Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
CORINNE MERLE

collages

Nadja en talons aiguilles

31 Mars 2022 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #COME EDITIONS, #Comment Virginie D. a sauvé ma vie...., #Lettre du dernier jour du mois, #Collages

La lettre du dernier jour du mois #39

MARS 2022

 

Je me rappelle de cette prof de français au lycée de l’Oiselet à Bourgoin-Jallieu. Elle nous impressionnait : jeune, les cheveux courts teints en blond.

Elle était habillée dans des jupes moulantes et des imprimés originaux et arrivait en claquant ses talons. Elle était rudement sexy et dans ma classe, majoritairement féminine puisque littéraire, nous avions un respect absolu et immédiat pour cette jeune prof.
Nous saluions sa jeunesse, sa liberté, son côté rock que nous trouvions absolument intense. Voilà dans quel état elle nous mettait : en sidération heureuse et respectueuse. Son attitude et son apparence nous parlaient de liberté et d’audace à nous les jeunes filles mal dégrossies de la campagne.
C’est qu’elle venait de Grenoble ! Et ce parfum de liberté et de sexe qu’elle diffusait nous inspirait, nous faisait rêver : dans 5 ou 6 ans, nous serons comme elle !
Nous aussi nous adopterons cette démarche chaloupée, nous arriverons au travail avec les cernes de l’amour et nous pourrons nous aussi trimbaler cette nonchalance, ce presque dédain pour les choses terrestres. Avec elle, j’ai exploré le monde des surréalistes et j’ai fantasmé sur LA Nadja de André Breton.  
Ce que nous sentions chez cette professeure, c’était sa morgue pour les choses sans importance et bassement matérielles, et son intérêt pour les choses de l’amour et de la littérature… Mais nous sentions surtout qu’elle avait en elle quelque chose de bien plus grand que l’enseignement du français dans un lycée paumé de l’Isère. 
Si elle était là, ce n’était pas pour longtemps ; elle avait d’autres choses à faire.
Peut-être écrivait-elle ? Peut-être est-elle chanteuse dans un groupe de rock alternatif ? Peut-être avait-elle une pièce, un film à écrire, à réaliser…Toutes ces possibilités, nous les sentions dans ses yeux bleus si intenses, si présents, qui parfois semblaient percevoir d’autres présences. Elle était tellement déroutante, que nous avions le désir de glisser ne serait-ce qu’un orteil dans son univers. 
Depuis le début je dis « nous »… mais je devrais dire JE.
Je ne me souviens pas de discussions partagées avec mes copines.
Mes fantasmes, mes impressions, étaient-elles partagées… ?

Et pourquoi ma chère Nadja en talons aiguilles revient-elle roder autour de moi en ce début de printemps ? Les voies de l’inconscient, je les laisse libres de bousculer les clichés (les surréalistes étaient une bande de gros machos, les robes de cuir trimballent les fantasmes de l’ultra-féminité, etc….)
Oui, je me rappelle maintenant pourquoi j’ai pensé à elle ! C’est en tentant de me souvenir des personnes aimables du corps enseignant du lycée : elle m’est apparue dans un flash violet !
Et il me plaît de voir des liens avec ma dernière rubrique : « ET SINON, LE BOULOT ? »
Non ?

 ◊  ◊  ◊

 

RENDONS À CLÉOPATRE CE QUI EST À …CLÉOPATRE ! 

Ludmila Oulitskaïa - L’écrivaine irréductible de la Russie

Portrait itinérant d’une grande figure de la littérature russe contemporaine dont le dernier roman en date, Le corps de l’âme, paraît en France au printemps. 
Elle est l’une des grandes plumes de la littérature russe contemporaine, largement traduite et lue dans le monde entier. Dans ses nouvelles comme ses romans, souvent fleuves (L’échelle de Jacob, Les pauvres parents, Le chapiteau vert...), les êtres, en particulier les femmes, luttent âprement pour leur survie et leur liberté dans une Russie marquée par les tragédies. Elle peint avec finesse et une bonne dose d’humour noir les visages trop humains du totalitarisme, du nationalisme ou de l’antisémitisme et fait naître des personnages à la force vitale inoubliable. Née en 1943, biologiste généticienne licenciée pour faits de dissidence (sa machine à écrire professionnelle avait servi à composer des samizdats), Ludmila Oulitskaïa a d’abord publié des recueils de nouvelles avant de rafler dans son pays les plus grands prix littéraires pour une œuvre prolifique et multiforme, mais d’abord romanesque.

 

CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES 
 
Peut-être que cette chanson deviendra un hymne… merci GiedRé
 


INSPIRATIONS
 
Nos trésors vivantes :
Mona Ozouf et Michelle Perrot : les grandes dames de l'Histoire.


JE LIS PARCE QUE J’AIME ÇA !
 
Un automne à Kyôto Corinne Atlan (Albin Michel)
Japon/France/ Méditation /Jardin / Méditation / Temple…bref méditation !
N’avoue jamais Lisa Gardner (Albin Michel)
Femme enceinte / Thriller / Inspectrice / Relations familiales / Survivante ++++++
Le médicament entre science et magie Jean-Pierre Buydens (factuel éditions)
Pas de doctoresse ! / Mythologie / Histoire / Se termine avec Aphrodite ! +++
The Sinner Petra Hammesfahr (Babel noir)
Thrilller psychologique / Folie / Religion / Magdalena / Cora / Sœurs +++
 
 
 
FÉMINISME 

Le mythe mortifère de la virilité
Pour asseoir sa domination sur le sexe féminin, l’homme a théorisé sa supériorité en construisant le mythe de la virilité. Un discours fondateur qui n’a pas seulement postulé l’infériorité essentielle de la femme, mais aussi celle de l’autre homme : l’étranger, le "sous-homme", le "pédéraste"...

Le mythe de la virilité, un piège pour les deux sexes.
Olivia Gazalé, philosophe et autrice notamment de Le mythe de la virilité, un piège pour les deux sexes (Robert Laffont,  2017).
 

