année blanche, où noire.
En revanche c’est avec un grand plaisir que je vous écris : cette lettre du dernier jour du mois est mon rendez-vous privilégié avec vous.
La tempête a beau s’intensifier, je suis connectée à vous. Ce lien riche et intense depuis … 2 années ! Merci à vous, vous tellement multiple que j’ai envie de vous dire tu.
 
Toi qui survoles avec légèreté ces lignes
Toi qui parfois n’ouvres pas ces lettres
Toi qui me réponds quand tu n’es pas d’accord
Toi que je mets en colère
Toi qui me redécouvres
Toi qui apprends à me connaître
Toi que la pudeur empêche de répondre
Toi que j’agace
Toi qui m’aimes
Toi qui me réponds tous les mois
Toi qui m’apprends
Toi qui m’attends
Toi que j’espère
Toi bien sûr mon premier lecteur si précieux
Toi ma lectrice tellement encourageante
Toi qui…
 
Je t’embrasse.

◊  ◊  ◊

 

PLAISIRS et INSPIRATIONS

Colette Magny, tellement oubliée qu’on est obligé de la comparer à une Léo Ferré au féminin…

Dans le but de donner plus de visibilité aux femmes dans le monde de la musique, l’association “DONNE – Women in music” a créé une base de données regroupant plus de 5 000 autrices-compositrices, de toutes époques et de toutes origines. Un très bon début, mais la liste reste à compléter.

Et ici c'est pour les artistes dans le milieu de l'art. Margaux Brugvin dresse un portrait par semaine d'une artiste. J'ai découvert une lionne Zanele Muholi

La joie est toujours à deux pas... prends patience...



FÉMINISME

 

Au cas où il faille encore l’affirmer : remplacer « droits de l'homme » par « droits humains » n'est pas un débat anecdotique.
 

Et de quoi se réjouir :

Les hommages à Maradona dénoncés.

La maison des Babayagas : vivre libres et vieilles


 
 
RENDONS À CLÉOPATRE CE QUI EST À …CLÉOPATRE !


 L’écoféminisme de Françoise d’Eaubonne : une pensée de gauche escamotée ?

 
 
CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES
 
Enfin c’est Alexandra Mignien qui le dit et je trouve cela très juste, et libérateur de le dire :
« Non, ce qui ne nous tue pas ne nous rend pas nécessairement plus fort ».
Alexandra Mignien critique la “fétichisation des malheurs et des traumatismes” dans son court métrage impeccable.
 
Les remèdes à la mélancolie d'Anne Sylvestre, si ce n'est pas contre le monde de brutes ça : "on a pas besoin de remède à la mélancolie, elle est nécessaire ! "  Et lâchez-moi... un autre remède...

 



 
ET SINON, LE BOULOT ?
 

L’année 2020 a été éprouvante pour tous. Malgré les difficultés et les impacts sur notre activité, nous gardons l’espoir que 2021 sera porteuse de bonnes nouvelles. J’espère vous annoncer bientôt le direct de Virginie D. :  nous attendons une super caméra…

Plus encore que les années passées, nous comptons sur vous : votre aide est essentielle pour nous aider à traverser cette crise et conserver les liens qui nous unissent ... tout en bénéficiant d’une réduction d’impôt !

VIF ET IMMENSE MERCI À TOI...qui a déjà participé !


 
 
Bonne fin d’année ou bon début de l’autre…
 
Corinne

Peut-être la preuve que j'ai beaucoup, beaucoup pensé à toi !

Peut-être la preuve que j'ai beaucoup, beaucoup pensé à toi !

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Et sentir votre absence 💘💘💘

1 Décembre 2020 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Comment Virginie D. a sauvé ma vie...., #Lettre du dernier jour du mois, #Corinne Merle

La lettre du dernier jour du mois #23

NOVEMBRE

 

C’est en enlevant le masque que j’ai senti l’automne.

J’ai reconnu cette odeur, une odeur chargée de bonheur : celle des feuilles, des champignons, de la mousse, de la forêt.