Mauvais coucheur… une chronique rafraîchissante de de Maïa Mazaurette 😋


Et pour terminer les 2 minutes REGARDEZ les réactions des hommes quand on leur pose de bonnes questions : celles qu'on pose aux femmes...  https://madame.lefigaro.fr/business/actu-business/c-est-quoi-votre-morning-routine-cette-video-hilarante-ou-xavier-niel-et-francois-henri-pinault-repondent-aux-questions-posees-aux-femmes-20220324


Rafraichissant bis !!!

 
 
 

ET SINON, LE BOULOT ?
 
Je suis tellement heureuse d’avoir gardé le secret… et je vous prie de croire que ce n’était pas facile !
Je ne savais quel livre lire, alors j’ai décidé d’en écrire un…
Comme mon père ne lit pas les mails, j’ai décidé de les éditer…
Les lectrices, lecteurs (car il y en a…) me disent que mes lettres du dernier jour du mois les aident, les soulagent, les font rire, qu’elles sont leur soleil des mois sans.
 
Et puis cela fait trois ans de lettres, c’est l’âge du livre !
 
Vous le savez, puisque vous êtes là ; depuis trois années j’écris une lettre le dernier jour du mois à mes ami.es, camarades, ex, personnes croisées au détour de spectacles, à celles, précieuses, comme des traces virtuelles de mes anciennes vies, celles des adresses mails heureusement gardées en mémoire, ou pas…
Ensemble nous avons basculé dans un nouveau monde et son vocabulaire : confinement, pass sanitaire, test, présentiel, zoom….
 
Peut-être un jour, une nuit lirai-je ces lettres à voix haute, ou pas.
Notre envie, de les regrouper pour entendre ce que cela nous rappelle, je l’ai enfin écoutée :
 
 

Nadja en talons aiguilles


Vous pouvez le commander ici…

 
Immense gratitude à ma camarade de jeux Barbara Wagner et à ma Bêta-lectrice Arielle Castellan.
 
Hâte de vos retours…
Je vous embrasse
 
 
PS : Et bien sûr Virginie D.  trace sa route

©CamilleWodling

©CamilleWodling

Générique
#LudmilaOulitskaïa
#GiedRé
#MonaOzouf
#MichellePerrot
#CorinneAtlan
#LisaGardner
#PetraHammesfahr
#OliviaGazalé
#MaïaMazaurette
#SiJetaisElles
#BarbaraWagner
#ArielleCastellan
#CorinneMerle
#CommentVirginieDaSauvéMaVie
#CamilleWodling
 


 

Lire la suite

Une enveloppe magique 💌💌💌

31 Décembre 2021 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Lettre du dernier jour du mois, #Collages, #Comment Virginie D. a sauvé ma vie...., #DIFFUSION, #Inspiratrices

La lettre du dernier jour du mois #36

DÉCEMBRE

 

Il y a quelques jours j’ai reçu dans ma boîte aux lettres une grande enveloppe blanche !


Dessus, mon adresse. C’est donc bien pour moi. Et derrière, l’adresse de l’expéditrice écrite à l’encre bleue… Je venais de descendre de chez moi pour aller faire quelques courses. Je l’ai glissée dans mon sac de courses, avec précaution, bien à plat.
 
En attendant à la caisse du supermarché, j’ai été tentée. J’ai sorti l’enveloppe, prête à l’ouvrir, impatiente… Mais je l’ai rangée à nouveau.
Arrivée chez moi, en sortant les oranges et pamplemousses, j’ai encore une fois été tentée de regarder… mais non ! Pas tout de suite. Je l’ai placée sur ma table entre les cartes postales de Georgia O’ Keeffe et Vivian Maier…
Je voulais qu’elle m’attende aussi elle. J’avais envie de faire durer la découverte. Mais, qu’est-ce que protégeait le papier de soie de cette enveloppe blanche ?

Un déjeuner rapide, une sieste, préparation d’un merveilleux thé japonais et me voilà en face d’elle. Je prends le papier de soie et trouve que c’est joliment emballé : une étiquette au centre, un joli papier collant de chaque côté.
Je savoure le soin, la délicatesse du présent puisque je sais maintenant que c’en est un…
Je devine en transparence du papier un beau bleu et je plonge avec délice dans cette eau amie.

 

La houle dans les Calanques ©Sophie Chaffaut

La houle dans les Calanques ©Sophie Chaffaut

Les vagues m’entourent, me bercent, m’entraînent : je me laisse porter...

 
Et puis une carte avec encore une très jolie photo et à nouveau cette écriture à l’encre noire cette fois-ci, et des mots qui me touchent en plein cœur : « merci encore pour ta confiance et ta gentillesse »
Un joli signe qui m’encourage, me réconforte : merci Sophie.
 
Ces liens, tellement importants alors que la crise sanitaire nous impose l’éloignement, ces liens, ces signes, à nous de les savourer…
 

◊  ◊  ◊

 

INSPIRATIONS
 

Anouk Grinberg est actrice. Elle connait son cerveau, elle connait des gens qui font aussi ce métier et quand elle pose des questions sur leur cuisine intérieure, ça cause pour de vrai. Écoutez la parler pour rentrer un peu dans leur cerveau…c’est un magnifique chantier !
 
Et toujours Ariane Mnouchkine et la force du Théâtre du Soleil.

J’ai été très emportée par cette Femme qui danse, c’est avec bonheur que je retrouve Marie-Claude Pietragalla :
« Que l’on soit danseur ou non, notre corps emmagasine les événements de notre vie, voire de notre patrimoine social, familial, culturel. Certaines choses peuvent inconsciemment resurgir à travers une gestuelle, car notre corps communique en permanence avec l’intime. Il ne ment pas. D’ailleurs, il est amusant de constater que certains se définissent en opposition totale avec ce que projette leur corps. »

 

 
JE LIS PARCE QUE J’AIME ÇA !

 
Une femme en contre-jour Gaëlle Josse (Notablia)
Vivian Maier / Expo photo /Vie invisible / France et Amérique / Secrets familiaux / Mais comment faire une œuvre sans presque jamais voir ses productions ? / +++++
 
L’homme de Constantinople JR Dos Santos (Pocket)
Arménie / Migrants / Arts / Argent / Super macho / Grrrrrrr !
 
L’amazone verte Élise Thiébaut (Les Indomptées)
Françoise d’Eaubonne / Écoféminisme / 20èm s / Militante radicale/ ++



FÉMINISME
 
Sandra Muller, à l’origine de #balancetonporc, gagne sa bataille devant la cour d'appel. OUF !!!!


Affaire Hulot : pourquoi n'a-t-on pas cru Ebdo ? L’homme préféré des français…
Le numéro d'Envoyé Spécial consacré aux témoignages de femmes accusant Nicolas Hulot d'agressions sexuelles a suscité un grand intérêt en novembre 2021. Pourtant, une enquête avait révélé des faits similaires en 2018, elle était publiée dans le magazine Ebdo, et n'a pas connu le même succès.
 
 Une série que je vous recommande vivement Mona et ses filles.
𝗡𝗢𝗡𝗔(Miou-Miou) prend la parole :
« Je ne vous parle pas d’en haut, je vous parle d’en bas. Je vous parle d’un endroit où la peur, la responsabilité et la culpabilité s’entremêlent. D’un endroit, où l’on est seule pour affronter les hommes. D’un endroit, où l’on est, ni la maman, ni la putain.
Je vous parle d’un endroit que vous, les hommes, ne connaissez pas. Vous ne connaissez pas la douleur des règles ni celle de l’accouchement ! Vous ne connaissez pas l’injonction d’être mince, d’être belle, d’avaler des pilules pour ne pas avoir d’enfant, d’être épilée, bien habillée, pas trop long, pas trop court, pas trop surtout… Mais pas trop quoi ?
Être une femme, sans être une menace, être une femme en restant à sa place, mais laquelle ?
Celle donnée par les hommes dans un cadre restreint ?
Je vous parle d’un endroit qui n’existe pas. D’un endroit pour lequel je me suis battue : le droit d’avoir ou non des enfants, le droit d’avoir une sexualité libre.
Mais, je suis enceinte à un âge où ça n’arrive plus, je croyais pouvoir baisser la garde, jouir en toute liberté et rompre enfin avec la peur, la responsabilité et la culpabilité. Aujourd’hui, je ne peux pas faire autrement que d’avoir cet enfant. Je dois aller au bout et le mettre au monde. Je ne le connais pas, je ne le voulais pas, mais il vit en moi et commence à me charmer.
Je vous parle aussi de cet endroit, celui de l’ambivalence interdite : aimer ses enfants avant même qu’ils naissent et vouloir garder sa liberté. Allaiter et vouloir retrouver son corps, être mère et regretter sa vie d’avant. Dans cet endroit nous n’avons pas le droit de nous interroger, ni de douter, sans se sentir coupable.
Je vous parle d’un endroit que les hommes ne connaissent pas, c’est certes l’endroit de la peur, mais aussi de la puissance matricielle. Cet endroit, vous pourriez y venir… Vous pourriez avoir la curiosité de voir ce qu’on y voit.
De la liberté, de la sororité, de la solidarité, un endroit où l’on sait ce que c’est que risquer sa vie pour donner la vie. Un endroit où l’on n’est pas une mais plusieurs, un endroit de sédimentation, d’addition, où l’on doit se battre pour les mêmes salaires, les mêmes responsabilités, pour ne pas se faire tuer par un amant qu’on quitte ou un mari jaloux.
Je vais vous dire une chose, messieurs, vous perdrez. Vos avantages, vos privilèges, c’est dur, je vous comprends. Mais ne soyez pas immatures, vous avez été gâtés, et c’est fini.
N’ayez pas peur. Laissez-nous vous aimer comme des hommes et pas comme des enfants…
Cette infime perte pour vous est en réalité une immense avancée vers une société équilibrée où la honte n’aura plus sa place Chaque pas sera une marche vers un peu plus de justice, d’égalité et de fraternité.
Je vous parle d’un endroit que je n’ai pas choisi, celui de mon sexe, c’est ainsi. Je suis née avec ce sexe et je me suis construite volontairement avec l’identité d’une femme, de zéro à soixante-dix ans.
Ce soir, j’aime être cette femme, plus ralentie, plus en retrait, mais pas moins humaine, pas moins mère, pas moins grand-mère, pas moins amoureuse. Je ne sais pas ce que vous faites là, agglutinés en bas de chez moi, à mes pieds. Je ne sais pas à quoi vous serviront vos téléphones, vos caméras, vos papiers. Mais je sais qu’il faut que je parle à toutes, à tous !
Alors courage, tenez ferme la barre. L’horizon est enfin dégagé. Voici permis à nouveau toute audace de la vie en commun !
N’ayez pas peur, faîtes l’amour, faites des enfants ! Ayez de grands rêves. Construisez votre vie, comme vous voulez, soyez libre ! Vous ne serez pas parfaites, vous ne devez pas être parfaites, personne ne l’est. »
[𝗌𝗈𝗎𝗋𝖼𝖾 : 𝖺𝗋𝗍𝖾.𝗍𝗏 - “𝖭𝗈𝗇𝖺 𝖾𝗍 𝗌𝖾𝗌 𝖿𝗂𝗅𝗅𝖾𝗌𝖽𝖾 Valérie Donzelli 𝖾𝗍 𝖢𝗅𝖾́𝗆𝖾𝗇𝖼𝖾 𝖬𝖺𝖽𝖾𝗅𝖾𝗂𝗇𝖾-𝖯𝖾𝗋𝖽𝗋𝗂𝗅𝗅𝖺𝗍]



 

RENDONS À CLÉOPATRE CE QUI EST À …CLÉOPATRE !
 
Un texte écrit par la Librairie Violette and Co que je visite souvent…Un texte juste, un bien bel hommage, qui donne envie de mieux connaître bell hooks.