Elle m’a réjoui et j’ai glané des feuilles de toutes les couleurs, une plume…

J’ai gardé cela de l’enfance, toujours ramasser des choses que je trouve : des cailloux, de la terre ou du sable, de la mousse, un bâton, parfois des fleurs. Dans les parcs de ville c’est moins fécond, mais c’est rare que je rentre de mes balades les mains vides.

 

Sentir, c’est bien ce qui me manque.

L’odeur d’une tarte aux pommes que j’ai préparée pour vous, ou le délicieux fumet de ce plat qui est votre spécialité et qui m’accueille à votre porte.

Qu’est-ce ça me manque de sentir mes bras autour de vous, et les vôtres aussi, et puis nos embrassades sans crainte et sans reproche !

Me manquent aussi nos livres qu’on échange (sans rire je n’ai bientôt plus rien à lire !)

Me manquent nos verres qui trinquent, nos rires qui sonnent, nos larmes peut-être, mais comme on est ensemble ce n’est pas grave.

Me manque de sentir vos yeux posés sur moi, curieux, sensibles.

Me manque cruellement de vous emmener au pays de Virginie D.

 

Le décor est posé dans le salon. Comme je vous l’avais annoncé le mois dernier, je travaille avec mes camarades Jenny, à une version du spectacle en direct. Parfois j’ai l’impression que je vis avec un fantôme…tout ce blanc !

Parfois j’ai la sensation qu’il me regarde, qu’il m’observe en me disant « Alors qu’est-ce que tu fais ? Tu as peur de venir me voir ? Je m’ennuie moi ! Es-tu certaine que ce sont des problèmes techniques qui t’empêche de me rejoindre ? »

Alors qu’il me parle, je tente de lui répondre et de temps en temps, par petites touches je me glisse en lui. Il me regarde comme un tableau inachevé, me parle comme un amour négligé. C’est que tous, le fantôme, le tableau, l’amour me posent les bonnes questions. Je tente de leur répondre sans détour, et m’interroge.

Et ce matin, alors que je le sens vibrer dans la pénombre du matin, je sais que Virginie D. n’est pas est morte, et que je vais aller explorer.

 

 

◊  ◊  ◊

 

PLAISIRS et INSPIRATIONS

 

Les filles obéissantes vont au ciel, les autres vont où elles veulent.

Nul doute qu’Agnès Jaoui va où elle veut et quand elle prend la parole aux Troisièmes Assises du collectif 50/50 qui lutte en faveur de la parité et de la diversité, et contre le harcèlement et les violences sexuelles dans le cinéma et l’audiovisuel. C’est une magnifique femme qui parle. https://youtu.be/uwcJxMfBQEI

 

 

Une autre inspirante aussi : Barbara Stiegler.

Elle m’aide à voir clair dans mon problème du mois dernier jusqu’où est-il possible de m’adapter, et est-ce souhaitable ?

« Ce n'est pas un signe de bonne santé que d'être bien adapté à une société profondément malade. » Jiddu Krishnamurti

 

 

FÉMINISME

Le titre de l’article m’a alléché :

Pour les jeunes hommes, envisager leur mère d'abord comme une femme reste difficile

Je pensais y trouver des inspirations pour mon stand-up que j’écris avec mon fils (en fait je glisse cela juste pour voir s’il lit mes lettres, oui, je sais, pendant ce confinement je m’amuse de peu…)

Cependant les témoignages sont intéressants et porteurs d’espoir : «Ma mère ne se plaint pas de devoir faire les courses, les repas et le ménage pendant que mon père fait littéralement la sieste, mais je ne peux pas supporter un déséquilibre dans les tâches ménagères aussi important dans mon couple.»

 

Je n’ai pas eu envie de regarder le documentaire conspirationniste Hold-Up

Je passe déjà assez de temps derrière mon écran, et puis je ne pense pas qu’on soit obligé de tout regarder, ou tout lire pour avoir une opinion. Comme le dit Philippe Caverivière dans sa dernière chronique sur RTL

 « Je ne suis pas obligé de lire Mein kampf non plus !»