« La grande, très grande bell hooks est morte hier, le 15 décembre... Elle était "poète, autrice, féministe, professeure, critique culturelle et activiste"
Dans sa préface à Ne suis-je pas une femme ? (Cambourakis, coll. Sorcières), Amandine Gay écrit : « bell hooks est une pionnière de la traduction de pratiques émancipatrices dans le monde des idées. En publiant en 1981 Ain't I a Woman (Ne suis-je pas une femme ?), elle entend écrire - et par là institutionaliser - l'histoire des femmes noires, jusque-là systématiquement évacuées de l'Histoire. (...) La force des théoriciennes de l'Afroféminisme états-unien c'est justement d'avoir su partir de leurs expériences de femmes noires pour aboutir à une analyse théorique des interactions entre le racisme systémique, le patriarcat et le capitalisme. Leurs textes, en dépit de leur rigueur scientifique, n'en sont pas moins accessibles, ce qui dans le cas de bell hooks relève d'un effort conscient (...). »
Et Nassira Hedjerassi dans sa préface à De la marge au centre (Cambourakis, éd. Sorcières) : "Le féminisme dont elle se réclame est radical, révolutionnaire. L'enjeu central pour elle, ce ne sont pas de simples changements, des réformes, mais des transformations qui remettent en cause le système patriarcal capitaliste impérialiste suprémaciste blanc, expression qui traduit l'imbrication des systèmes de domination. Il s'agit de penser et de contrer cette intrication à laquelle font face notamment les femmes noires."
Elle citait bell hooks : "Sans nos voix dans des écrits et dans des présentations orales, il n'y aura pas d'articulation de nos préoccupations." (in Teaching to Transgress, traduction française : Apprendre à transgresser))
Six livres de bell hooks ont été traduits en français sur la trentaine publiés en langue originale. Il nous reste ici beaucoup à découvrir d'elle... »

 

Et pour compléter le femmage « Mort de bell hooks, aux racines de l'afroféminisme »

 
 Encore une trop longtemps d'un homme de poids..
. Alma Reville dans l’ombre de Hitch….

 


CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES  : SORORITÉ !!!
 
DEBOUT LES FEMMES avec l’hymne des Femmes revisité par Mathilde
 
Trois beaux clips, une trilogie envoutante de Laughing Seabird
I FEEL FAT   /    VIVRE (NO WAY BACK)   /   THE TRANSFORMATION PLACE
Je vous conseille aussi surtout l’album tout entier


« 
Nous pouvons aimer d’une manière profonde qui transforme le monde politique dans lequel nous vivons » bell hooks


ET SINON, LE BOULOT ?

Si vous vous rendez sur le site de COME PROD vous pourrez vous rendre compte de sa mise à jour, avec notamment l’accompagnement la co-production de deux spectacles camarades et amis de François et Luc Jenny :
Alzheimère & fils
Politichien
 
Et une Virginie D. toujours très en forme….

 

Une enveloppe magique 💌💌💌



Et si le cœur vous en dit, vous avez encore quelques heures pour les dons 2021 (vous pourrez déduire 66 % de votre don de votre impôt 2022 sur le revenu 2021, par exemple votre don de 100 € pour un coût réel de 34€ et une déduction fiscale de 66€)

 
 
Je vous souhaite une très belle fin d’année, douce et voluptueuse.
Je vous prends dans mes bras et vous envoie chaleur et lumière (oui, oui c’est possible)
Je vous souhaite une merveilleuse dernière journée 2021.
Brûlons la !
Et vive 2022 et surtout vive nos liens !!!
 

Corinne



 

Collage décembre 2021

Collage décembre 2021

Générique 
#SophieCft
#ChristinneDelmar
#AnoukGrinberg
#ArianeMnouchkine
#Marie-ClaudePietragalla
#GaëlleJosse
#GeorgiaO’Keeffe
#VivianMaier

#JRDosSantos
#ÉliseThiébaut
#SandraMuller
#balancetonporc
#
𝖭𝗈𝗇𝖺 𝖾𝗍 𝗌𝖾𝗌 𝖿𝗂𝗅𝗅𝖾𝗌
#Valérie Donzelli
#
𝖢𝗅𝖾́𝗆𝖾𝗇𝖼𝖾 𝖬𝖺𝖽𝖾𝗅𝖾𝗂𝗇𝖾-𝖯𝖾𝗋𝖽𝗋𝗂𝗅𝗅𝖺𝗍
#Librairie Violette and Co
# bell hooks
# AlmaReville
#Mathilde
#LaughingSeabird

 

Lire la suite

https://mailchi.mp/997de6a90b2f/lobjectif-daimer-novembre-un-vrai-challenge-8056120

30 Novembre 2021 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Collages, #Lettre du dernier jour du mois, #Inspiratrices

La lettre du dernier jour du mois #35

NOVEMBRE

 

Tu m’as accueillie après toutes ces années sans poser de questions.

Tu étais assise en face de moi. Tu avais ton petit sourire en coin, tu brillais de toutes tes couleurs.
Et j’ai parlé, comme il y a longtemps que je n’avais pas parlé, je me suis livrée (délivrée ? peut-être…) Nous avons ri ensemble et pleuré aussi. Tu ne savais pas le décès du père de mon fils. Je t’ai dit sa peine, la mienne. Tu ne m’as pas dit « pourtant je croyais qu’il t’avait fait souffrir », non, tu m’as juste dit « c’est normal, je comprends ».
Je t’ai raconté mes blessures, mes envies, mon travail…
Ah oui, je t’ai dit aussi mon envie de crucifier un curé aux obsèques si douloureuses. Et toi aussi ça t’a fait marrer. Et pleurer. Et révolter.
On se croise de temps à autre dans nos vies, on se perd de vue, tiens comme dans la chanson et on se retrouve.
Et on se reconnaît, les mêmes : avec notre enfance jamais loin, nos idéaux en bandoulière, nos spectacles à venir et chacune travaillant, travaillant pour ne pas trop approcher notre chaos. Et bien sûr, toujours nos enfants pas loin, leurs animaux aussi ! Je suis heureuse car je sais qu’on a renouvelé notre bail d’amitié pour quelques années.
 