En revanche, j’ai lu des articles à son sujet dont celui-ci : Pourquoi le complotisme séduit autant les femmes

Intéressant, et affligeant, pour les femmes Comme Marie qui cherche désormais à se le procurer. Mais format cassette, «au cas où il y aurait de la censure».

Cela ne m’a pas trop remonté le moral …

 

Et puis si vous avez vu la série Dix pour cent : les personnages féminins ont le premier rôle. D’ailleurs les épisodes des actrices étaient bien plus intéressants, drôles, toniques. Je ne les cite pas toutes mais le coeur y est ! Comme si elles osaient et avaient le courage de gratter leurs démons des A : Âge, Amour, Argent...

 

 

 

 

 

CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES :

 

Un film documentaire bouleversant remarqué à la Berlinale 2020. Petite fille

 

 

ET SINON, LE BOULOT ?

Virginie D. se prend les pieds dans des problèmes techniques :

le direct n’est pas encore prêt. Nous y travaillons !

 

En revanche vous, ne soyez pas en retard si vous souhaitez faire vos dons 2020 :

laissez-vous guider ici.

Est-ce nécessaire de vous dire que sans vous rien n’est possible… surtout pas la technique !

 

PS :

Et sentir votre absence 💘💘💘
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Agile…oui mais jusqu’où ?

31 Octobre 2020 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Lettre du dernier jour du mois, #PRESSE, #Corinne Merle, #Comment Virginie D. a sauvé ma vie....


Photo : Stéphanie Tétu
 

La lettre du dernier jour du mois #22

OCTOBRE



La question qui m’a vraiment occupée ce mois concerne l’agilité !
 
Et si l’agilité n’était que de l’hyper adaptabilité ? J’imagine que des spécialistes savent…
De fil en aiguille, je me suis demandée jusqu’où j’allais pouvoir m’adapter avec agilité à ces nouveaux scénarios, comme le précédent, le couvre-feu, ou le plus récent, le REconfinement ?
 
La contrainte, ou le cadre, peu importe les termes, m’aident dans la création. M’inspirent.
Me donnent une ligne. Mais jusqu’où ?
Je vous explique.

Pour le festival d’Avignon, mon spectacle doit durer une heure, il doit aussi « être léger » c’est-à-dire sans beaucoup de décor, sans de belles lumières trop sophistiquées, sans trop salir le sol…et quand on fait de la cuisine sur scène, ce n’est pas facile !
Donc on cherche des solutions pour rentrer dans le cadre, et comme nous sommes tout.es obligé.es de le faire, les spectacles finissent par se ressembler, mais c’est une autre question… ou pas !


Je vis une période de grands bouleversements, comme vous sans doute. Une « séquence » complexe…
  • le festival d’Avignon a été annulé, donc je n’ai pas eu à le préparer, à le jouer, à l’exploiter.
  • puis les saisons ont été chamboulées,
  • les théâtres ont rouverts au compte-goutte,
  • puis le couvre feu avec de nouvelles agilités,
  • puis …plus rien.
 
Alors, j’ai eu envie de vous proposer une expérience. C’est une invitation à nous retrouver et je vous en parle dans la dernière rubrique de cette lettre (quel sens du suspens … non ?)
 
 
Et parce que rien n’est important et par conséquent que tout l’est…
Il y a des questions délicates à poser, comme celle-ci :
Si les chats, ces petits animaux si mignons étaient responsables de la disparition de plein d’animaux, beaucoup moins mignons comme des reptiles, des mammifères, mais aussi des oiseaux. C’est joli pourtant les piafs !

Je sens que je vais encore mes faire des ami.es….

Et pour terminer (enfin je crois) avec les animaux, une étude sur les grands singes sans le « jargon de psy naïf » m’a donné une piste quant à la question que je commence à me poser, mais pourquoi, en vieillissant mon cercle d’amie.es se réduit ?
 
 
Si vous avez loupé le lettre du mois dernier : L’incertitude, notre nouveau point commun
Si vous souhaitez remonter le temps au fil des lettres
 

Et puisqu’il n’est plus en kiosque voici l’article !
Interview : Valérie Péronnet

 
 



 
◊  ◊  ◊
 


PLAISIRS et INSPIRATIONS
 
 Barbara  l’art total
 
Louise Lecavalier  l'incandescente
 

Toni Morrison brûleuse de fantômes

 


FÉMINISME
 
 
Martin Winckler, auteur de la « La Maladie de Sachs » est un bouffeur de médecins. C’est surtout un homme qui inspire par ses combats.
Pour un médecin militant, né en 1985, Martin Winckler est un précurseur : « C'est en partie grâce à lui que j'ai su qu'une autre médecine était possible, une médecine capable de se départir de sa mainmise sur le corps des patients et de cette domination d'un médecin sur un malade. Il fut l'un des premiers à m'ouvrir les yeux et a su faire exister en moi l'idée que d'autres médecins existaient. »
 
L’histoire en trois minutes :
Comment ils ont tué les noms féminins
 



CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES :


Mes amis, la peine est de ce monde ;
La peine est de ce monde, je le sais bien.
Comment deviner, sur la fragile branche,
Le nom des saisons à venir ?
La peine est de ce monde, ô mes amis que j'aime,
Mais chaque fleur d'orage porte la graine de demain.


Andrée Chedid, "La fleur d'orage" dans le recueil Textes pour un poème.



ET SINON, LE BOULOT ?
 
 

Il faut bien inventer un geste, peut-être le dernier, et je dis cela très calmement.

 
Je vous propose un rendez-vous Zoom avec Virginie D. 
Je suis en train de travailler à l’adaptation du spectacle pour cette nouvelle forme.

Vous chez vous et elle (Virginie D.) chez moi.

 
Imaginez :
Nous nous donnons rendez-vous en début de soirée, vers 20h.
Je joue pour vous, en direct.
Vous me voyez, vous m’entendez… et moi aussi.
Parfois même vous parlez, vous riez et nous mélangeons nos émotions.
Et puis nous trinquons à la vie !
 
J’espère que cette expérience vous titille comme moi...
Si oui, dites-le moi en répondant sur ce mail.
1ères dates : les 19, 20 et 21 novembre.
Participation : entre 10 et 15 €.

 
 

Je vous espère en bonne santé et avec un moral agile !
Corinne




























Sur la place,
un peu seule....

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L’incertitude, notre nouveau point commun 🌋🌋🌋

30 Septembre 2020 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Lettre du dernier jour du mois, #Collages, #Corinne Merle, #Yoga, #Comment Virginie D. a sauvé ma vie....

Du jour au lendemain le prévu s’écroule. Le futur est flou, incertain.
De nouvelles contraintes nous sont imposées, elles nous tombent dessus. Pourquoi ? Parce que ! Ça ne se discute pas. Il nous faut vivre avec des gestes « barrières » et derrière nos masques…
« Elle a bon dos, la science ! » : c’est le nom de l’entretien avec Pierre-Henri Gouyon

Vous pouvez écouter le Pr. Toubiana qui nous explique clairement pourquoi l'épidémie est terminée...
 
Comment ça va vous ?
Votre santé ? Vos humeurs ? Vos amours ?
Colère, fatigue, angoisse ? Ou pas ? Vous arrivez à passer à travers les gouttes ?

 
Pour ma part je me suis plongée dans l’intelligence collective avec une formation du Centre Hubertine Auclert. Le plaisir, le bonheur de rencontrer des femmes plutôt jeunes et féministes. Wouaaah ! L’intérêt pour cet instrument vibrant qu’est l’intelligence collective. Re Wouaaah !! J’avais approché cette intelligence il y a quelques années grâce à un amour, j’étais déjà conquise et inspirée. Ces deux jours m’ont donné des désirs et de belles pistes… J’ai par exemple de nouvelles envies de prises de parole pendant mon spectacle, mais chut… maturation en cours…

 
Ce mois de septembre est passé tellement vite.
J’ai retrouvé ma ville, mes ami.es et le studio de yoga. Et puis l’hiver nous est tombé dessus en ce début d’automne, et les studios de yoga ont été contraints de fermer. Je partage la tribune zen, mais (très) en colère de mes collègues de yoga

 
Actrice, yogini, il ne me manquerait plus qu’être DJ pour cocher tous les métiers d’incertitude !