Tu m’as ouvert la porte, alors que, vessie pleine, je ne pouvais plus avancer.
Puis tu m’as offert un verre de vin et nous avons chanté sur Dario Moréno accompagnées de ton amie, une très belle troisième voix, et tu m’as proposée de rester dîner et nous avons partagé les côtelettes. D’ailleurs c’était bien d’être trois, sinon nous nous serions battues pour un os…
 
Et l’autre jour, sans crier gare, au croisement d’une rue, nous nous sommes tombées dessus (et pas dans les bras, la preuve que nous avons bien intégré les postures de protections…). Tu rentrais du marché, longue et auréolée de ta crinière et moi chapeautée pour la saison. Tu es devenue Grand-mère, et tu m’as dit combien mes lettres du dernier jour du mois te plaisaient. Tu les relisais même !
Je crois que mon petit nuage a décollé au moment où tu m’as glissé que leur lecture t’avait beaucoup réconfortée pendant les confinements.
 
Et vous mes si joyeuses voisines qui m’offrez vos bouquets alors que vous partez en Afrique, et toi qui me cède tes livres en me les recommandant ou pas…
 
J’avais décidé d’aimer novembre.
Je l’ai écrit sur ma page du mois je peux dire que ça marche !
Ça marche aussi et surtout parce que vous êtes là. Merci !!!

 

Ce collage, c’était juste avant vos rencontres… mes amies imaginaires….

Ce collage, c’était juste avant vos rencontres… mes amies imaginaires….

   

 

INSPIRATIONS
 
Je commence tout juste cette série de poscast des histoires de vie extraordinaires :  des aventures de femmes et d'hommes hors du commun. Et oh miracle !  On commence par des destins de femmes : Jackie Kennedy, Françoise Gilot, Marie-Antoinette, Golda Meir...

 
JE LIS PARCE QUE J’AIME ÇA !

Réinventer l’amour Mona Chollet (Zones)
Patriarcat / Hétéro / Conditionnement / Plaisir de faire plaisir / Encore un super livre de Mona Chollet où en plus elle se dévoile (un peu) ++++++++
 
Surface Olivier Norek (Pocket)
Policière gueule cassée / Village et visage engloutis / Enfance / Secret / +++
 
Chercher la femme Alice Ferney (Babel)
Transmission dans génération / Amour / Couple / Homme narcissique / Femme déterminée au bonheur / long 703 pages…. +



FÉMINISME
 
Superbe article de Titiou Lecoq, attention on y voit et on y parle des femmes vieilles, c’est-à-dire trop vieilles pour se reproduire, trop pour les hommes avec un petit h …

 
Encore une à faire rentrer au Panthéon en urgence : Paulette Nardal.
Première femme noire étudiante à la Sorbonne et première journaliste noire à Paris. A la fin des années 20, elle reçoit chez elle Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire, Léon-Gontran Damas. C'est Paulette Nardal qui va leur souffler le courant littéraire et politique de la négritude...
Sa famille entretient sa mémoire, son œuvre, sa pensée.
 

 
RENDONS À CLÉOPATRE CE QUI EST À …CLÉOPATRE !
 
J’ai une réelle tendresse pour Amélie Nothomb, même si parfois ses livres m’agacent, comme le dernier que j’ai lu : Les Aérostats. Dans cet article j’ai trouvé des réponses à la question que je me pose : Amélie Nothomb mérite-t-elle les critiques qui lui sont adressées ?

Alors l’envie de réécouter sa masterclasse me saisit, et avec elle nous attendons le champagne…

 


CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES  

Elle n’est est pas très gaie, mais que sa lumière est belle.
Et son soleil aussi (attention c’est une chanson de saison portée par trois voix ensorcelantes : les soeurs Boulay et Pomme.
 



ET SINON, LE BOULOT ?

COME PROD est chargée de la production exécutive de deux créations… donc on exécute et on vous en dit plus le mois prochain…


Merci pour vos réactions, à ces lettres. Surtout prenez-bien soin de soin de vous. À très bientôt

Corinne




Générique 
#JackieKennedy
#FrançoiseGilot
#Marie-Antoinette
#GoldaMeir
#MonaChollet
#OlivierNorek
#AliceFerney
#TitouLecoq
#PauletteNardal
#AmélieNothomb
#LesSoeursBoulay
#Pomme


 

Lire la suite

Collage d'avril

3 Mai 2021 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Collages

Comment retrouver sa tête dans tout ça ?????

Comment retrouver sa tête dans tout ça ?????

Lire la suite

Mis à part le retour des martinets, il se passe quoi ? 🙎💬

30 Avril 2021 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Collages, #Corinne Merle, #Inspiratrices, #Lettre du dernier jour du mois

Vous vous souvenez peut-être de l’ode à l’incertitude que je livrais il y a peu. Et bien je peux vous dire que l’incertitude poussée à son extrême commence de façon certaine à me fatiguer, voire à me mettre en colère.

Heureusement, j’ai rendez-vous avec vous tous les mois… ça au moins c’est sûr. À moins de décider d’arrêter de venir toquer dans votre boîte mail le dernier jour de chaque mois. Donc, je vous écris, ensuite vous lisez, ou pas. Ce que vous décidez n’est pas de mon ressort.

L’autre chose dont je suis certaine, c’est que ma pratique de yoga me sauve la vie, tant physiquement que mentalement : les rituels tibétains tous les jours, 3 fois par semaine ma pratique en ligne. NAMASTÉ !

 

Il n’y a que là-dessus que je peux faire quelque chose.

Le reste n’existe pas.