L’incertitude, notre nouveau point commun 🌋🌋🌋


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PLAISIRS 

 
Parce que c’est vraiment un plaisir que de l’entendre, je vous conseille ardemment d’écouter ces épisodes d’A voix nue avec Gisèle Halimi.
Inutile de vous dire que je fais partie des personnes qui souhaitent tout aussi ardemment que Gisèle Halimi rejoigne le Panthéon #GisèleHalimiAuPanthéon
 
Retrouver la Gréco avec ce beau portrait et dans cette interview croisée avec Virginie Despentes.
 
 

FÉMINISME
 
''Je ne réclame aucune faveur pour les personnes de mon sexe. Tout ce que je demande à nos frères, c'est de retirer leurs pieds de notre nuque''
Ruth Bader Ginsburg
(1933-2020)
 
 
Attention inspiration !!!
Christelle Delarue, militante féministe, fondatrice de l'association « Les Lionnes » et conseillère spéciale auprès de la division « Egalité des genres » à l'UNESCO revient sur ses 12 années à tenter de changer le milieu de la pub de l'intérieur et nous raconte comment elle s'est frottée aux limites du système.

Le tennis a été important dans ma vie, il me reste Suzanne Lenglen.

Solitude, héroïne de la résistance des esclaves, a désormais son jardin à Paris

 
 
 

CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES :
 
Lire Abdennour Bidar, philosophe
« Nous avons voulu sauver la vie mais nous l’avons, à l’inverse, coupée de tous les liens qui la nourrissent, vidée de toutes les significations qui la font grandir. Cesser d’exister pour rester en vie ? Cette contradiction est accablante. »

 
Deux anciennes camarades de jeu (nous étions dans le même cours de théâtre…) Sandrine Briard et Isabelle Ben Soussan sont à l’origine d’une action magnifique. Elles soutiennent concrètement et avec beaucoup de cœur Sandra Bechtel, autrice. Sandra est touchée de plein fouet par la crise du Covid.
C’est ici pour vous informer et la soutenir aussi
 
 

 
ET SINON, LE BOULOT ?

 
Virginie D.  s’adapte pour vos appartements, vos lieux associatifs et alternatifs. Moins théâtrale (quoi que…)  c’est une expérience d’agitation citoyenne. Nous travaillons à inventer des cercles de résistance, des circuits courts culturels. Si cela vous tente, il vous suffit de répondre à cette lettre.
 

Et aussi :
J’aurai pu « tricher ». Mais vous le savez ce n’est pas le but de cette lettre. Oui j’aurai pu recopier les lignes de l’autrice et journaliste Valérie Péronnet… Mais rendons à Cléopatre ce qui est à Cléopatre et achetons le numéro de Psychologie Magazine d’octobre pour découvrir le dossier « Mieux vivre avec l’incertitude ». Et en plus vous m’y verrez grâce à une
magnifique photo de Stéphanie Tétu.
Je ne boude pas mon plaisir d’apparaître au grand jour dans de si bonnes conditions.
Merci à elles deux pour ces échanges profonds, sensibles et joyeux.
Et si vous voulez connaître le travail de Valérie Peronnet, lisez Jeanne et Marguerite (Calmann-Levy), deux histoires d’amour et de lettres écrites par deux femmes qui se croisent au-delà du temps.
Ou encore Un petit glaçon dans la tête (Calmann-Levy) où les mots et l’imaginaire sont les remèdes au réel souvent tragique.
 
Et sans incertitude cette fois, je vous fais parvenir mes chaleureuses vibrations.