À part le retour des martinets…

 

◊  ◊  ◊

Mis à part le retour des martinets, il se passe quoi ? 🙎💬

PLAISIRS et INSPIRATIONS

 
Donc pas facile de trouver de quoi s’inspirer en ce moment…
C’est peut-être le moment de faire un retour en arrière dans les Années folles, de Harlem à Moscou, de Montparnasse aux cabarets berlinois, et rêver de Coco Chanel, Joséphine Baker, Lee Miller…

Ou mieux…
Revoir Emma Peel et chanter avec The Avengers « Short Skirt, Long Jacket »
 

Et encore mieux : mon coup de cœur  Laughing Seabird
« Une voix empreinte de douceur, une guitare encourageante aux accents hispaniques, une batterie solide et des cordes rassurantes, c’est ce qu’il fallait pour raconter que Vivre est un chemin sans retour, car une fois qu’on a dit ça !... Il ne s’agit pas d’en faire tout un plat, mais de s’engager. De tes pas naît une route alors go, go, go, il ne faut rien, tu ne dois rien, mais puisses-tu cultiver ce que tu es, provoquer cette chance simple et sublime : te passionner même sobrement, et en éprouver de la joie. On ne sera jamais invincible, mais on peut devenir indivisible, unifié. »
Wouahhhhhh !!!!
VIVRE (No Way Back) 


 
 
JE LIS PARCE QUE J’ÉCRIS
(heureusement qu’il y a des livres surtout en ce temps de pandémie…)
 
Betty Tiffany Mc Daniel (Gallmeister)
Père – Fille / Soeurs / Nature / Viols / Écriture / Métisse / Racisme / Ohio USA / CLAQUE !!! +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
La Fracture Nina Allan (10/18)
Sœurs / Disparition / Aliens / Monde // / Je me perds dans la fracture ….
Autopsie d’un crime Sarah Vaughan (Préludes)
Mères / Post partum / Déprime / Infanticide +++++++++
Les choses humaines Karine Tuil (Folio)
Monde médiatique / Viol du fils / Procès ++++
Les mouflettes d’Atropos (Folio) Une femme avec personne dedans (Points) Chloé Delaume
Livres pas terminés : je n’y arrive pas, et pourtant j’essaie, mais logorrhée…au secours !!!
Famille parfaite Lisa Gardner (Le livre de poche)
Enlèvement / Otages / Prison / Famille / Secrets / Policier parfait ++++

 

FÉMINISME
 
En 2021, oui, oui.
 
ET chez des jeunes personnes :

« Pour la plupart des couples, la répartition des tâches est une source permanente de conflit. Pourtant, les femmes estiment que c'est une question trop futile pour quitter leur partenaire, malgré la détresse existante. »
 
En 2021, oui, oui. (bis)
 
ET chez les autres, plus vieux,

La violence symbolique n'est pas sans conséquence sur la manière dont les femmes ressentent les symptômes liés à la ménopause.
« Le plus souvent, les arguments d'ordre biologique viennent à la rescousse de l'ordre social. Les constructions culturelles qui entourent la ménopause détournent les hommes de l'idée de leur propre déclin. In fine, cette image de la fin du cycle ovarien comme marquant la finalité de l'existence sociale des femmes permet aux mécanismes de la domination masculine de se déployer en toute quiétude
 


 
RENDONS À CLÉOPATRE CE QUI EST À …CLÉOPATRE !

Ce n’est pas parce que nous sommes nées la même année, ni parce que nous portons le même prénom… mais je l’aime.
Elle me touche, elle m’émeut, elle me fait rire, je me reconnais dans ses colères.
Elle m’a bouleversé dans un court-métrage : « Je les aime tous »
Je suis toujours intéressée par sa Capitaine Marleau en dépit des faiblesses de la série.
J’ai trouvé sa mise à nue percutante aux Césars : je n’ai été choquée ni par son corps de femme de 57 ans, ni par un S qui lui manquait dans le dos. En revanche, les réactions violentes qu’elle a reçues m’ont mise en colère. Très en colère !
 
J’ai donc été heureuse de découvrir son magnifique portrait :
« Corinne Masiero hors cadre »
 
 Corinne je t’aime, ne change rien. Vraiment rien !!!!!
 
  


CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES

« Quand je demande à ceux que je rencontre de me parler d'eux-mêmes, je suis souvent attristée par la pauvreté de ma moisson.
On me répond : je suis médecin, je suis comptable... j'ajoute doucement : vous me comprenez mal.
Je ne veux pas savoir quel rôle vous est confié cette saison au théâtre mais qui vous êtes, ce qui vous habite, vous réjouit, vous saisit ?
Beaucoup persistent à ne pas me comprendre, habitués qu'ils sont à ne pas attribuer d'importance à la vie qui bouge doucement en eux.
On me dit : je suis médecin ou comptable mais rarement : ce matin, quand j'allais pour écarter le rideau, je n'ai plus reconnu ma main... ou encore : je suis redescendu tout à l'heure reprendre dans la poubelle les vieilles pantoufles que j'y avais jetées la veille ; je crois que je les aime encore... ou je ne sais quoi de saugrenu, d'insensé, de vrai, de chaud comme un pain chaud que les enfants rapportent en courant du boulanger.
Qui sait encore que la vie est une petite musique presque imperceptible qui va casser, se lasser, cesser si on ne se penche pas vers elle ?
Les choses que nos contemporains semblent juger importantes déterminent l'exact périmètre de l'insignifiance : les actualités, les prix, les cours de la Bourse, les modes, le bruit de la fureur, les vanités individuelles.
Je ne veux savoir des êtres que je rencontre ni l'âge, ni le métier, ni la situation familiale ; j'ose prétendre que tout cela m'est clair à la seule manière dont ils ont ôté leur manteau.
Ce que je veux savoir, c'est de quelle façon ils ont survécu au désespoir d'être séparé de l'Un par leur naissance, de quelle façon ils comblent le vide entre les grands rendez-vous de l'enfance, de la vieillesse et de la mort, et comment ils supportent de n'être pas tout sur cette terre.
Je ne veux pas les entendre parler de cette part convenue de la réalité, toujours la même, le petit monde interlope et mafieux : ce qu'une époque fait miroiter du ciel dans la flaque graisseuse de ses conventions !
Je veux savoir ce qu'ils perçoivent de l'immensité qui bruit autour d'eux.
Et j'ai souvent peur du refus féroce qui règne aujourd'hui, à sortir du périmètre assigné, à honorer l'immensité du monde créé. Mais ce dont j'ai plus peur encore, c'est de ne pas assez aimer, de ne pas assez contaminer de ma passion de vivre ceux que je rencontre... »
Christiane Singer
(Lettre à un ami, Les sept nuits de la Reine - Albin-Michel 2002)
 

ET SINON, LE BOULOT ?

On a donc décidé de faire quelque chose qui ne dépend que de nous : des capsules vidéo du spectacles… à suivre donc.
 
Sinon, c’est toujours le grand flou quant au Festival d’Avignon mais nous nous préparons courageusement …
 
Douceur et courage camarades…
Amitiés aussi !
 
Corinne



Générique :
@Coco Chanel
@Joséphine Baker
@Lee Miller
@Tiffany Mc Daniel
@Nina Allan
@Sarah Vaughan
@Chloé Delaume
@Lisa Gardner
@Corinne Masiero
@Christiane Singer
@Emma Peel
@Laughing Seabird

Lire la suite

Toi qui....💌💌💌

31 Décembre 2020 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Collages, #Corinne Merle, #Lettre du dernier jour du mois, #Inspiratrices

 

 

La lettre du dernier jour du mois #24

DÉCEMBRE 2020

Ce dimanche j’ai décidé de ne pas sortir : le chauffage monté, la dose de cannelle dans mon thé augmentée, je me suis recouchée. Dehors le vent souffle, les volets claquent, des objets tombent des fenêtres. J’ai presque l’impression de vivre une tempête à bord d’un bateau. Le tangage en moins. Je ne suis pas ivre à l’heure du thé !

 
La fin de l’année, l’heure des bilans pffff …. je n’ai pas envie de me plonger dans cette année blanche, où noire.
En revanche c’est avec un grand plaisir que je vous écris : cette lettre du dernier jour du mois est mon rendez-vous privilégié avec vous.
La tempête a beau s’intensifier, je suis connectée à vous. Ce lien riche et intense depuis … 2 années ! Merci à vous, vous tellement multiple que j’ai envie de vous dire tu.
 
Toi qui survoles avec légèreté ces lignes
Toi qui parfois n’ouvres pas ces lettres
Toi qui me réponds quand tu n’es pas d’accord
Toi que je mets en colère
Toi qui me redécouvres
Toi qui apprends à me connaître
Toi que la pudeur empêche de répondre
Toi que j’agace
Toi qui m’aimes
Toi qui me réponds tous les mois
Toi qui m’apprends
Toi qui m’attends
Toi que j’espère
Toi bien sûr mon premier lecteur si précieux
Toi ma lectrice tellement encourageante
Toi qui…
 
Je t’embrasse.

◊  ◊  ◊

 

PLAISIRS et INSPIRATIONS

Colette Magny, tellement oubliée qu’on est obligé de la comparer à une Léo Ferré au féminin…

Dans le but de donner plus de visibilité aux femmes dans le monde de la musique, l’association “DONNE – Women in music” a créé une base de données regroupant plus de 5 000 autrices-compositrices, de toutes époques et de toutes origines. Un très bon début, mais la liste reste à compléter.

Et ici c'est pour les artistes dans le milieu de l'art. Margaux Brugvin dresse un portrait par semaine d'une artiste. J'ai découvert une lionne Zanele Muholi

La joie est toujours à deux pas... prends patience...



FÉMINISME

 

Au cas où il faille encore l’affirmer : remplacer « droits de l'homme » par « droits humains » n'est pas un débat anecdotique.
 

Et de quoi se réjouir :

Les hommages à Maradona dénoncés.

La maison des Babayagas : vivre libres et vieilles


 
 
RENDONS À CLÉOPATRE CE QUI EST À …CLÉOPATRE !


 L’écoféminisme de Françoise d’Eaubonne : une pensée de gauche escamotée ?

 
 
CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES
 
Enfin c’est Alexandra Mignien qui le dit et je trouve cela très juste, et libérateur de le dire :
« Non, ce qui ne nous tue pas ne nous rend pas nécessairement plus fort ».
Alexandra Mignien critique la “fétichisation des malheurs et des traumatismes” dans son court métrage impeccable.
 
Les remèdes à la mélancolie d'Anne Sylvestre, si ce n'est pas contre le monde de brutes ça : "on a pas besoin de remède à la mélancolie, elle est nécessaire ! "  Et lâchez-moi... un autre remède...

 



 
ET SINON, LE BOULOT ?
 

L’année 2020 a été éprouvante pour tous. Malgré les difficultés et les impacts sur notre activité, nous gardons l’espoir que 2021 sera porteuse de bonnes nouvelles. J’espère vous annoncer bientôt le direct de Virginie D. :  nous attendons une super caméra…

Plus encore que les années passées, nous comptons sur vous : votre aide est essentielle pour nous aider à traverser cette crise et conserver les liens qui nous unissent ... tout en bénéficiant d’une réduction d’impôt !

VIF ET IMMENSE MERCI À TOI...qui a déjà participé !


 
 
Bonne fin d’année ou bon début de l’autre…
 
Corinne

Peut-être la preuve que j'ai beaucoup, beaucoup pensé à toi !

Peut-être la preuve que j'ai beaucoup, beaucoup pensé à toi !

Lire la suite

L’incertitude, notre nouveau point commun 🌋🌋🌋

30 Septembre 2020 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Lettre du dernier jour du mois, #Collages, #Corinne Merle, #Yoga, #Comment Virginie D. a sauvé ma vie....