Stéphanie Tétu

Stéphanie Tétu

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Grains de sable

2 Septembre 2020 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Lettre du dernier jour du mois, #Corinne Merle

La lettre du dernier jour du mois #20

AOÛT 

 

Fin de la parenthèse estivale !

Finis les cigales, les pans bagnats et le rosé.

Rangés les palmes et le maillot, je laisse le compost se débrouiller tout seul.

 

Retour dans l’arène.

Je retrouve Paris, ma ville choisie.  J’ai une fringale de cinéma, de musée, de théâtre (sic), de yoga et de vous mes ami.es !

Je me faisais rire toute seule dans le bus qui me menait de la gare de Lyon à la Porte Saint Cloud (un des plus beaux trajets de bus de Paname) en prenant des photos de ma ville comme si je la découvrais.

Paris, sa vibration, sa beauté, mais Paris masqué.

Je me suis très vite remise au travail, je me suis débarrassée de l’administratif et j’ai commandé des livres à la librairie.

 

Pour revenir à mes séances de plages, j’ai été frappée par l’évolution des maillots de bain de petites filles : en deux mois, et à raison de 31 visites à la plage de 3 heures par séances, je n’ai vu que 2 petites filles en bikini. Les autres avaient des deux pièces ou un une pièce. C’est-à-dire que leur (comment appeler cet endroit du corps pour des petites filles pré-pubères) poitrine était couverte.

 

Se télescopent avec mon étude sociologique des plages trois actualités aoûtiennes :

 

La sortie d’un film « Mignonnes » sur l'hypersexualisation des pré-adolescentes. A voir pour trancher si la réalisatrice Maimouna Doucouré utilise ces jeunes filles pour susciter un désire pervers ou pas…

 

 

Cette image. Une autre civilisation pourra dire : « ils étaient vraiment pervers ces humains, ils rembourraient des brassières pour des petites filles de huit ans, et ça ne choquait pas grand monde..."

Grains de sable

 

La question qui se pose en cette fin d’été « Seins nus sur la plage : que dit la loi ? » alors que des gendarmes ont demandé à plusieurs femmes, qui bronzaient les seins nus, de remettre leur haut de maillot de bain le jeudi 20 août.

 

Et pour clore le débat :

L’anniversaire du 26 août 1970, un acte symbolique d’une dizaine de féministes a marqué le début du Mouvement de libération des femmes qui a œuvré pour leurs droits. Mais le chemin est long, camarades….

 

 

PS : Sinon, je n’ai pas fait qu’observer sur la plage, j’ai aussi nagé plus de 60km. C’est vous dire combien je suis en forme !

 

 

◊  ◊  ◊

 

PLAISIRS 

 

Grains de sable

 

FÉMINISME

 

Ce n’est pas pour faire plaisir à ma petite voix préférée… Aujourd’hui je laisse voix à trois hommes (avec Camus ça fait trois) :

 

 

 

Arthur H – La boxeuse amoureuse

 

 

CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES :

 

Grains de sable

 

 

ET SINON, LE BOULOT ?

 

En même temps que je poste ma lettre j’envoie mon texte « J’ai vu deux lunes » au concours d’écriture de Sororitas, Les femmes écrivent le monde de demain.

 

« J’ai vu deux lunes

Et j’ai pas bu

J’ai vu deux lunes

Et t’es revenu

C’est parfois le son du vent entre les planches du jardin que je n’ai toujours pas clouées, qui claquent plus ou moins fortement. Ce n’est pas parce que je n’ai plus de clous ou parce que j’oublie où est le marteau. Non. Je les ai laissées parce qu’elles m’indiquent que c’est le vent du sud qui souffle et que la pluie ne va pas tarder. »

 

 

C’est le tout début, et on verra bien comment ces deux lunes voyageront.

Cette chansonnette m’est venue en regardant la pleine lune se refléter dans l’eau de la piscine. Aucune référence à Haruki Murakami et à son 1Q84 dont j’ignorais l’existence jusqu’à samedi…

 

 

À très bientôt.

Portez-vous bien.

Protégez votre courage pour sortir à l’aventure de la vie.

Grains de sable
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