Du jour au lendemain le prévu s’écroule. Le futur est flou, incertain.
De nouvelles contraintes nous sont imposées, elles nous tombent dessus. Pourquoi ? Parce que ! Ça ne se discute pas. Il nous faut vivre avec des gestes « barrières » et derrière nos masques…
« Elle a bon dos, la science ! » : c’est le nom de l’entretien avec Pierre-Henri Gouyon

Vous pouvez écouter le Pr. Toubiana qui nous explique clairement pourquoi l'épidémie est terminée...
 
Comment ça va vous ?
Votre santé ? Vos humeurs ? Vos amours ?
Colère, fatigue, angoisse ? Ou pas ? Vous arrivez à passer à travers les gouttes ?

 
Pour ma part je me suis plongée dans l’intelligence collective avec une formation du Centre Hubertine Auclert. Le plaisir, le bonheur de rencontrer des femmes plutôt jeunes et féministes. Wouaaah ! L’intérêt pour cet instrument vibrant qu’est l’intelligence collective. Re Wouaaah !! J’avais approché cette intelligence il y a quelques années grâce à un amour, j’étais déjà conquise et inspirée. Ces deux jours m’ont donné des désirs et de belles pistes… J’ai par exemple de nouvelles envies de prises de parole pendant mon spectacle, mais chut… maturation en cours…

 
Ce mois de septembre est passé tellement vite.
J’ai retrouvé ma ville, mes ami.es et le studio de yoga. Et puis l’hiver nous est tombé dessus en ce début d’automne, et les studios de yoga ont été contraints de fermer. Je partage la tribune zen, mais (très) en colère de mes collègues de yoga

 
Actrice, yogini, il ne me manquerait plus qu’être DJ pour cocher tous les métiers d’incertitude !

L’incertitude, notre nouveau point commun 🌋🌋🌋


◊  ◊  ◊

 


PLAISIRS 

 
Parce que c’est vraiment un plaisir que de l’entendre, je vous conseille ardemment d’écouter ces épisodes d’A voix nue avec Gisèle Halimi.
Inutile de vous dire que je fais partie des personnes qui souhaitent tout aussi ardemment que Gisèle Halimi rejoigne le Panthéon #GisèleHalimiAuPanthéon
 
Retrouver la Gréco avec ce beau portrait et dans cette interview croisée avec Virginie Despentes.
 
 

FÉMINISME
 
''Je ne réclame aucune faveur pour les personnes de mon sexe. Tout ce que je demande à nos frères, c'est de retirer leurs pieds de notre nuque''
Ruth Bader Ginsburg
(1933-2020)
 
 
Attention inspiration !!!
Christelle Delarue, militante féministe, fondatrice de l'association « Les Lionnes » et conseillère spéciale auprès de la division « Egalité des genres » à l'UNESCO revient sur ses 12 années à tenter de changer le milieu de la pub de l'intérieur et nous raconte comment elle s'est frottée aux limites du système.

Le tennis a été important dans ma vie, il me reste Suzanne Lenglen.

Solitude, héroïne de la résistance des esclaves, a désormais son jardin à Paris

 
 
 

CONTRE CE MONDE DE BRUT.ES :
 
Lire Abdennour Bidar, philosophe
« Nous avons voulu sauver la vie mais nous l’avons, à l’inverse, coupée de tous les liens qui la nourrissent, vidée de toutes les significations qui la font grandir. Cesser d’exister pour rester en vie ? Cette contradiction est accablante. »

 
Deux anciennes camarades de jeu (nous étions dans le même cours de théâtre…) Sandrine Briard et Isabelle Ben Soussan sont à l’origine d’une action magnifique. Elles soutiennent concrètement et avec beaucoup de cœur Sandra Bechtel, autrice. Sandra est touchée de plein fouet par la crise du Covid.
C’est ici pour vous informer et la soutenir aussi
 
 

 
ET SINON, LE BOULOT ?

 
Virginie D.  s’adapte pour vos appartements, vos lieux associatifs et alternatifs. Moins théâtrale (quoi que…)  c’est une expérience d’agitation citoyenne. Nous travaillons à inventer des cercles de résistance, des circuits courts culturels. Si cela vous tente, il vous suffit de répondre à cette lettre.
 

Et aussi :
J’aurai pu « tricher ». Mais vous le savez ce n’est pas le but de cette lettre. Oui j’aurai pu recopier les lignes de l’autrice et journaliste Valérie Péronnet… Mais rendons à Cléopatre ce qui est à Cléopatre et achetons le numéro de Psychologie Magazine d’octobre pour découvrir le dossier « Mieux vivre avec l’incertitude ». Et en plus vous m’y verrez grâce à une
magnifique photo de Stéphanie Tétu.
Je ne boude pas mon plaisir d’apparaître au grand jour dans de si bonnes conditions.
Merci à elles deux pour ces échanges profonds, sensibles et joyeux.
Et si vous voulez connaître le travail de Valérie Peronnet, lisez Jeanne et Marguerite (Calmann-Levy), deux histoires d’amour et de lettres écrites par deux femmes qui se croisent au-delà du temps.
Ou encore Un petit glaçon dans la tête (Calmann-Levy) où les mots et l’imaginaire sont les remèdes au réel souvent tragique.
 
Et sans incertitude cette fois, je vous fais parvenir mes chaleureuses vibrations.

Stéphanie Tétu

Stéphanie Tétu

Lire la suite

Collages de confinée

2 Septembre 2020 , Rédigé par corinnemerle.over-blog.com Publié dans #Collages, #Corinne Merle

J'aime les découpages, les assemblages, les voyages de l'imaginaire.

J'aime cet état suspendu et cette détente que procure ce travail.

Oui, c'est un travail puisqu'il me travaille.

 

Pendant l'enfermement obligatoire, les collages ont ouvert des fenêtres.

Les voici.

Le premier donc.

Le premier donc.

Collages de confinée
Collages de confinée
Collages de confinée
Collages de confinée
Collages de confinée
Collages de confinée

Et les titres comme des mantras....

sortir du cadre / retrouver sa vraie nature / écouter dehors / bouger son corps / sortir pourquoi et pour qui ? / plutôt que la peur choisir le désir

Lire la suite